1930, le Comité exécutif décide que le Beerschotman Raymond Braine ne pourra plus être aligné en Division d'Honneur. En cause : son statut de joueur-cafetier. A partir de cette date, seuls les footballeurs fils de cafetiers exerçant cette profession depuis 5 ans au moins, font exception à la règle. C'est une grosse affaire car Braine est une star et un des meilleurs joueurs du monde. Tout le monde en parle mais, s'il défend son droit, le joueur ne songe pas à régler ce problème devant les tribunaux. Il quitte la Belgique et devient professionnel au Sparta Prague.
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1930, le Comité exécutif décide que le Beerschotman Raymond Braine ne pourra plus être aligné en Division d'Honneur. En cause : son statut de joueur-cafetier. A partir de cette date, seuls les footballeurs fils de cafetiers exerçant cette profession depuis 5 ans au moins, font exception à la règle. C'est une grosse affaire car Braine est une star et un des meilleurs joueurs du monde. Tout le monde en parle mais, s'il défend son droit, le joueur ne songe pas à régler ce problème devant les tribunaux. Il quitte la Belgique et devient professionnel au Sparta Prague. 1970 : Léon Van Rymenam assigne le FC Sérésien en justice. Il n'a pas été réintégré en équipe A après une blessure. De plus, son club ne lui accorde pas son transfert vers un autre club. C'est la première fois qu'un joueur attaque un club et la fédération en justice. 1971 : le Standard perd son match à l'Antwerp pour avoir aligné un quatrième étranger ( Miodrag Petrovic) en cours de match au lieu de trois comme le prévoit le règlement de l'Union belge. L'avocat des Rouches, Maître Emile Jeunehomme plaide vainement en évoquant le principe de la libre circulation des travailleurs dans la Communauté européenne. Septembre 2007 : Namur et Geel actent en justice. Fin 2006-2007, Geel monte en D2 via un match de barrage mais n'a pas la licence adéquate. Namur dépose plainte en justice car la fédération confirme la présence de Geel en D2. Pour Namur, il y a violation de la procédure et les Merles multiplient les recours en justice. Le championnat commence dans le chaos. Namur obtient gain de cause, ce qui fait dire à son avocat, Me Luc Misson : " Une fois de plus, l'Union belge s'est retrouvée avec un gros nez rouge de clown au milieu du visage. " Mars 2009 : après Barbry, De Bock et Vandevenne, l'arbitre Jean-Marie Dans obtient gain de cause en justice : la CCA ne peut tenir compte de la limite d'âge pour mettre un terme à la carrière des hommes en noir. Novembre 2009 : Mouscron perd sa licence mais la récupère après avoir défendu ses intérêts en justice. Janvier 2010 : Charleroi entame une action devant les tribunaux pour que Habibou et Ederson puissent affronter le Standard. Mars 2010 : Lokeren dépose plainte et exige que les résultats de Mouscron, qui a mis la clef sous le paillasson en pleine saison, soient maintenus. Janvier 2011 : Zulte Waregem et le Cerce Bruges contestent le fait qu'Anderlecht puisse disputer son quart de finale de Coupe de Belgique en une manche. Mars 2011 : Charleroi conteste le score de forfait infligé contre le Cercle Bruges (absence de bâches pour protéger le terrain de la neige) mais n'est pas suivi par la justice. La Commission belge d'Arbitrage donnera finalement raison aux Carolos et le match sera joué. Mars 2011 : le Lierse entame une action en référé et exige que le résultat de Charleroi-Cercle, qui s'est déroulé après la phase classique du championnat, ne soit pas repris au classement. Mars 2011 : Eupen se lance à son tour dans le concert des plaintes en justice. Les Pandas ont constaté que le Lierse a inscrit un joueur non qualifié, Jason Adesanya, sur la feuille de match contre Malines (sans jouer une minute !). Eupen este en justice à Eupen et espère un score de forfait, ce qui aurait pour effet de propulser l'AS en PO2. La D1 belge n'a jamais ressemblé à un tel capharnaüm.