Galatasaray, 2003-2004

Tözser : " Un bon souvenir. J'avais 18 ans, des scouts du Gala m'ont repéré dans un tournoi international, on m'a invité à un test et c'est un grand nom du foot européen qui a donné son accord pour que je sois transféré : Fatih Terim. Un gars extrêmement dur, un caractériel mais de qui j'ai gardé un grand respect. J'ai eu des coéquipiers qui étaient des légendes, des dieux vivants là-bas : ...

Tözser : " Un bon souvenir. J'avais 18 ans, des scouts du Gala m'ont repéré dans un tournoi international, on m'a invité à un test et c'est un grand nom du foot européen qui a donné son accord pour que je sois transféré : Fatih Terim. Un gars extrêmement dur, un caractériel mais de qui j'ai gardé un grand respect. J'ai eu des coéquipiers qui étaient des légendes, des dieux vivants là-bas : Hakan Sükür, Hasan Sas, FarydMondragon. Il y avait dans le groupe plusieurs joueurs qui avaient gagné la médaille de bronze au Mondial 2002. Je n'ai pas joué un seul match en championnat parce que Terim m'avait transféré pour me faire d'abord mûrir un an avec l'équipe Réserve. Mais je m'entraînais tous les jours avec le noyau A. Quand Gheorghe Hagi est arrivé pour remplacer Terim, il m'a dit qu'il ne me mettait pas dehors, mais que si je restais, je devrais souvent me contenter du banc. J'ai préféré partir, je suis rentré à Ferençvaros. Mais je n'ai jamais regretté ma saison à Istanbul. Pour la première fois de ma vie, j'ai dû vivre seul. C'est là-bas que je suis devenu un homme. " " Ferençvaros voulait me faire prolonger mais j'avais à nouveau des envies d'aventure. Je voulais un championnat plus pro, j'estimais que je n'avais plus grand-chose à apprendre en Hongrie. Mes deux années en Grèce ont été fantastiques. J'y ai joué la Ligue des Champions, nous nous sommes retrouvés dans une poule avec l'AC Milan, Lille et Anderlecht. Nous avons battu Milan chez nous et nous avons fait deux nuls contre Anderlecht. Finalement, nous avons pris huit points : pas mal et on peut parfois aller au tour suivant avec un total pareil. Ce qui nous a mis dedans, c'est le comportement limite des Italiens : lors de la dernière journée, chez eux contre Lille, ils ont mis une équipe C parce qu'ils étaient déjà qualifiés. Et les Français ont gagné. OK, c'est le foot, Milan n'était pas le premier club qui voulait laisser souffler ses stars, mais ce n'est pas le foot que j'aime ! Je déteste l'injustice et le manque de fair-play. Sans ça, Athènes passait. Nous avons terminé à la troisième place, devant Anderlecht, et nous avons continué notre parcours en Europa League. "