Si l'Inter s'est adjugé la Coupe UEFA à trois reprises dans les années 90 (1991, 1994, 1998), il n'a pas encore réalisé le rêve du président Massimo Moratti, celui de brandir le trophée suprême, à l'image de son père avant lui. Peu lui importent les trois titres nationaux, les deux Coupes d'Italie et trois Supercoupes nationales, le patron n'oublie pas que son club n'a plus emporté la Ligue des Champions depuis 1965.
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Si l'Inter s'est adjugé la Coupe UEFA à trois reprises dans les années 90 (1991, 1994, 1998), il n'a pas encore réalisé le rêve du président Massimo Moratti, celui de brandir le trophée suprême, à l'image de son père avant lui. Peu lui importent les trois titres nationaux, les deux Coupes d'Italie et trois Supercoupes nationales, le patron n'oublie pas que son club n'a plus emporté la Ligue des Champions depuis 1965. Moratti se focalise maintenant sur un quatrième sacre national d'affilée, un titre qui, selon José Mourinho, son entraîneur, revêtirait une importance historique : avec 17 titres, l'Inter rejoindrait Milan au classement, deuxième derrière la Juventus (27 sacres). Après son élimination de la Ligue des Champions, Mourinho n'a pu se retenir, durant la conférence de presse. Il a décoché une flèche à Carlo Ancelotti, le coach de Milan, en soulignant que l'Inter pouvait encore viser un prix alors que la saison de Milan était déjà achevée, en mars. Une semaine plus tôt, Mourinho s'était déjà fendu d'un monologue historique, s'en prenant notamment à son collègue de l'AS Rome, LucianoSpalletti (" il passe à la TV toutes les semaines car il est copain avec tout le monde et veut plaire à tous "). Claudio Ranieri, l'entraîneur de la Juventus, a eu sa part : il lui aurait téléphoné pour mettre certaines choses au point mais le Portugais n'aurait pas daigné décrocher. Mourinho, qui a vu son souhait de rester à l'Inter confirmé par le président Moratti, a passé les bornes lors de la discussion suscitée par le penalty généreusement accordé à MarioBalotelli contre Rome, le 1er mars. Il a jugé qu'on manipulait l'opinion. " Je ne participe pas à cette prostitution intellectuelle. Pourquoi ne parle-t-on que de Rome et de son prétendu meilleur entrejeu d'Italie, de l'esprit victorieux de Milan, qui ne gagnera rien cette saison ou de la Juventus, qui a pris des points grâce à des erreurs arbitrales ?" On peut s'attendre à quelques bouleversements dans l'équipe l'été prochain, à commencer par l'entrejeu. L'Inter convoite Diego (Werder Brême) et Thiago Motta, (la révélation brésilienne de Genoa), ou Marek Hamsik, le Slovaque de Naples. LECCE a changé d'entraîneur. Mario Beretta(49 ans) a été remplacé par Luigi De Canio(51 ans). Celui-ci était sans club depuis mai 2008 lorsqu'il a quitté Queens Park Rangers. Il en est au treizième club de sa carrière de vingt ans pendant laquelle il a coaché Udinese, Reggina et Sienne en D1. Jamais encore il n'a été rétrogradé en Série B. NAPLES a remercié Edy Reja (63 ans) et a engagé Roberto Donadoni (45 ans), qui retrouve ainsi un emploi après avoir quitté l'équipe d'Italie suite à l'élimination en quarts de finale de l'EURO 2008. Le contrat court jusqu'en 2011. L'ex-international est le troisième entraîneur du président Aurelio Di Laurentiis(59 ans), entré en fonction en septembre 2004. LA JUVENTUS est privée d' Amauri, blessé au fémur, pour un mois. Son épouse a obtenu la nationalité italienne la semaine dernière, de sorte qu'il y a automatiquement droit s'il introduit une demande. GABY MUNDINGAYI, malgré sa hargne (et une carte jaune) n'a pu éviter la Juventus de dérouler. Anthony Vanden Borre (toujours blessé) n'a pas été retenu contre Cagliari. Facile vainqueur d'Avellino (3-0), le Bari de Jean-François Gillet s'est déplacé hier en leader de la série B (4 unités d'avance) à Grossetto (mi-classement). PIPPO INZAGHI, auteur d'un doublé contre Sienne, a atteint la barre des 300 buts. Peu utilisé, l'avant restera une saison supplémentaire à Milan où il est arrivé en 2001. GEERT FOUTRÉ