Après trois Coupes de France et une Coupe de la Ligue, l'Olympique Lyonnais a inscrit pour la première fois son nom au palmarès du championnat de France. Il lui fallait, pour cela, battre Lens -qui le précédait d'un point au classement- lors de la journée finale.
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Après trois Coupes de France et une Coupe de la Ligue, l'Olympique Lyonnais a inscrit pour la première fois son nom au palmarès du championnat de France. Il lui fallait, pour cela, battre Lens -qui le précédait d'un point au classement- lors de la journée finale.Sous une pluie battante, dans un stade de Gerland que l'on aurait pu remplir dix fois pour l'occasion, Lyon entama le match sur les chapeaux de roues: 2-0 après dix minutes par Sidney Govou et Philippe Violeau. Courageusement, Lens réduisit l'écart par l'international polonais Jacek Bak, mais alors que les Nordistes se reprenaient en début de seconde mi-temps, Jean-Guy Wallemme, en voulant contrer un tir de Pierre Laigle, donna au ballon une trajectoire lobée qui surprit son gardien Guillaume Warmuz. A 3-1, la messe était dite. C'est le premier titre comme entraîneur de Jacques Santini, qui avait été champion à plusieurs reprises comme joueur avec St-Etienne. Pour Sonny Anderson, en revanche, c'est une ligne de plus à un palmarès bien garni: il fut déjà champion du Brésil avec Vasco de Gama, de Suisse avec le Servette Genève, d'Espagne avec Barcelone et de France avec Monaco. Eric Deflandre était dans la tribune pour le match décisif. Notre compatriote a néanmoins disputé plus de 60% du temps de jeu sur la saison, ce qui n'est pas mal dans un effectif aussi riche qui pratique la rotation. Eric Carrière, champion de France avec Nantes en 2001 et élu Footballeur Professionnel de l'Année 2001, était sur le banc pour la venue de Lens. Lyon a probablement conquis son titre en allant s'imposer à Auxerre et à Bordeaux lors de deux déplacements délicats de fin de saison. A domicile, l'équipe est intraitable: elle n'a concédé que trois partages. Lens, qui a compté jusqu'à huit points d'avance, se mord les doigts d'avoir gaspillé des points contre des équipes de bas de classement: Lorient à domicile, par exemple. Pour Joël Muller, élu Entraîneur de l'Année, la déception est grande: il était déjà passé à côté de la consécration en 1998, lorsque Metz avait été battu par... Lens à la différence de buts. (D.Devos)