Le championnat de D1 s'est achevé le week-end passé. Si les huit premiers classés ont entamé les playoffs pour le titre, la lutte contre la relégation a définitivement livré son verdict et a condamné les Atomics à la descente. Alors que des nuages noirs planaient un moment sur son avenir, il semble acquis que le club bruxellois participera bien au championnat de l'antichambre la saison prochaine. "Nous avons eu une réunion importante avec le nouvel échevin des Sports, Mme Noël", explique le président André Jadoul. "Son discours se rapproche plutôt du sport de masse que du sport ...

Le championnat de D1 s'est achevé le week-end passé. Si les huit premiers classés ont entamé les playoffs pour le titre, la lutte contre la relégation a définitivement livré son verdict et a condamné les Atomics à la descente. Alors que des nuages noirs planaient un moment sur son avenir, il semble acquis que le club bruxellois participera bien au championnat de l'antichambre la saison prochaine. "Nous avons eu une réunion importante avec le nouvel échevin des Sports, Mme Noël", explique le président André Jadoul. "Son discours se rapproche plutôt du sport de masse que du sport d'élite. Cela cadre parfaitement avec un projet de D2, à condition -et cela a toujours été prioritaire pour le comité et moi-même- qu'il y ait un véritable effort fourni en faveur de l'école des jeunes. L'équipe Première ne servait en réalité que de vitrine pour inciter les jeunes à jouer au basket. Il faudra encore voir si Mme Noël continuera à l'avenir à nous accorder le même financement que celui voté par son prédécesseur. Notre subvention actuelle de 10 millions de francs est garantie jusqu'en 2002, mais après?" A l'heure qu'il est, les Atomics n'ont pas encore perçu leur subvention 2001. L'argent n'est attendu que pour le mois de juin, car la Ville doit d'abord boucler son budget. De ce fait, le club n'a pas encore payé sa dette de 450.000 francs envers la fédération. Il faudra le faire avant l'assemblée générale de juin, sous peine de radiation. André Jadoul tient à rassurer. "Cette dette sera payée à temps. Si nous ne l'avons pas encore fait, c'est parce qu'il nous reste du temps et que les administrateurs du club en ont assez de toujours y aller de leur propre poche. Ils ont préféré attendre que l'argent de la Ville arrive". Bref, les Atomics recommenceront bien à l'étage inférieur. Avec quel coach et avec quels joueurs? "A ce niveau-là, nous ne sommes absolument nulle part. Le coach ne sera pas Chico Kebsi, mais les alternatives ne manquent pas. Trouver la personne adéquate ne posera aucun problème, que ce soit avec des gens déjà actifs au sein du club ou venant de l'extérieur. En ce qui concerne les joueurs, la priorité ira vers les jeunes. Quelques-uns, parmi nos Juniors, pourraient déjà saisir la perche qui leur est tendue par la D2. Il faudra les entourer par l'un ou l'autre joueur d'expérience. Certains joueurs de D1 nous ont déjà approché. Curieusement, malgré tout ce que nous avons vécu, ils ne seraient pas réfractaires à l'idée de défendre nos couleurs". En D2, l'objectif ne sera pas nécessairement de remonter au plus vite. "Cela ne me paraît pas réaliste, compte tenu de la situation financière du club. Je n'ai pas envie de me relancer immédiatement dans une fuite en avant. Au contraire, j'ai envie de sécuriser les choses". Il n'empêche que l'avenir à plus long terme est assorti de points d'interrogation. Beaucoup de choses dépendront du montant de la subvention qui sera allouée après 2002. Les 10 millions actuels représentent plus qu'une poire pour la soif. "Ils représentent quasiment la moitié du budget", reconnaît André Jaoul. "Aux Atomics, le seul problème qui existe est un problème de trésorerie".