LA STAR : PHILLIP COCU

Avec 101 matches en équipe nationale, Phillip Cocu est troisième derrière Edwin Van der Sar et Frank De Boer. Il en restera là, déçu de la tournure du Mondial 2006 pour les Pays-Bas. Le mois dernier, Guus Hiddink, l'ancien coach du PSV, lui a remis le Soulier d'Argent récompensant le deuxième meilleur joueur du championnat batave, seul Dirk Kuyt ayant obtenu plus de suffrages. C'est rare pour un Néerlandais mais Cocu reste imperméable aux compliments. D'un naturel critique, il savoure pourta...

Avec 101 matches en équipe nationale, Phillip Cocu est troisième derrière Edwin Van der Sar et Frank De Boer. Il en restera là, déçu de la tournure du Mondial 2006 pour les Pays-Bas. Le mois dernier, Guus Hiddink, l'ancien coach du PSV, lui a remis le Soulier d'Argent récompensant le deuxième meilleur joueur du championnat batave, seul Dirk Kuyt ayant obtenu plus de suffrages. C'est rare pour un Néerlandais mais Cocu reste imperméable aux compliments. D'un naturel critique, il savoure pourtant davantage le football depuis son retour au PSV, même s'il ne parle pas volontiers de lui-même. Malgré un beau palmarès, il enrage de n'avoir pas gagné de trophée européen. Cocu a entamé sa carrière à l'AZ, à 17 ans. Après deux saisons, il a été transféré à Vitesse. Le destin l'a frappé : il s'est fracturé la jambe lors de son premier match pour sa nouvelle équipe. Cocu a été en contact avec des joueurs difficiles et en 2001, il a lâché qu'il ne deviendrait jamais entraîneur, pour ne pas être harcelé par de tels énergumènes. A l'automne de sa carrière active, il nuance ses propos. Le PSV va lui offrir un poste et Cocu va suivre les cours d'entraîneur. Cela ne signifie toutefois pas que ce médian polyvalent va rester à Eindhoven. Il n'apprécie pas l'atmosphère stressante qui règne aux Pays-Bas. Il regrette la disparition de l'ambiance bon enfant d'autrefois. Cocu a joué six ans à Barcelone et la Catalogne l'a conquis. Les supporters, qui ont honni plusieurs de ses compatriotes, lui ont réservé une ovation poignante lors de son départ. Il n'y a cependant remporté qu'un titre, lors de sa première saison, et n'a connu aucun succès en Coupe d'Europe. Cocu fait partie de cette génération qui a toujours échoué de peu. Ses compatriotes le surnomment le spécialiste des demi-finales perdues : à six reprises, il s'est incliné à ce stade de différentes compétitions. Il dispute probablement sa dernière saison. Pourquoi ne prendrait-il pas sa revanche sur l'AC Milan, qui avait éliminé injustement son équipe il y a deux saisons ?R onald Koeman a repris le flambeau de Guus Hiddink. Le PSV a des piliers tels qu' André Ooijer (Blackburn Rovers) et Jan Vennegoor of Hesselink (Celtic). L'engagement tardif de Jan Kromkamp (Liverpool) et du controversé Patrick Kluivert (Valence) doit pallier ces départs mais le c£ur de la dernière ligne pâtit beaucoup de l'absence d'Ooijer. Eric Addo (ex-Club Bruges) et le solide Alex doivent organiser le jeu défensif et exploiter leur force dans les duels. Il semble que Michael Reiziger, actuellement blessé, reprendra sa place à son retour, dans l'entrejeu, essentiel dans le système du PSV. Timmy Simons est chargé de couvrir Ibrahim Affelay, brillant technicien à droite, et le capitaine Phillip Cocu, qui détermine le rythme des échanges et orchestre les mouvements offensifs. En pointe, Kluivert, qui manque encore de rythme, est en concurrence avec le vif Arouna Koné (ex-Lierse).