Les Diables ont rendez-vous à Crainhem pour une première prise de contact. Un seul joueur manque à l'appel: Joos Valgaeren, qui s'est blessé avec le Celtic Glasgow. Il doit passer un scanner en Ecosse et est attendu pour mercredi. On craint déjà une défection supplémentaire, après celles de Marc Wilmots et d'Emile Mpenza. Tous ces contretemps tombent à un bien mauvais moment. "Que voulez-vous? c'est le football!", philosophe un Waseige qui compte sur les forces vives encore présentes pour faire oublier les absents. "Que ceux qui ne sont pas motivés ou qui ne croient pas en la qualification rentrent chez eux!", lance-t-il. Aucun joueur ne quitte le groupe, bien évidemment. Danny Boffin confie même: "Si on ne se qualifie pas, j'arrête ma carrière internationale".
...

Les Diables ont rendez-vous à Crainhem pour une première prise de contact. Un seul joueur manque à l'appel: Joos Valgaeren, qui s'est blessé avec le Celtic Glasgow. Il doit passer un scanner en Ecosse et est attendu pour mercredi. On craint déjà une défection supplémentaire, après celles de Marc Wilmots et d'Emile Mpenza. Tous ces contretemps tombent à un bien mauvais moment. "Que voulez-vous? c'est le football!", philosophe un Waseige qui compte sur les forces vives encore présentes pour faire oublier les absents. "Que ceux qui ne sont pas motivés ou qui ne croient pas en la qualification rentrent chez eux!", lance-t-il. Aucun joueur ne quitte le groupe, bien évidemment. Danny Boffin confie même: "Si on ne se qualifie pas, j'arrête ma carrière internationale". La soirée est consacrée à visionner la cassette-vidéo du match en Croatie. Personne ne pose la moindre question. Les Diables Rouges manqueraient-ils de personnalité?Mardi: capables d'attaquer?Un double entraînement est prévu, dont un petit match à huis clos au Heysel l'après-midi. Le temps a changé et le terrain est déjà lourd. "Laquelle des deux équipes sera-t-elle avantagée par ces conditions?", se demande Waseige. "C'est difficile à dire. Il est encore trop tôt pour présager de l'état de fraîcheur de chaque joueur. Je suppose que, chez les Tchèques comme chez nous, il y a des éléments un peu plus affûtés que d'autres". Robert Waseige confie qu'il a brièvement rencontré Morten Olsen, le sélectionneur danois qui a affronté les Tchèques dans son groupe. "J'ai reçu six ou sept cassettes... que j'ai visionnées, bien entendu! Il m'a confié que les Tchèques étaient à prendre dans l'axe central de leur défense et qu'il est préférable de les attaquer à visière découverte, pour les pousser dans leurs derniers retranchements. En sommes-nous capables? Nous verrons samedi, à l'autopsie".Mercredi: si ça foire, il faut changerEncore un double entraînement au programme. Waseige révèle qu'il envisage de changer de système : "Si on n'essaye rien alors que cela n'a pas fonctionné la fois précédente, on est naïf. Il faut agir pour provoquer une réaction". On s'oriente vers une défense à trois, et donc un entrejeu bien meublé. Valgaeren, bloqué par la faillite de la Sabena, n'a pas encore rejoint Bruxelles. Il arrivera plus tard dans l'après-midi, via Amsterdam. Les joueurs peuvent passer la nuit chez eux. En rentrant à la maison, Waseige surprend son épouse en train de lui enregistrer le résumé du match de NBA entre San Antonio et Orlando. Il adore le basket américain: "J'ai été étonné par la facilité avec laquelle le jeune Français Tony Parker s'est imposé. Il jouit déjà du respect des deux anciens, Tim Duncan et David Robinson", constate-t-il.Jeudi: Waseige connaît son équipeLe forfait de Valgaeren est entériné. Waseige affirme que cette défection ne remet pas en cause le dispositif qu'il a en tête: "On perd forcément un peu de vitesse, mais il y avait huit défenseurs dans la pré-sélection. Il y a donc de quoi pallier ce forfait". Robert Waseige a déjà son équipe en tête également. "Les joueurs ne sont pas encore au courant officiellement, mais ils ont des présomptions en fonction des rôles attribués aux entraînements". Après un entraînement à huis clos à Crainhem, la soirée est consacrée à l'étude de l'équipe tchèque. "Gagne-t-on au change avec l'absence de Jan Koller?", se demande Waseige. "L'avenir nous l'apprendra. En héritant de Vratislav Lokvenc, on a gagné six centimètres, c'est peu. Mais, comme dirait Lapalisse: il vaut mieux six centimètres en moins que six centimètres en plus, n'est-ce pas?"Vendredi: des Brugeois, pas d'Anderlechtois La composition de l'équipe est officiellement dévoilée. Un onze de base à forte coloration brugeoise et privé de joueurs anderlechtois. Waseige a opté pour les hommes en forme. Glen De Boeck et Yves Vanderhaeghe sont relégués sur le banc au profit de Philippe Clement et Timmy Simons. "Il y a aussi des automatismes qui ne sont pas à dédaigner. Mais j'ai apprécié la déception des joueurs écartés. Cela signifie qu'une sélection en équipe nationale a encore beaucoup de valeur". Les Diables Rouges pourront évoluer en 4-4-2 ou en 3-5-2, selon la position de Philippe Clement comme stoppeur ou demi défensif. Le cas échéant, Eric Van Meir pourrait donc être le seul défenseur central. "Ses dernières prestations avec le Standard, contre Anderlecht, Bordeaux et Genk, furent très bonnes. Et, en équipe nationale, il ne m'a jamais déçu", argumente Waseige. L'heure est aux pronostics: "Ce qui serait un bon résultat? N'importe quelle victoire, même par le plus petit écart. Dans l'absolu, 3-2 pourrait donner confiance aux attaquants, mais mathématiquement, en vertu du règlement en vigueur, 1-0 serait meilleur. Il faut éviter d'encaisser".Samedi: 1-0, c'est beaucoup et peu à la foisLe 3-5-2 annoncé est en réalité un 4-4-2 classique. Philippe Clement n'est pas aligné comme deuxième demi défensif aux côtés de Timmy Simons, mais comme arrière central. Il est même chargé de tenir spécialement à l'oeil l'unique attaquant tchèque, Milan Baros. Eric Deflandre joue de manière plus avancée que Philippe Clement sur l'échiquier. Gert Verheyen, comme prévu, évolue comme deuxième attaquant aux côtés de Wesley Sonck. La petite surprise vient du côté tchèque: Vratislav Lokvenc, que tout le monde craignait, est sur le banc. "1-0, c'est peu et beaucoup à la fois. L'essentiel est qu'on ait marqué sans encaisser. Il ne fallait pas s'attendre à un feu d'artifice, car la Tchéquie est une équipe redoutable. Mais la Belgique n'est pas mal non plus".