La saison dernière, on s'était plaint dans certains clubs flamands que le Sporting de Charleroi était avantagé par les politiciens locaux. Des remarques qui fleuraient la guérilla communautaire car, le jour où on sortira une étude comparative sérieuse sur les sommes investies par les autorités locales dans les meilleurs clubs de sport, on verra - fort probablement - qu'elle penchera quand même vers le nord du pays. En attendant, il est tout à fait correct de mettre en évidence le rôle très actif joué par l'ex-échevin des Sports carolo Claude Despiegeleer et ce, depuis des années.
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La saison dernière, on s'était plaint dans certains clubs flamands que le Sporting de Charleroi était avantagé par les politiciens locaux. Des remarques qui fleuraient la guérilla communautaire car, le jour où on sortira une étude comparative sérieuse sur les sommes investies par les autorités locales dans les meilleurs clubs de sport, on verra - fort probablement - qu'elle penchera quand même vers le nord du pays. En attendant, il est tout à fait correct de mettre en évidence le rôle très actif joué par l'ex-échevin des Sports carolo Claude Despiegeleer et ce, depuis des années. Il a toujours été en première ligne de la construction ou du maintien de " ses " clubs au niveau professionnel ; que l'on parle de foot, de basket, de ping, de volley, etc. A Charleroi, tout le monde était d'accord : la Ville se faisait connaître par le sport. Elle se faisait bien voir, aussi, quand elle en avait besoin. Comme quand elle accueillit des matches de l'Euro 2000. Le sport y était dorénavant une manière de vivre et nul ne s'étonnait que tout le monde partageât ce rêve. Les indélicatesses dont on soupçonne Despiegeleer dans le cadre de ses attributions locales en matière sociales (l'affaire dite de la Carolorégienne) et qui lui valent d'être emprisonné, font se demander si ses largesses en matière sportive ont toutes été absolument légitimes ou si elles ont placé une épée de Damoclès au-dessus de la tête des clubs de pointe de la Ville. Car il y aurait de quoi craindre un effet pervers de la politique. D'abord distributrice de bonheur et puis menaçant le sport ? L'avenir le dira mais l'apport public sera moins important qu'avant et il faut espérer que les clubs pourront se baser sur une bonne gestion privée pour tenir le coût économiquement. Les deux dernières victoires des Loups sous Gilbert Bodart font se hausser pas mal de sourcils. L'étonnement est généralisé. Comment un club éprouvant tant de difficultés depuis le début de la saison peut-il se reprendre aussi vite et aussi bien ? Au moment de l'arrivée de Gil chez les Loups, certains journaux ressortirent des études voulant prouver que le changement d'entraîneur n'apporte généralement rien à terme, une fois dépassé l'éventuel choc psychologique. Mais c'est ça qui est bien avec les statistiques en foot et en sport en général : elles ne valent plus tripette une fois qu'on prouve le contraire. Et il semble que l'arrivée du Docteur Bodart ait eu un effet curatif direct : deux matches, deux victoires... les premières. Imprévisible football, va ! Quand Liverpool vint s'imposer à Anderlecht 0-1 en LC, on vanta la qualité de l'occupation du terrain des Reds de Rafa Benitez. Ils quadrillaient le terrain de manière à offrir des appuis de passes évidents en possession du ballon et ne laisser jamais d'espaces à leurs adversaires en perte du ballon. Mais lors de leurs deux matches suivants, les champions d'Europe en titre perdirent une fois en Premiership - où ça ne rigole pas - et furent éliminés en League Cup. Malgré Benitez... Et on se disait que la performance d'Anderlecht (ne perdre QUE 0-1) était finalement plus mauvaise que précédemment évaluée. Lors de ses deux matches suivants, les Mauves firent d'ailleurs deux 2-2 contre le Club Bruges et à Lokeren : pas des résultats grandioses. Dimanche soir, les actions des joueurs de Jan Ceulemans étaient d'ailleurs à la hausse après la défaite surprise du Standard à Mouscron. Des Brugeois qui semblent prendre de la substance parce qu'ils font enfin confiance à leur goleadorJavier Portillo ? C'est notre sentiment. Il n'y a que lui à pouvoir mettre la balle au fond avec autant de facilité. Ceulemans doit s'en être rendu compte A lui, maintenant, à faire en sorte que Bosko Balaban mette ses pulsions égoïstes en veilleuse et soit aussi collectif avec l'Espagnol que Gert Verheyen ou le nouveau numéro 10 des Blauw en Zwart, son compatriote croate Ivan Leko. john baeteDOIT-ON CRAINDRE À CHARLEROI UN EFFET PERVERS DE LA POLITIQUE ? D'ABORD LES LARGESSES ET PUIS L'ÉPÉE DE DAMOCLÈS ?