Koen De Brabander, le CEO qui a quitté le monde des entreprises - le bureau BDO - pour la fédération de football, le 1er novembre, a parlé pendant une heure. Il a mis son premier semestre à profit pour s'adapter. Jeudi, il a présenté son plan pluriannuel. Ready for Qatar. Les managers modernes aiment l'anglais. Le Qatar, c'est en 2022. C'est le Mondial de la prochaine génération des Diables Rouges. Les formateurs l'appellent parfois la génération Pampers, une génération moins réactive, qui gère un peu moins bien les revers.
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Koen De Brabander, le CEO qui a quitté le monde des entreprises - le bureau BDO - pour la fédération de football, le 1er novembre, a parlé pendant une heure. Il a mis son premier semestre à profit pour s'adapter. Jeudi, il a présenté son plan pluriannuel. Ready for Qatar. Les managers modernes aiment l'anglais. Le Qatar, c'est en 2022. C'est le Mondial de la prochaine génération des Diables Rouges. Les formateurs l'appellent parfois la génération Pampers, une génération moins réactive, qui gère un peu moins bien les revers. Tout sera de toute façon un peu moins car la direction a pris conscience de la réactivité de la levée actuelle ces jours-ci. Les Diables Rouges, qui doivent faire des sacrifices, ont promptement rejeté la proposition de prime, bien réfléchie, d'après De Brabander, pour les tournois jusqu'en 2022. De Brabander poursuit des objectifs clairs : il faut exécuter la transformation digitale, y compris les entretiens par Skype pour les arbitres, afin de leur éviter le déplacement à Bruxelles pour vingt minutes. La professionnalisation doit être poursuivie - de facto, un cercle de six personnes dirige déjà le football belge de haut niveau -, et les rentrées doivent augmenter : le sponsoring de 20 %, le merchandising de 100 %. Le club de supporters des Diables Rouges, qui compte 23.000 membres, doit atteindre le cap des 30.000. C'est ambitieux, d'autant que les supporters sont un peu las, voire mécontents des Diables Rouges, depuis l'EURO français. La fédé va lancer de nouveaux défis pour rapprocher les joueurs de leur base. De Brabander veut aussi qu'un arbitre belge soit repris pour le Mondial, histoire de rendre le job plus sexy - nous allons bientôt avoir huit semi-pros -. Il veut aussi investir dans le suivi des jeunes arbitres. La fédération et ses équipes nationales en guise de vitrine va-t-elle concurrencer encore plus les grands clubs ? De Brabander : " Nous devons prendre garde à ne pas les cannibaliser. Nous devons viser des sponsors qui n'investiraient pas en football autrement, pour ne pas chiper aux clubs leurs budgets. " Il n'y aura pas de sitôt un partenaire en paris : la fédération est récalcitrante, pour des questions de principes. Pour 2020 et l'engagement de l'UB à coorganiser l'EURO à Bruxelles, c'est le président De Keersmaeker qui a pris la parole. Il a émis le voeu de voir un nouveau stade à Bruxelles, faute d'alternatives ailleurs. Ceci encore : sur le plan sportif, De Brabander s'en remet à Chris Van Puyvelde. Celui-ci est en train d'élaborer un projet pour permettre aux espoirs des grands clubs de se produire en D1B. Les espoirs des autres clubs pourraient se produire dans la plus haute division amateur. Les deux projets pourraient débuter en 2018 mais il faut encore passer par de nombreux canaux fédéraux. Peter T'Kint