Le lundi 3 octobre, Emilio Ferrera et moi-même avons quitté nos fonctions d'entraîneur dans nos clubs respectifs, La Louvière et Sprimont. Décidément, nos destins sont souvent liés et notre parcours d'entraîneur est un peu similaire quant à sa progression. Après avoir décroché notre diplôme de coach très jeune, nous avons fait nos classes dans les divisions inférieures avant d'effectuer le grand saut vers la D1.
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Le lundi 3 octobre, Emilio Ferrera et moi-même avons quitté nos fonctions d'entraîneur dans nos clubs respectifs, La Louvière et Sprimont. Décidément, nos destins sont souvent liés et notre parcours d'entraîneur est un peu similaire quant à sa progression. Après avoir décroché notre diplôme de coach très jeune, nous avons fait nos classes dans les divisions inférieures avant d'effectuer le grand saut vers la D1. En 2002, à quelques jours d'intervalle, il a signé au Lierse et moi à Charleroi tout en assurant ensemble, pour la RTBF, le rôle de consultant pendant la Coupe du Monde asiatique. Au même moment, on se côtoyait sur les bancs de la Licence Pro afin de décrocher le diplôme de coach professionnel. Et en décembre de la même année, on se retrouvait, par hasard, dans le même avion pour des vacances en Egypte. Depuis lors, après les derniers examens de l'école des entraîneurs en mai 2003, nos chemins ne se sont plus croisés, mais depuis lundi dernier, nos destins sont liés une nouvelle fois. Bien que je ne connaisse pas exactement les raisons de son limogeage (hormis le manque de résultat), les circonstances et les motifs des deux séparations sont diamétralement opposés. D'un côté, le coach vient d'arriver au club tandis que de l'autre, il s'agit de sa troisième saison avec le même président (sans compter deux passages précédents avec le même). D'un côté, le président a débarqué son entraîneur, de l'autre, c'est de démission qu'il fut question, en tout cas dans un premier temps. D'un côté, Filippo Gaone déclare qu'il s'est trompé par rapport à son mentor, de l'autre, ce serait plutôt l'inverse. Après quatre ans de collaboration au total et de nombreux contacts afin de me faire revenir au club quand j'étais ailleurs (allant même jusqu'à être consulté pour le choix d'un nouveau coach puisque je n'étais pas libre), on se dit qu'on connaît bien les gens et que les rapports de confiance sont très solides. Eh bien non. J'ai peut-être été naïf, mais je me suis trompé une nouvelle fois. Je n'ai pas du tout envie d'expliquer ici les raisons de notre séparation (ça n'intéresse d'ailleurs pas grand monde) et ce n'est pas du tout le but de cet article. Pour revenir à la comparaison entre Emilio et moi, hormis les résultats similaires et insuffisants, toutes les circonstances étaient différentes. Nouveau groupe où il faut tout construire chez lui, noyau presque inchangé qui a fait des résultats inespérés chez moi. Relations humaines différentes entre un groupe et un entraîneur nouveaux et de l'autre côté une osmose totale entre des joueurs et leur coach. Bref, rien chez moi ne laissait présager d'une séparation aussi tôt dans la saison mais cela fait aussi partie du métier. S'il n'y a qu'une qualité que je suis sûr de posséder, c'est celle de mettre tous mes joueurs sur le même pied et de les traiter comme des êtres humains en tant que tel ! Tous les joueurs peuvent en témoigner, même si certaines personnes ont mis cela en doute. Enfin,... la vie continue !lÉtienne Delangre" J'ai peut-Être ÉtÉ naïf mais je me suis trompÉ une nouvelle fois "