Pourquoi dans tous les pays, à tous les niveaux, depuis toujours, l'arbitrage en foot favorise-t-il les coups de gueule et les pétages de cases, les coups de sang et les pétages de plomb ? Pour deux raisons bien simples. Parce que quand tu es sanctionné pour telle ou telle faute commise, ta mémoire footeuse te remet en tête mille gestes similaires du passé, mais pour lesquels le fautif n'a pas été sanctionné similairement ! Et parce que quand tu réclames à ton tour (mais en vain) réparation pour telle autre faute commise cette fois par l'adversaire à ton détriment, cette même foutue mémoire te refile mille souvenirs similaires où pareille faute avait été sifflée ! Ceci qu'il s'agisse de tacles, de hors-jeux, de fautes de main ou de simulations... Un jour, Mogi Bayat a joliment lâché qu'un arbitrage était chaque fois " comme un Kinder Surprise " et c'est exacteme...

Pourquoi dans tous les pays, à tous les niveaux, depuis toujours, l'arbitrage en foot favorise-t-il les coups de gueule et les pétages de cases, les coups de sang et les pétages de plomb ? Pour deux raisons bien simples. Parce que quand tu es sanctionné pour telle ou telle faute commise, ta mémoire footeuse te remet en tête mille gestes similaires du passé, mais pour lesquels le fautif n'a pas été sanctionné similairement ! Et parce que quand tu réclames à ton tour (mais en vain) réparation pour telle autre faute commise cette fois par l'adversaire à ton détriment, cette même foutue mémoire te refile mille souvenirs similaires où pareille faute avait été sifflée ! Ceci qu'il s'agisse de tacles, de hors-jeux, de fautes de main ou de simulations... Un jour, Mogi Bayat a joliment lâché qu'un arbitrage était chaque fois " comme un Kinder Surprise " et c'est exactement ça ! Statistiquement, dirait en toute bonhomie Michel Piraux à Benjamin Deceuninck, tout finit toujours par s'équilibrer. Mouais... Ca dépend du temps de l'équilibrage : sur 100 ans d'accord, y'a de bonnes chances que ce soit vrai ; sur une saison par contre, je n'en mettrais pas mon pied à couper... Mais surtout, passionnellement, rien ne peut compenser une injustice ressentie : l'hypothétique équilibrage à long terme ne pèse pas lourd face à la passion du moment, qu'elle soit le lot du joueur, du coach, du dirigeant, du supporter ! Et même si l'on s'avoue ensuite, à tête reposée, qu'on a eu tort de voir rouge, il est trop tard : à chaud, explose parfois cet instant où même le passionné le plus calme n'en peut plus de tristesse et de frustration ! De ces instants où le flou rend fou. Le flou du règlement, pour partie responsable du climat de merde (au mieux) et de violence (au pire) dans lequel baignent trop de matches de foot. Et c'est ici que je replace mon refrain : nous sommes amoureux fous d'un sport follement malsain. En attendant la révolte des arbitres et la refonte du règlement, en rêvant donc toujours du Grand Soir des Lois du Jeu,... j'admets néanmoins qu'on ne peut pas pour autant laisser tout le monde vociférer à tous les coins de pelouse et à la moindre contrariété. Sans quoi ce serait pire, d'accord. Faut donc bien continuer à sévir, à réprimer les coups de gueules : ce qu'on fait par cartons, exclusions, suspensions... Mais c'est bien connu, faut punir vraiment, sans quoi tu t'en fiches de la punition et tu ne te corriges pas : c'est ici que je voulais en venir, en distinguant joueur et coach ! Le joueur a pour fonction de jouer, suspendre le joueur le prive de sa fonction : il râle, c'est une vraie punition. Mais le coach a pour fonction de regarder et de conseiller : suspendre le coach ne le prive de rien du tout, il n'en a rien à fiche, il n'est en rien puni. Lors de Standard-Saint-Pétersbourg, Michel Preud'homme suspendu et en tribune avait les orteils à 60cm des oreilles de Manu Ferrera sur le banc : tu parles d'une privation ! En Provinciales, tu t'installes juste à côté du banc des Réserves, derrière la balustrade plutôt que devant, et c'est du pareil au même : tu regardes, tu causes, tu coaches, tu vois tes gars à la mi-temps ! Ce n'est pas sérieux. C'est punir pour du beurre. C'est même une couillonnade de plus dans la forêt foireuse des lois du foot. Punir un coach par suspension, c'est le priver de regard, de parole, du moindre contact ! Pour ce faire effectivement, je ne vois pas 36 solutions, je n'en vois même qu'une seule : c'est l'assignation à résidence et pas n'importe laquelle, la voici ! Le coach suspendu sera dans l'obligation de se rendre au match, et de se présenter au vestiaire de l'arbitre. Juste avant la pénétration des joueurs sur le terrain, l'arbitre procédera à une fouille corporelle sur le suspendu, de manière à s'assurer que ce dernier n'est en possession d'aucun GSM, ni d'aucune autre arme communicationnelle. Il le dotera de boules quiès hyper-performantes, et lui liera les mains derrière le dos pour que le suspendu n'enlève pas ses boules. Puis l'arbitre l'enfermera à double tour dans son propre vestiaire : vestiaire qui ne donnera évidemment pas vue sur le ground, ni ne sera doté de la télévision ! A la mi-temps, le ref pourra offrir une jatte de café au suspendu : mais ce, motus et bouche cousue, et sans enlever les boules : car nulle indication d'ambiance ne devra parvenir aux oreilles bouchées du coach sanctionné ! A la fin du match, toujours sans mot dire, le referee relâchera le coach, quasi fou d'ignorance. Et de repentir. Qui aime bien châtie bien. par bernard jeunejean