C'est depuis l'arrivée de Michel Preud'homme que Laurent Wuillot a retrouvé une place de titulaire. "Il a amené de la sérénité au groupe. Son calme est la première chose qui m'a frappé. Cela a fait énormément de bien au groupe, car être toujours sous tension, c'est épuisant. On doit déjà supporter la pression du public et des dirigeants qui veulent des résultats. Si l'on doit, en plus, subir la pression de l'entraîneur, cela devient beaucoup. Tactiquement, Preud'homme a instauré une défense à trois au départ, mais revient parfo...

C'est depuis l'arrivée de Michel Preud'homme que Laurent Wuillot a retrouvé une place de titulaire. "Il a amené de la sérénité au groupe. Son calme est la première chose qui m'a frappé. Cela a fait énormément de bien au groupe, car être toujours sous tension, c'est épuisant. On doit déjà supporter la pression du public et des dirigeants qui veulent des résultats. Si l'on doit, en plus, subir la pression de l'entraîneur, cela devient beaucoup. Tactiquement, Preud'homme a instauré une défense à trois au départ, mais revient parfois à une défense à quatre en fonction des circonstances. Il est très différent de Tomislav Ivic. Pendant le stage en Espagne, il nous a beaucoup parlé. Surtout en groupe, pas tellement individuellement. Il a essayé de faire passer son message. Je crois que nous l'avons compris, même si je suis conscient que nous pouvons encore beaucoup mieux que ce que nous montrons actuellement". Malgré un effectif que d'aucuns considèrent de valeur égale à celui d'Anderlecht et sans doute supérieur à celui de Bruges, le Standard n'est toujours pas assuré d'être européen. Il devra lutter ferme jusqu'au bout avec des équipes comme La Gantoise et Westerlo qui disposent pourtant de moyens très inférieurs. "Entre le papier et le terrain, il y a des différences", affirme Laurent Wuillot. "La Gantoise et Westerlo engrangent des points. Ils sont toujours là. Nous devons avoir confiance en nos moyens, mais certainement pas snober ces adversaires. Il est clair que la crainte d'échouer une nouvelle fois est toujours présente. Mais j'ai connu le stress de la descente, une année à Charleroi, et je préfère de loin ce stress-ci. C'est un stress positif. Il ne doit pas nous manger non plus mais au contraire nous motiver. Depuis l'arrivée de Michel Preud'homme, il y a aussi une volonté de regarder davantage à long terme. Je crois que c'est la bonne solution. Tout le monde s'était emballé après le match de La Louvière. J'avais tempéré les enthousiasmes en affirmant qu'on dresserait le bilan en fin de saison. Il faut prendre exemple sur ce qu'a réalisé Anderlecht. Le Sporting a subi des défaites mémorables - je pense notamment à Westerlo - et s'est un moment retrouvé 13e ou 14e au classement, mais n'a jamais paniqué. Les succès d'Anderlecht n'ont pas été construits sur une année. Durant l'entre-saison, il n'a transféré que quatre ou cinq joueurs. Les succès actuels sont dûs aux automatismes qui se sont créés grâce au peu de mouvements enregistrés au sein de l'effectif". Le problème est que les supporters du Standard attendent une consécration depuis tellement longtemps que, lorsqu'on leur demande d'encore patienter c'est trop. "Il est clair que le Standard a besoin de retrouver une place européenne au plus tôt, mais je crois que le plus important est d'acquérir une stabilité. Sur les 23 joueurs du noyau actuel, il faudrait en garder 17 ou 18".