Out : D'Hooghe. In : Jonckheere

Michel D'Hooghe terminera son deuxième mandat de président le 30 juin prochain. Durant ces six années, il a beaucoup souffert : peu de trophées, la casse autour des licenciements de légendes de la maison ( Jan Ceulemans, Franky Van der Elst, Marc Degryse), l'accident mortel de François Sterchele, le décès d' AntoineVanhove et pour terminer le dossier du nouveau stade qui n'avance qu'au compte-gouttes - la localisation à Loppem vient enfin d'être acceptée par le politique mais la première pierre ne sera pas posée avant plusieurs années. Sa plus grande fierté : avoir assaini un club qui, ava...

Michel D'Hooghe terminera son deuxième mandat de président le 30 juin prochain. Durant ces six années, il a beaucoup souffert : peu de trophées, la casse autour des licenciements de légendes de la maison ( Jan Ceulemans, Franky Van der Elst, Marc Degryse), l'accident mortel de François Sterchele, le décès d' AntoineVanhove et pour terminer le dossier du nouveau stade qui n'avance qu'au compte-gouttes - la localisation à Loppem vient enfin d'être acceptée par le politique mais la première pierre ne sera pas posée avant plusieurs années. Sa plus grande fierté : avoir assaini un club qui, avant son retour, perdait systématiquement 4 millions d'euros par saison : " Encore deux ans comme ça et c'était la faillite. " Il s'en va surtout parce qu'il ne parvient plus à combiner le Club et ses missions pour la FIFA : " La saison dernière, j'étais à Johannesburg quand le Club a été éliminé par Brann Bergen. Cette saison, j'étais à Tokyo le soir de l'élimination par Copenhague. Au niveau de la présence à Bruges dans les moments difficiles, j'ai été un mauvais président. "Et au cours des prochains mois, il sera encore très régulièrement à l'étranger pour préparer la Coupe du Monde en Afrique du Sud. Il a parfois fait des reproches à Jacky Mathijssen sur la base de matches qu'il n'avait vus ni en live, ni à la télé. Le coach le lui a d'ailleurs fait remarquer : " Comment pouvez-vous me juger alors que vous n'avez pas vu l'équipe ?" D'Hooghe sera remplacé par Pol Jonckheere, l'architecte qui a transformé le stade Jan Breydel pour l'EURO 2000 et faisait déjà partie du comité sportif du Club. Le Club a déjà discuté avec le Néerlandais Adri Koster, ancien joueur de Roda et du PSV (3 sélections), ex-entraîneur de Willem II et de RKC. Il s'occupe actuellement des Espoirs de l'Ajax. Mais il n'a pas le profil voulu par D'Hooghe, qui souhaite un coach d'expérience, ayant si possible un palmarès. Avec Ceulemans, Emilio Ferrera, Cedomir Janevski et Mathijssen, Bruges a pris quatre entraîneurs qui n'avaient encore rien gagné et jamais bossé dans un club du top. Autant d'échecs. Jonckheere pousse pour Koster mais D'Hooghe est bien décidé à imposer ses vues : " Le nouvel entraîneur devra être ici avant mon départ. " Ce sera son ultime décision de président. Arrivé en 2007, le manager Luc Devroe a dépensé énormément d'argent pour peu de résultats. Son prédécesseur, Degryse, avait lui-même tiré les conclusions de quelques mauvais choix et avait démissionné. Devroe s'accroche et il devrait garder son job. Il a un atout : sa force de travail. C'est un bosseur à la Michel Verschueren. C'est apprécié au Club. On reprochait justement à Degryse de passer trop peu d'heures dans son bureau. Même jugement vis-à-vis de Ceulemans et Van der Elst, par exemple. Mathijssen est viré mais est toujours là : c'est rare dans le foot de haut niveau, où une rupture de contrat signifie généralement un départ immédiat. Mais les successeurs que la direction a dans le viseur ne sont pas disponibles directement, et qui accepterait de venir à Bruges simplement pour terminer la saison ? Ejecter Mathijssen dès maintenant alimenterait aussi la réputation de cimetière d'entraîneurs que le Club s'est faite : elle ne plaît pas du tout à la direction. Un départ en fin de championnat fait moins mauvais genre qu'un C4 en pleine saison. Donc, on continue avec Jack en visant le dernier objectif possible : la troisième place.