Pourquoi ils vont la gagner

Versés dans la partie de tableau a priori la plus aisée, avec une potentielle demi-finale contre Leipzig ou l'Atlético, les Parisiens n'ont, en fait, presque pas le droit à l'échec à Lisbonne. Une finale sinon rien. Et des arguments à faire valoir loin du Parc des Princes : une ville sous cloche, une ambiance de fin du monde, un stade désert et autant d'ingrédients si loin de ces souvenirs surchargés de malédiction qui sont associés aux Parisiens en Ligue des Champions depuis quelques années.
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Versés dans la partie de tableau a priori la plus aisée, avec une potentielle demi-finale contre Leipzig ou l'Atlético, les Parisiens n'ont, en fait, presque pas le droit à l'échec à Lisbonne. Une finale sinon rien. Et des arguments à faire valoir loin du Parc des Princes : une ville sous cloche, une ambiance de fin du monde, un stade désert et autant d'ingrédients si loin de ces souvenirs surchargés de malédiction qui sont associés aux Parisiens en Ligue des Champions depuis quelques années. Loin de la Ville Lumière ou du Camp Nou, le PSG peut-il songer à enfin toucher des doigts ce rêve qui le fuit depuis si longtemps ? Oui, si l'on en croit la supériorité affichée par les Parisiens contre Dortmund en huitième de finale retour (2-0). Ce soir-là, à huis clos, le multiple champion de France avait éteint la frénésie allemande avec l'expérience de ceux qui savent. Gestion, contrôle et discernement. Sans éclat, mais avec maîtrise, le PSG de Tuchel a prouvé qu'il était aussi une bête à sang froid. Désormais plus à l'aise quand il faut mordre avec les dents qu'étreindre avec le coeur. Ses récentes finales de Coupes (de la Ligue) remportées à l'abri des regards contre Saint-Étienne et Lyon valident la thèse d'une équipe programmée pour gagner sans feu d'artifice. S'il parvient à se frayer un chemin à l'ombre de ses propres démons émotionnels, ce PSG-là ne doit craindre personne. Une assurance qui, couplée à la ligne d'attaque la plus bling-bling du continent, n'a plus de raison d'être poursuivie par la guigne. L'histoire mouvementée entre le PSG et la Ligue des Champions tient en un néologisme qui n'en est déjà plus un. En 2021, le mot " remontada " intégrera le Larousse. Une entrée fracassante dans le dictionnaire qui n'aurait pas été possible sans les errements parisiens ces dernières saisons. Chelsea en 2014, le Barça en 2017, Manchester en 2019, le PSG a construit sa légende dans les larmes. Les mêmes qui coulaient sur le visage de Kylian Mbappé le 24 juillet dernier au Stade de France, après sa sortie sur blessure en finale de la Coupe de France. Des larmes de douleur, qui accompagnaient cette fois une entorse à la cheville qui devrait priver le Champion du monde 2018 du rendez-vous face à l'Atalanta en quart de finale. La guigne en version XXL qui accompagne le club de la capitale à la veille des grandes échéances est devenue un marronnier, ces sujets sans importance qui rythment les saisons et dont les retombées sont attendues. Trop frileux sans ses joyaux, le PSG devient vite une équipe friable. Comme les autres aussi, tant elle semble dépourvue à certains postes clés - comme les latéraux - de joueurs du standing espéré d'un club qui se rêve parfois plus grand qu'il ne l'est. Le micro clash entre Leonardo et Thomas Meunier suite au départ de ce dernier vers Dortmund serait-il moins anodin qu'il n'y parait ? Un élément de réponse tient sans doute dans les maigres prestations de Thilo Kehrer, Mitchel Bakker ou Layvin Kurzawa ces dernières semaines. L'autre dans le nom du remplaçant de Mbappé contre l'Atalanta : Eric Maxim Choupo-Moting.