Le prochain Giro sera-t-il aussi attrayant que le Tour ? En tout cas, on aura rarement vu autant de grands noms s'y précipiter. C'est acquis : le septuple vainqueur du Tour, Lance Armstrong, et Ivan Basso seront au départ le 9 mai. Carlos Sastre est annoncé et Cadel Evans l'était, mais a dû faire marche arrière, pour respecter les conventions prises avec l'équipe. Gilberto Simoni, Danilo Di Luca, ...

Le prochain Giro sera-t-il aussi attrayant que le Tour ? En tout cas, on aura rarement vu autant de grands noms s'y précipiter. C'est acquis : le septuple vainqueur du Tour, Lance Armstrong, et Ivan Basso seront au départ le 9 mai. Carlos Sastre est annoncé et Cadel Evans l'était, mais a dû faire marche arrière, pour respecter les conventions prises avec l'équipe. Gilberto Simoni, Danilo Di Luca, Marzio Bruseghin et Denis Menchov seront de la partie, soit tous les grands spécialistes des tours, à l'exception du tenant du titre, Alberto Contador, qui se concentre sur la Grande Boucle. Côté belge, Jurgen Van den Broeck ne défendra sans doute pas la cinquième place acquise cette année : Silence-Lotto l'autorise à effectuer ses débuts au Tour. Jurgen Van Goolen, seizième de la Vuelta, alors qu'il était au service de Sastre, a obtenu de Bjarne Riis un rôle libre au Giro. Le parcours est également prestigieux. Le Tour d'Italie fête ses cent ans. Les organisateurs ont misé sur le spectacle et l'histoire. Le peloton s'élance de Venise, dans un contre-la-montre de 21 kilomètres. Après deux étapes plates à Trieste, le peloton s'attaque aux Dolomites, avec des arrivées au San Martino di Castrozza et à l'Alpe di Siusi. Il met le cap à l'ouest, sur un parcours accidenté, en Autriche puis en Suisse, puis vers Bergame et Milan, où sera organisé une sorte de championnat de sprint sur un circuit autour du Piazzale Loreto, le lieu de départ du premier Giro en 1909. Après un jour de repos, place aux Alpes pour la dixième étape, un hommage à la longue échappée de Fausto Coppi en 1949, avec les cols Maddalena, Vars, Mont-Genève, Sestriere et Izoard. Il ne faut pas oublier le contre-la-montre de 61,5 kilomètres, lors de la douzième étape, entre Levante et Riomaggiore, en Ligurie. Les coureurs grimperont deux côtes de 600 et 500 mètres en chemin. Plus au sud, le peloton rejoindra Florence puis Bologne, avec arrivée au-dessus du San Luca. Les Apennins sont le théâtre des deux étapes suivantes. Juste avant le deuxième jour de repos, une arrivée au sommet du Monte Petrano, à Cagli, attend les coureurs. L'étape suivante est courte, 79 kilomètres, de Chieti au Blockhaus, le col où Eddy Merckx a remporté sa première étape en montagne, en 1967. L'ascension fait 22,5 kilomètres, avec arrivée à 2.064 mètres. La caravane s'enfonce vers le sud pour arriver au Vésuve le 29 mai, à trois jours de la fin de l'épreuve. C'est la sixième et dernière arrivée en montagne de cette édition. Le peloton passe par Naples puis met le cap sur Rome pour un ultime contre-la-montre qui permettra aux téléspectateurs d'admirer la Porta Pia, la Piazza del Popolo, la Piazza Venezia et le Colisée.