L'été dernier, à son retour en Belgique, pour les Castors Braine, Ann Wauters (35 ans) annonçait la fin de son tour du monde. La Flandrienne était passée par la France, la Russie, l'Espagne, la Turquie, les States et la Corée du Sud. Celle qui a été Joueuse européenne de l'Année à cinq reprises a donc changé d'avis. Au Nouvel An, elle a quitté les Castors pour un bref passage à Galatasaray avant d'enlever le titre avec Braine. Maintenant, elle part aux States.
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L'été dernier, à son retour en Belgique, pour les Castors Braine, Ann Wauters (35 ans) annonçait la fin de son tour du monde. La Flandrienne était passée par la France, la Russie, l'Espagne, la Turquie, les States et la Corée du Sud. Celle qui a été Joueuse européenne de l'Année à cinq reprises a donc changé d'avis. Au Nouvel An, elle a quitté les Castors pour un bref passage à Galatasaray avant d'enlever le titre avec Braine. Maintenant, elle part aux States. Les Los Angeles Sparks sont implantés dans un grand marché et ont été champions en 2001 et 2002 mais le club, propriété de Magic Johnson, n'en a pas moins dégringolé les échelons sportifs depuis. Les Sparks n'ont terminé que quatrièmes de la Western Conference en 2014 et 2015 et ont été éliminés au premier tour des play-offs par le futur champion, Phoenix Mercury puis Minnesota Lynx. Pour cette saison, la vingtième de l'histoire du club, le coach Brian Agler a cherché des joueuses européennes chevronnées et polyvalentes, dotées d'une bonne mentalité. C'est ainsi qu'Agler, qui a entraîné Wauters au Seattle Storm en 2012, a pensé aux Belges, en plus d'Evgenia Belyakova (29 ans) et de Jelena Dubljevic (29 ans). Agler a vanté les qualités de jeu de Wauters mais surtout sa personnalité. Le coach prévoit un rôle crucial à Wauters (1m95). Peut-être pas comme titulaire mais comme remplaçante de Jantel Lavender (27 ans). Celle-ci doit conduire les Sparks à la finale des play-offs, au moins, avec l'aide de la vedette Candace Parker et de Kristi Toliver, plus les Européennes. Ce serait la seconde finale WNBA de Wauters, qui a loupé de peu le titre 2008 avec San Antonio. Wauters va vivre une primeur vendredi déjà puisqu'elle affronte les Washington Mystics d'Emma Meesseman, pour le tout premier clash belge en WNBA. C'est aussi leur deuxième duel en peu de temps, Meesseman (23 ans) et l'UMMC Ekaterinbourg ayant évincé Wauters et Gatalasaray des quarts de finale de l'Euroleague en mars. A la mi-avril, l'Yproise a d'ailleurs enlevé le Final Four, gagné à quatre reprises par Wauters dans le passé. Meesseman en est à sa quatrième campagne à Washington, où elle vient de prolonger son bail jusqu'en 2019. La Flandrienne s'est érigée en pilier des Mystics. L'année dernière, elle a même intégré l'équipe All-Star. Ses statistiques sont brillantes : 11,6 points et 4,5 rebonds par match. Mais cette année, l'expérience acquise en Russie va sans doute lui permettre d'améliorer encore ses chiffres. En 2017, une autre Belge, Julie Allemand (19 ans), va sans doute rejoindre l'Amérique aussi : la guard des Castors Braine vient d'être draftée par une grande équipe, Indiana Fever. PAR JONAS CRETEUR