Toulouse s'est intéressé de près à Sambegou Bangoura durant la dernière ligne droite du mois de janvier. La blessure au genou de Cédric Roussel a éloigné cette possibilité de transfert pour un joueur qui, cette saison, a trouvé une carburation intéressante à la pointe de l'attaque liégeoise.
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Toulouse s'est intéressé de près à Sambegou Bangoura durant la dernière ligne droite du mois de janvier. La blessure au genou de Cédric Roussel a éloigné cette possibilité de transfert pour un joueur qui, cette saison, a trouvé une carburation intéressante à la pointe de l'attaque liégeoise. Lors de son premier championnat sur les rives de la Meuse, il n'avait inscrit que cinq buts en 20 matches et passa beaucoup de temps dans les avions pour les besoins de son équipe nationale et de la phase finale de la CAN. Sa production fut trop maigre en comparaison de ses 41 buts réalisés en 84 matches pour le compte de Lokeren de 2000 à 2003. Il était attendu comme le Messie à Sclessin au c£ur de l'été 2003 et devait casser la baraque avec Alexandros Kaklamanos. Mais ses voyages africains et ses blessures compliquèrent sa tâche. Ainsi, il ne put assister à la naissance de sa fille, Aïssata Nene, en raison de sa présence sur les terrains de la CAN. Il avait juste eu le temps de déposer son épouse, Anita, à la maternité de Rocourt avant de s'envoler pour l'Afrique. Le Standardman fit la connaissance de sa fille quand Pierre François, le directeur du club, eut la bonne idée de diffuser la photo du bébé sur le site Internet. Tout cela marque un homme... Le débarquement d'Emile Mpenza, après le début de la saison, compliqua aussi la donne. Personne ne peut se passer d'une telle force de frappe et le duo Bangoura- Kaklamanos ne constitua plus la priorité offensive. Emile marqua son territoire, se relança et participa efficacement à la qualification pour la Coupe de l'UEFA avant de s'évader vers Hambourg. Mission réussie d'une part mais les Rouches ne purent, d'autre part, prétendre que Bangoura avait trouvé ses marques dans leur effectif. Cependant, le récent transfert du bélier montois, qui s'explique en partie par le départ de Kaklamanos, ne le perturbe pas. Sam a pris du recul par rapport aux événements, comme ce fut le cas, en été, quand il fut fortement question de son départ, vers les terres de Genk. Le public liégeois apprécie sa maturité et sa présence dans le rectangle adverse de ce joueur n'ayant tout de même que 22 ans. Sambegou Bangoura : Je n'ai pas été utilisé aussi souvent que je le souhaitais. Il ne m'appartient pas d'en analyser les raisons car je ne suis pas le coach mais un joueur. Je ne crois pas qu'il s'agissait d'un problème de confort par rapport à la philosophie tactique. La saison passée, nous jouions le plus souvent avec deux attaquants de pointe comme c'est le cas maintenant. On pouvait même parler de triangle offensif qui bougeait avec la pointe vers le haut ou vers le bas. Je me suis uni à Alexandros au départ mais il y avait d'autres attaquants avec Aliyu Datti et, bien sûr, Emile. Cela soulignait la richesse et la diversité du bloc offensif avec, en plus, Almani Moreira en soutien. En fonction de l'occupation offensive, généralement en 4-4-2, il y avait parfois quatre joueurs pour deux places. Je ne crois pas que mon univers d'expression se soit réduit avec l'arrivée d'Emile. Il a peut-être été différent aux yeux de certains au sein de la direction ou du staff mais pas aux miens. Je me sentais bien dans ma tête, je voulais aller de l'avant, jouer, progresser, aider, marquer. Avec le recul, cinq buts en 20 matches, ce n'est pas assez. C'était mon plus maigre bilan depuis mon arrivée en Belgique. J'ai peu joué et peu marqué : c'était nouveau. La donne était différente par rapport à Lokeren où l'équipe était plus structurée afin de me procurer des ballons dans mon domaine, le rectangle. Je dois beaucoup à Lokeren, à Georges Leekens, à Paul Put, à Hein Van Haezenbrouck et à Rudy Cossey, que je n'oublierai pas. Mais je n'ai jamais regretté mon transfert au Standard. Mon bilan a tout simplement été trop maigre. Je n'étais pas content... Ce n'est pas à moi de faire le boulot des journalistes. J'avais quand même remarqué d'où le vent venait. Tout va vite, tout est possible dans le monde du football. Le Standard cherchait une solution pour moi et cela passait par un départ. J'ai toujours été clair. Cela dépend de certaines situations mais, en principe, pas question de location pour moi et si séparation il y a un jour, elle devra être définitive. Je sais qu'Aliyu Datti s'est relancé via une location à Mons. Je le félicite mais la formule du prêt ne me convient pas. La presse a souligné l'intérêt de Genk qui avait pris contact avec mes agents. A la fin de la période des transferts d'été, j'ai reçu un coup de fil très tard. Je ne devais pas m'entraîner le lendemain et la transaction allait se faire. J'allais même distribuer mes affaires à des amis. Je croyais que c'était fait mais non ; car un joueur de Genk refusa de venir au Standard. Je ne dis pas que cela va parfaitement bien mais c'est mieux. Attention, je suis le même joueur que la saison passée. On m'utilise plus, c'est là que réside la différence. Cédric Roussel ? Qu'on arrête avec cela. J'ai même entendu cette théorie à la télévision. Cela me fait mal. Cédric Roussel n'est en rien concerné par mon débat, mes recherches, mon retour et tout ce que vous voulez. Ce n'est pas à cause de Roussel que je suis là maintenant, que je joue plus ou mieux. Non, arrêtez, cherchez ailleurs... Je souhaite de tout mon c£ur que Cédric s'intègre et réalise une très bonne saison au Standard. J'espère qu'il redeviendra le joueur qu'il fut à Mons. C'est quelqu'un que j'apprécie, que je respecte aussi. Je souhaite que vous le compreniez. Roussel est le bienvenu mais Bangoura ne joue pas mieux parce que cet attaquant est venu au Standard. Il va apporter beaucoup au Standard et son expérience me sera utile, comme celle des autres, tels Sergio Conceiçao, Drago, Philippe Léonard ou Milan Rapaic, mais le reste m'appartient. Cédric a son jeu à lui, j'ai le mien. CR, CR... Je ne suis pas débile. Cédric Roussel ? Moi ? Momo est plus mobile que tout le monde. Il y a d'autres options. Tchite-Bangoura ? Tchite-Roussel ? Bangoura-Roussel ? Le terrain est juge. Je peux jouer avec Roussel ou n'importe qui, ce n'est pas un problème. J'ai joué avec Alex Kaklamanos, plus proche dans son style de Cédric que moi, et ce ne fut pas un problème. C'est-à-dire ? Tout à fait. Cela me convient, c'est mon style de jeu. La saison passée, j'ai fait de mon mieux pour répondre à la demande du coach lors des rares matches auxquels j'ai pris part. J'ai besoin de ballons dans le rectangle. Si je m'en éloigne, je suis forcément moins productif. C'était la preuve que la confiance était au rendez-vous. A Lokeren, je négociais souvent de tels ballons. On dit que je joue très bien dos au but. C'est une façon de faciliter la tâche de mes équipiers. Je veux leur proposer cette option-là aussi, intéressante pour les relais, mais je préfère avoir le gardien but face à moi. Cela va mieux, j'ai eu des expériences au début ici et je m'attends à tout. Cela veut dire ce que cela veut dire : je m'attends à tout. Il ne faut pas un dictionnaire pour savoir que dans le football professionnel tout peut arriver à n'importe quel moment. Il faut être solide dans la tête, savoir cela, le gérer, vivre avec : voilà le problème. Non, c'est propre au football, à tous les footballeurs, vous le savez quand même. La vérité d'un jour n'est pas celle du lendemain. Il m'est arrivé de mal vivre ma situation, d'être très tracassé. Allait-on me prêter ou me transférer définitivement ? J'étais dans l'instabilité ou l'incertitude. Tous ces trucs, ça marque. Non, ce n'est pas une explication car du temps des Lokeren, je jouais aussi en équipe nationale. Vous peut-être mais pas tout le monde. Je ne crois pas. Moi, je voulais jouer pour mon équipe nationale, c'est important. Non, non, non. Lokeren devait aussi se passer de moi durant une semaine. Mais ces derniers temps, je ne partais pas car j'avais un problème avec le coach national de la Guinée. Euh... Patrice Neveu. Le problème a été aplani. La Guinée est première de sa poule. Tu peux. Je ne suis pas là pour te raconter des salades. Ce n'est pas dans mon intérêt. La Guinée a préservé ses chances de qualification pour la CAN et la Coupe du Monde. Il nous reste six mois. La Coupe de Belgique me laisse un goût amer. Charleroi a jubilé, fut plus chanceux que nous et son gardien de but a eu plus de travail que le nôtre. Nous avons été à deux doigts de la montre en or. Quand je pense à cela, et à la défaite contre Bilbao, cela fait mal. C'était ma première coupe d'Europe et nous aurions dû aller plus loin. Nous avons échoué près du but. C'est un accident qu'on ne peut pas oublier. Le Standard doit en tout cas être européen à la fin de la saison. A mon avis, nous pouvons revenir sur un Anderlecht peu fringant. Ce groupe est différent de celui de la saison passée mais il y a tout. Il faut être soudé, travailler l'un pour l'autre. Les noms ne font jamais la différence. Il faut nuancer. Je me souviens de grands matches, et de succès collectifs, comme ce fut le cas face à Anderlecht, en championnat, ou contre Parme en Coupe de l'UEFA. Nous pouvons le faire face à n'importe qui en Belgique mais il faut respecter les consignes tactiques, aider son voisin, être modeste. Beaucoup. J'ai eu des hauts et des bas. J'analyse mieux ce qui se passe, c'est un plus. Je joue. Pierre Bilic" Ce n'est pas à cause de Roussel que JE JOUE MIEUX " " Il m'est arrivé de MAL VIVRE MA SITUATION, d'être très tracassé "