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Une catastrophe. L'ABC du foot, c'est la simplicité. On l'a compris dans tous les pays, sauf en Belgique.
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Une catastrophe. L'ABC du foot, c'est la simplicité. On l'a compris dans tous les pays, sauf en Belgique. Nous n'avions pas des relations difficiles mais il a fait quelques déclarations qui ne m'ont pas plu. Quand il a parlé des sacs Louis Vuitton en équipe nationale, il n'a pas cité de noms mais j'étais concerné. Moi, je ne l'ai jamais condamné. Alors, qu'il ne me condamne pas. L'affaire Stijnen ? Je n'ai pas suivi, ce n'est pas mon problème. Il vaut une grosse cote, ce n'est pas son passage à vide actuel qui me fera changer d'avis. C'est un gars extraordinaire. Il a énormément de pression et ce n'est pas facile d'être cité pour 30 millions dans les plus grands clubs après quelques bons matches. On oublie qu'il est très jeune, il faut le laisser tranquille, le laisser progresser. Il va devenir un tout grand. Pour le côté financier, il a raison. Mais à 25 ans, avec une femme et deux enfants, moi je n'aurais jamais signé. J'ai fait quelques entraînements avec lui. Quand je l'observe, je me revois à mes débuts : tout marchait super bien pour moi et pour l'équipe. J'aimais beaucoup son style. Il sortait du lot, il marquait parfois des buts, il était un peu fou. Nous avons sympathisé quand il entraînait les gardiens de Charleroi et nous sommes maintenant en contact aux rendez-vous des Diables. J'apprécie autant l'homme que l'ancien gardien. (Il rigole). Nous n'avons jamais eu de problème quand il préparait les gardiens de l'équipe nationale, mais dès qu'il a été viré du staff, il m'a attaqué dans les journaux. En parlant d'une phase de jeu précise, il a dit que si Stijnen avait été dans le but, il aurait capté ce ballon sans problème. Quand il était en face de moi, il ne me disait rien. J'aurais préféré qu'il soit un homme. Critiquer derrière le dos, tout le monde sait le faire. Dire ce qu'on pense face à la personne concernée, c'est plus difficile. Cette équipe me fait fort penser à celle de la saison 2006-07, quand nous avions terminé à la deuxième place avec Hugo Broos. Tout va super bien, tout leur réussit, il y a la même mentalité, le même enthousiasme, la même envie de jouer toujours vers l'avant, le public qui est à nouveau content. Cette année-là aussi, nous avions plié certains matches en un quart d'heure ou 20 minutes : quelques accélérations et c'était 2-0 ou 3-0.