On a tout lu et tout entendu sur cette équipe nationale des moins de 17 ans. Récents médaillés de bronze du Championnat du monde de la catégorie, les mini-Diablotins ont réussi leur pari et enthousiasmé la Belgique du foot. Avant le début des hostilités, ils n'étaient pourtant pas attendus à pareille fête.
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On a tout lu et tout entendu sur cette équipe nationale des moins de 17 ans. Récents médaillés de bronze du Championnat du monde de la catégorie, les mini-Diablotins ont réussi leur pari et enthousiasmé la Belgique du foot. Avant le début des hostilités, ils n'étaient pourtant pas attendus à pareille fête. Les raisons de ce scepticisme ambiant étaient à trouver dans le niveau global d'une équipe qui, si elle étonne par son homogénéité, ne recèle pas de talents hors-normes comme pouvait l'être EdenHazard ou ChristianBenteke en leur temps. Malgré cela, la génération 1998 a fait bien mieux que la précédente qui n'avait pas pu passer l'écueil de la phase de groupes en 2007. De quoi s'interroger sur le potentiel réel de la bande à BobBrowaeys et tenter de comprendre les raisons de ces succès. 1) Une qualification heureuse On n'oubliera pas que si les U17 belges appartiennent depuis peu au gratin mondial, ils auraient tout aussi bien pu voir l'aventure chilienne prendre fin après trois petits matchs. Troisième d'un groupe D pas forcément relevé grâce à une victoire étriquée contre le Honduras (2-1), la Belgique ne devait sa qualification qu'à sa position dans les 4 meilleurs (sur 6) 3es de groupe. Pas forcément de quoi crier au génie, mais suffisant pour s'ouvrir les portes des huitièmes. 2) Une équipe de tournoi C'est contre la Corée du Sud, en huitième, que l'aventure a vraiment commencé. Comment expliquer sinon la différence de niveau observée entre l'indigence du match d'ouverture contre le Mali et la qualité du football proposé trois semaines plus tard en demi-finale contre cette même équipe ? Outre le facteur confiance, cette équipe a prouvé sa capacité d'adaptation à tout type d'adversaire et sa résistance au stress en parvenant à troquer sa réputation d'équipe de contre, contre celle moins stéréotypée d'équipe de tournoi. 3) L'éclosion du duo Vancamp-Rigo Quoi qu'on en dise, et même si la statistique la plus révélatrice de cette cuvée 2015 restera sans doute l'apparition sur le pré de l'ensemble des joueurs de champ sélectionnés par Browaeys, JornVancamp et DanteRigo demeureront les deux grands bonshommes du parcours des mini-Diablotins. Avec cinq des neuf réalisations à leur actif, l'attaquant anderlechtois et le box-to-box nouvelle génération du PSV se sont surtout inscrits comme deux des éléments les plus prometteurs. Au rang de révélation, on pointera l'apparition dans ce groupe de DanteVanzeir, un ailier rapide formé à Genk. PAR MARTIN GRIMBERGHS