Retour sur le Mouscron û Anderlecht du 6 août. Ceux qui osaient miser un centime sur une victoire du club frontalier ne se bousculent pas au portillon. A 22 h 15, l'équipe championne a maîtrisé le ballon pendant quasiment trois-quarts de la rencontre mais c'est 2-0 pour les Hurlus ! Et la plupart des observateurs estiment le résultat assez logique puisque c'est l'Excelsior qui s'est créé les meilleures occasions. Comment peut-on expliquer cette apparente contradiction ?
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Retour sur le Mouscron û Anderlecht du 6 août. Ceux qui osaient miser un centime sur une victoire du club frontalier ne se bousculent pas au portillon. A 22 h 15, l'équipe championne a maîtrisé le ballon pendant quasiment trois-quarts de la rencontre mais c'est 2-0 pour les Hurlus ! Et la plupart des observateurs estiment le résultat assez logique puisque c'est l'Excelsior qui s'est créé les meilleures occasions. Comment peut-on expliquer cette apparente contradiction ? Parmi les nombreux bons automatismes régulièrement répétés par les joueurs de l'Excelsior et particulièrement absents chez leurs adversaires du jour, j'ai relevé la recherche d'espace et de profondeur le long des flancs, suivie assez rapidement par des centres dont les trajectoires étaient coupées par suffisamment de joueurs venant en mouvement devant la cage adverse. C'est classique, c'est simple et surtout très efficace quand c'est bien rodé, en particulier lorsqu'il y a un gros arrivage de nouveaux joueurs. Amener le ballon sur le flanc, en profondeur, n'est possible que si des joueurs s'y engagent régulièrement avec volonté et détermination. Aligner des joueurs de flanc, qui présentent cette propension de manière innée, est donc un must. On voit ici Christophe Grégoire (Quel match celui-là !) appeler le ballon lors de la phase qui amène le premier but de la rencontre. La photo montre le centre du pied gauche en pleine foulée. Elle souligne l'avantage de disposer d'un gaucher sur le flanc gauche et d'un droitier de l'autre côté afin d'amener suffisamment rapidement le ballon devant la cage adverse. Il ne faut évidemment pas laisser le temps aux défenseurs ni de s'organiser, ni de se repositionner : tant qu'ils courent vers leur but, ils sont vulnérables. Notre troisième cliché, fin de la phase et but de Patrick Dimbala, montre que l'efficacité passe par plusieurs attaquants qui ont l'intention de couper la trajectoire du ballon centré. S'il est capital de venir percuter le plus rapidement possible au centre du but, il est tout aussi important d'occuper très vite la zone à hauteur de chaque piquet, et ceci en décalage au niveau de la profondeur des uns par rapport aux autres. " Créer de la profondeur sur les flancs (de l'espace) û Centrer û Couper la trajectoire à plusieurs " reste un enchaînement classique, simple et efficace, même contre les meilleures équipes d'un championnat. C'est du niveau d'exigence lors du réglage des détails que dépend le degré de perfection de son exécution. par Frans Masson