Prudent, le coach national a évidemment refusé de verser dans un optimisme béat après l'intéressant succès de l'équipe nationale en Algérie: 1-3. Pourtant, ce fut un voyage important et qui lui aura permis d'avancer sur pas mal de chemins dont celui du rajeunissement de son groupe.
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Prudent, le coach national a évidemment refusé de verser dans un optimisme béat après l'intéressant succès de l'équipe nationale en Algérie: 1-3. Pourtant, ce fut un voyage important et qui lui aura permis d'avancer sur pas mal de chemins dont celui du rajeunissement de son groupe. Le mois de février n'est pourtant jamais un virage très facile à négocier. A cette époque de l'année, les joueurs sont plongés jusqu'au cou dans les obligations de leur club. Les championnats sont engagés dans des phases qui sont le plus souvent décisives. De plus, dans ce cas-ci, il s'agissait tout de même de se rendre en Algérie, un pays ravagé par une guerre civile sanglante. Un joueur comme Wesley Sonck s'est quand même demandé si c'était sage et prudent. Tout s'est heureusement bien passé. Il est intéressant de noter, comme le signalait Koen Meulenaere dans le magazine Knack, que plusieurs coaches nationaux belges ont sérieusement souffert en février: - Guy Thys et ses joueurs mirent les pouces devant le Portugal le 4 février 1987: 1-0, - Le 21 février 1990, Walter Meeuws constata que l'Italie était plus forte que la Belgique en match amical à Bruxelles: 0-1. Meeuws fut viré et remplacé par Thys le 28 février, - Paul Van Himst grimaça deux fois durant le deuxième mois de l'année: 2-1 en Tunisie (26 février 1992), 1-0 à Malte le 16 février 1994, - Georges Leekens remplaça Wilfried Van Moer le 11 février 1997 et entama son règne par une défaite quelques jours plus tard (3-0-) en Irlande du Nord, - Même Raymond Goethals a perdu des plumes en février: 1-2 battu par l'Angleterre. Robert Waseige, lui, ne tint pas compte de cette malédiction de février (1-1 contre le Portugal, succès 1-0 face à la Norvège en match amical) et signa même un 10-1 en recevant St-Marin, le 20 février 2001, sur le chemin de la Coupe du Monde asiatique. Aimé Anthuenis et Robert Waseige, même combat? Face à l'Algérie, dirigée pour la première fois par Georges Leekens, la Belgique fit preuve de maîtrise technique et tactique. Malgré un terrain dans un état lamentable, les hommes d'Aimé dévoilèrent les grands axes de leur philosophie de jeu. Emile Mpenza et Wesley Sonck sont complémentaires, c'est évident, et se sont bien entendus en Algérie. Aimé garde sous la main un joueur comme Cédric Roussel qui peut rendre des services dans un rôle de pivot et de bélier. Le Montois a d'ailleurs fêté sa première sélection en montant au jeu au cours de la deuxième mi-temps. Un honneur mérité et qui aura permis au Dragon de humer une ambiance positive. Mbo Mpenza apporte aussi des solutions en pointe ou à droite. La confirmation de Buffel Derrière les attaquants, on aura noté la folle activité de Thomas Buffel. Son style rappelle un peu celui de Marc Degryse. Le soutien d'attaque de Feyenoord ne cessa de créer, de suggérer, d'inventer et de soutenir les deux attaquants. Buffel fut à la base du premier but. Le gardien algérien repoussa un de ses tirs. Emile Mpenza était attentif et ne se fit pas prier afin d'ouvrir la marque: 0-1. Emile en marqua un deuxième et Wesley se chargea lui aussi de ravitailler la marque. La Belgique possède un trio offensif intéressant: ce sera une des clefs du prochain Croatie-Belgique à Zagreb où tout sera cependant plus corsé qu'à Annaba. La ligne médiane n'a pas été soumise à une forte pression adverse. Aimé Anthuenis se demandait si le flanc droit serait bien bouclé. Gaëtan Englebert s'y installe et sa mobilité y deviendra petit à petit indispensable. Mais le Brugeois adore rentrer dans l'axe et le tout était de voir si le couloir droit n'allait pas être trop ouvert. Ce ne fut pas le cas car en plus de son bon placement sur la pelouse, Englebert fut aidé par les automatismes qu'il a développés depuis longtemps avec son équipier brugeois, Olivier Decock. Absent pour cause de blessure, Walter Baseggio sera-t-il le grand perdant de ce voyage en Algérie? Pas sûr. Aimé Anthuenis joue avec l'idée d'aligner un deuxième récupérateur à côté d' Yves Vanderhaeghe qui n'est pas éternel, inusable ou à l'abri d'une blessure. Il songe à Jelle Van Damme mais l'option Baseggio garde probablement sa préférence. Sur cette lancée, le coach fédéral estime que Bernd Thijs (taille, présence, bonne frappe) est un futur grand arrière central. Il a probablement raison mais le rouquin de Genk, qui joua à la place de Daniel Van Buyten après le repos, n'a pas envie de cette option pour le moment. Baric: plus de travail que Anthuenis?Avec la paire Timmy Simons-Daniel Van Buyten, la Belgique est parée dans ce secteur. Le géant de Marseille s'est retiré au repos car il était légèrement blessé à l'oeil. Big Dan est resté très calme en vue de ce match. Une partie de la presse flamande (qui préfère visiblement Joos Valgaeren) mit pourtant la pression. Elle estima, de façon tout à fait ridicule, que la star de Marseille était poussée dans le dos par les journalistes francophones. Van Buyten n'a pas besoin de cela pour attirer les regards des plus grands clubs européens. Le Marseillais répond toujours par un sourire même à ceux qui ne suivent pas le championnat de France. L'équipe semble donc en phase avec ses ambitions avant son prochain déplacement à Zagreb. Inutile de dire que ce sera une autre paire de manches et qu'il serait bon d'y arracher au moins un point afin de préserver la deuxième place dans notre groupe qualificatif pour la phase finale de l'EURO 2004. La Croatie a disputé son Trophée Marjan (amical) à Split la semaine passée: 1-1 contre la Macédoine, 0-0 face à la Pologne avant le match de gala contre Hajduk Split. Face à la Pologne, Oto Baric, le sélectionneur national croate a aligné l'équipe suivanteen 4-4-2: Pletikosa; Zivkoviæ, Tomas, R.Kovac, Simunic; Srna, Tudor, Roso, Babic; T.Maric, Olic. Après le repos, Simic a remplacé Zivkovic, Leko joua à la place de Tudor, Mornar à celle de Srna, Mumle à celle de Roso et Mario Maric à celle de Tomislav Maric. Il faisait très froid et le vent compliqua encore un peu plus les conditions de jeu d'un match suivi par à peine 1.000 spectateurs. Baric semble avoir plus de pain sur la planche qu' Aimé Anthuenis. Georges Leekens aussi... Pierre BilicBuffel-Sonck-Emile Mpenza: fameux triangle