La FIFA existe toujours. Si, si. Elle travaille même. En rêvant de redevenir blanche comme neige. Après le blanchiment, le ravalement de façade. Et derrière les murs, l'accusé se permet d'être accusateur. Et se voudrait régulateur de transferts jugés pas nets. Sûr qu'ils le sont dans beaucoup de cas. Mais bon, que la FIFA dénonce des pratiques douteuses, c'est comme l'Etat qui dit de ne pas boire d'alcool, ni de fumer. Y a comme une hypocrisie.
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La FIFA existe toujours. Si, si. Elle travaille même. En rêvant de redevenir blanche comme neige. Après le blanchiment, le ravalement de façade. Et derrière les murs, l'accusé se permet d'être accusateur. Et se voudrait régulateur de transferts jugés pas nets. Sûr qu'ils le sont dans beaucoup de cas. Mais bon, que la FIFA dénonce des pratiques douteuses, c'est comme l'Etat qui dit de ne pas boire d'alcool, ni de fumer. Y a comme une hypocrisie. Et puis y a l'acharnement. Les Anglais se disent en être victimes. L'instance supérieure mondiale du foot veut interdire le système de location des joueurs anglais. Celui qui permet aux équipes de Premier League de louer leurs jeunes ou leurs " inutilisés " à d'autres. Les autres sont souvent issus des divisions inférieures. Beau vivier puisqu'en UK ils sont pros jusqu'en division 4. Un système qui arrange tout le monde. Le jeune va se frotter aux adultes qui, sûr et certain, vont le démolir mais ça lui permettra de se construire. Le " sous-utilisé " va se les bouger plutôt que se les geler et attraper des hémorroïdes sur le banc. Le club loueur se renforce sans pour autant se ruiner. Le côté social du truc (si, si, ça existe encore dans le foot) c'est que les locations se font presque au jour près. Au minimum pour 28 jours, au max 93. De un à trois mois. Renouvelables, évidemment. La nouvelle perle offensive " Made in England " a beaucoup renouvelé. HarryKane, l'ouragan de Tottenham, a été loué six fois avant de redonner la foi aux Spurs. Exemple de réussite. Lors de la saison 2011/12 ses buts permettent à Millwall d'éviter la descente en D3. Malgré tout, ni HarryRedknapp, ni AndréVillasBoas ne croient en lui. Relocation donc avant que le propriétaire du vestiaire ne change. MauricioPochettino arrive, le destin de Kane arrive, lui, à maturité. Lancé à répétition par le coach argentin, il devient une bête de compétition. Pour devenir l'attraction. Sacré Mauricio, lui qui en tant que joueur collectionnait les cartes jaunes et rouges, le voilà en tant que coach qui distribue les cartes blanches aux jeunes Anglais. Sur les 18 nouveaux internationaux A anglais, 10 l'ont été alors qu'ils jouaient sous ses ordres. Aussi bien à Southampton qu'à Tottenham. Les Malouines sont bien loin. Un Argentin offre les cartouches aux Anglais. Mais revenons à nos intérimaires de la Football League. Une société de location en tout genre s'est lancée dans le prêt de joueur de foot. Cela, en collaboration avec l'agence Meetic. Si, si Meetic celle qui a, peut-être, aidé certains d'entre vous à trouver l'âme soeur. Le footeux est devenu une marchandise comme une autre. Tant qu'elle rapporte, tous les délires sont bons. Meetic apporte ses logiciels qui permettent de collecter 80 critères (psychologiques, physiques, techniques, etc). La base de données est envoyée aux clubs. Avec, même, ce qu'ils appellent une solution de courtoisie si le joueur se blesse. C'est-à-dire un autre qui lui ressemble. Marchandise, on vous disait. Qui peut concerner le produit de luxe. " Nous allons mettre sur le marché un produit appelé Executive qui proposera à travers le monde, des joueurs prestigieux pour des durées réduites. Nous visons les marchés de l'Est, du Golfe et la Chine. Notre exemple est DavidBeckham et ses passages au Milan AC et le PSG ". En résumé, le foot on s'en fout, le marketing et le commercial, on s'en enrichit. Pour meilleure preuve, le cas de JaouadZairi. L'ancien international marocain passé par, entre autres, Nantes, Boavista Porto et l' Olympiacos a été placé par cette société (c'est ce qu'elle affirme) à... Shanghai dans un...cirque. Du trapèze sans les mains. Mieux vaut en rire. Ce qui compte c'est que le joueur rejoue maintenant au foot en D2 grecque. De la piste aux étoiles aux pelouses. Clownesque le foot. Il fait, certes, rire mais au fond de lui, il est de plus en plus triste... PAR FRÉDÉRIC WASEIGE