Ça commence à fatiguer un peu partout ! Et donc, la vigilance se relâche. Exemple 1. A Lille, le jour de Belgique - Pays de Galles, des stewards laissent entrer dans le parking tout proche du stade des spectateurs qui n'ont pas le ticket ad hoc. Impensable trois semaines plus tôt, quand chaque service de sécurité était à cran et ne laissait rien passer.
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Ça commence à fatiguer un peu partout ! Et donc, la vigilance se relâche. Exemple 1. A Lille, le jour de Belgique - Pays de Galles, des stewards laissent entrer dans le parking tout proche du stade des spectateurs qui n'ont pas le ticket ad hoc. Impensable trois semaines plus tôt, quand chaque service de sécurité était à cran et ne laissait rien passer. Exemple 2. Au Stade de France, le jour de France - Islande, l'accès au parking dans le stade même est bien moins compliqué que le week-end du match d'ouverture. Début juin, une quinzaine de stewards et quelques policiers armés jusqu'aux dents avaient tout fouillé dans notre voiture, jusqu'à ouvrir la petite trousse de secours contenant quelques pansements et l'une ou l'autre compresse. Trois heures avant France - Islande, on est loin de tout cela. " La valise ? Non c'est bon, pas besoin de l'ouvrir. Le sac à dos ? Montrez un peu ! (Et trois secondes plus tard). C'est bon. Vous pouvez avancer. " Même une plaque belge ne suffit plus à relever leur vigilance au niveau 4. Il leur faudrait un drapeau du RWDM sur la plage arrière, ou quoi ? Vigipirate, c'est terminé ? Fatigue, lassitude, routine. Exemple 3. La scène se passe dans un hôtel tout proche du centre d'entraînement des Diables, au Haillan. L'ambiance au petit-déjeuner est électrique. Des journalistes belges de plusieurs médias y séjournent ensemble depuis le début du tournoi. Les tensions sont, si pas inévitables, au moins explicables. Un reporter français est dans la bande. Les Belges le surnomment " le pêcheur " pour son look. " On dirait qu'il s'habille au rayon pêche du Décathlon. " Short, chaussures de ville et hautes chaussettes noires, c'est vrai que ça ne le fait pas trop. Alors, quand le pêcheur se moque (gentiment) du polo d'un journaliste belge, ça part d'un coup en sucette. Des croissants et des pains au chocolat volent, un couteau est brandi. " Heureusement qu'il y avait la table pour les séparer. Sans ça... ", raconte un témoin de la (presque) scène de crime. La France n'est pas un village. Ici, 100 bornes, c'est une broutille. Bordeaux - Paris, Bordeaux - Toulouse (ça, ça va encore), Bordeaux - Nice, Bordeaux - Lille, ça fait des passages à la pompe. Heureusement... Heureusement qu'il y a RMC ! Un EURO sans RMC ne serait pas un EURO. Le matin, on a droit aux Grandes Gueules. Une émission qui peut traiter de tout. D'ailleurs, elle traite parfois de n'importe quoi. Mais on se marre. Parce que ce sont de vraies grandes gueules. Mais le (très) long moment qu'on attend, c'est l'émission foot de l'après-midi. Certains jours de matches, c'est non-stop de 14 heures à 1 heure du mat. Ça ne s'appelle plus Les Grandes Gueules mais ça reste un ramassis de grandes gueules. Ça tourne forcément autour de la table, parce qu'aucune grande gueule ne pourrait tenir autant de temps - à part Stéphane Pauwels peut-être. On a droit, pêle-mêle, à Jérôme Rothen, Jean-Michel Larqué (rebaptisé Captain Larqué), Frank Leboeuf, Luis Fernandez. Le jour où Michy Batshuayi et Thomas Meunier tombent d'accord avec Chelsea et le PSG, ça parle forcément de foot belge. Le transfert de l'Ardennais les laisse sceptiques. " OK, par rapport à Grégory van der Wiel, Thomas Meunier a au moins l'avantage d'avoir deux jambes et de ne pas être aveugle. Mais est-ce que le PSG peut viser la Ligue des Champions avec un renfort comme ça ? " La politique de transferts du géant parisien est comparée, sur ce coup, à l'ambition XXS d'un Marseille à nouveau en pleine tourmente, au milieu des rumeurs de rachat. " Ils vendent Michy Batshuayi et veulent acheter le Hongrois Adam Nagy. OK, le mec sort d'un bon EURO. Mais le mec, il jouait à Ferencvaros ! Tu veux un gars qui est dans le championnat de Hongrie et qui coûte bravement un million et demi, et pendant ce temps-là, tu veux rejouer un rôle dans le championnat de France ? " Pendant le match (match, c'est beaucoup dire) des Bleus contre l'Islande, on refait le monde avec Marc Degryse. Il est sur le cul en entendant le Stade de France entonner la Marseillaise. Chair de poule. On a beau avoir du mal à tolérer le chauvinisme quand il va trop loin, on n'est pas des bêtes. Entre deux confidences, le Marc nous avoue qu'il craint déjà, après les émotions fortes de son été français, les déplacements annoncés à Eupen et Lokeren. " Je vais d'abord prendre quelques jours de vacances en Espagne, ça me fera du bien, ça me donnera de l'énergie pour reprendre le boulot en championnat de Belgique. " Notez que point de vue chauvinisme, on a vu que les Belges pouvaient être chauds aussi, à Lille et alentour. Purée, la démonstration contre les taximen hongrois nous avait décidément trop aveuglés. La place en demi était assurée. Pour le peuple, ça ne faisait pas un pli. La finale était plus que probable. Et la victoire, le 10 juillet à Paris, n'était pas une idée dingue. Quelques heures plus tard, pan, dans la gueule. Lille aux couleurs belges, ça donne par exemple ceci. L'après-midi, on croise Justine Henin et son mari en ville. La fiancée de Roland Garros n'est pas à Paris mais dans le Nord, lunettes noires (sous la pluie pourtant) sur le pif pour ne pas être reconnue. Raté. On tombe aussi sur tout le clan Witsel : le père et sa compagne, la mère, et puis la bimbo Rafaella, élue d'Axel. Ça fait plusieurs matches que les Français sont tombés sous son charme, elle passe pour une des WAGS les plus populaires de l'EURO. Et si vous continuez à penser que tous les gars de la télé se prennent la tête, lisez ceci ! On est vendredi en début de soirée, François de Brigode va passer en direct dans le poste. Le pape du JT, et donc la grosse tête ? Pas lui ! Il est arrivé au Grand Stade de Lille en tenue de ville. Pour passer à l'antenne, il doit être parfaitement présentable. Il cherche un vestiaire pour se changer. Il n'en trouve pas. Il hésite à le faire dans les toilettes des femmes... mais n'ose finalement pas. Et donc, il se change dans un couloir où il y a pas mal de passage. Cool. PAR PIERRE DANVOYE À LACANAU - PHOTOS BELGAIMAGE" La valise ? Non c'est bon, pas besoin de l'ouvrir. Le sac à dos ? Montrez un peu ! C'est bon. Avancez. "