Belgique-Ecosse, double commentaire of course et comme d'habitude. Le premier chapitre a été écrit before et le second after, je le jure ce soir sur la tête de Glen De Boeck: laquelle fonctionne pas mal en ce moment face au but adverse, ça pourrait nous servir tout à l'heure.
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Belgique-Ecosse, double commentaire of course et comme d'habitude. Le premier chapitre a été écrit before et le second after, je le jure ce soir sur la tête de Glen De Boeck: laquelle fonctionne pas mal en ce moment face au but adverse, ça pourrait nous servir tout à l'heure. Ch.1, mercredi 5 septembre 2001, 18h30. Tous ceux qui clament que c'est LE Jour J du foot belge auront forcément l'air idiot quand ils devront le re-clamer le 6 octobre prochain! Calmos, concitoyens: ni le nul ni même la victoire ne nous qualifieront déjà ce soir, et une défaite ne bousillera pas toutes les espérances! C'est seulement un match très important, comme tous ceux dont il vaut mieux ressortir avec 3 ou 1 point plutôt qu'avec peau de balle. A propos de balle, dommage qu' Emile ne puisse la taquiner, pouvait pas y avoir pire comme tuile: Mpenza, on aime ou on n'aime pas, mais c'est le seul Diable qui, dans sa spécificité (chasser-peser-barouder-bouger-presser-exploser et parfois marquer) possède le top-niveau mondial, ce n'est pas pour rien qu'un ténor comme Schalke l'a acheté! Quant à la sélection, et pour paraphraser une formule footeuse célèbre, "Faisons confiance au coach". J'ai d'autant moins à dire que tout le fut dans l'impeccable interview de Waseige par Bilic dans ces colonnes: la ligne de conduite, le rôle de Walem, l'association De Boeck- Van Meir, le traitement dit de faveur à Wilmots, tout était clair et net! Un truc qui m'a frappé, c'est que Robert de Rocourt a dit, à propos du laisser-aller en Finlande: "Je ne veux pas employer la grosse artillerie mentale pour tous les matches, ça n'aurait plus d'effets quand c'est indispensable". Ça implique que Bob-le-motivateur en ait gardé à mac sous la pédale pour ce soir: je me demande ce qu'il va trouver pour gonfler ses hommes à bloc! Je parie que juste avant le match, à la fin du briefing tactique, il va dire ceci: "Les gars, si les Ecossais sont caissés ce soir, je vous le promets solennellement, JE COACHE EN KILT EN CROATIE! Et quand je dis kilt, faut pas vous faire un dessin de plus au tableau noir: je porterai ce kilt comme un VRAI Scot, vu?" Nos Diables, quand ils auront entendu ça dans nos deux langues nationales, y'aura plus moyen de les arrêter et ce sera 3-0. A tout à l'heure.Ch.2, mercredi 5 septembre 2001, 22h30. Propre, 10 sur 10, magnifique. Les Ecossais n'ont pas fait le poids et les p'tits pois furent écossais (Bof)! Ça m'a juste énervé qu' Albert II, qui oublie déjà chaque fois sa couronne et son sceptre, n'ait pas ses lacets bleus comme tout le monde, pour soutenir l'action de Handicap International contre les mines antipersonnel. Et j'ai juste eu peur comme tout le monde en toute fin de match: surtout qu'au lieu de s'époumoner durant 8 minutes, le grand Bob m'a semblé presser un peu mou, alors que le p'tit Wesley n'avait pas cessé de harceler sec! Ceci dit, Sonck a crevé l'écran aujourd'hui en lieu et place d'Emile, comme Peeters l'avait crevé voici quelque temps lors d'un match où on croyait ne plus avoir de pivot pour faire oublier Strupar. Et ça, sortir de son chapeau, quand tout le monde déplore l'absence d'un titulaire, un réserviste inattendu qui fait finalement tout aussi bien, c'est tout le mérite de l'entraîneur! La Finlande n'était donc pas la fin des haricots, Walem l'a prouvé le premier: en s'efforçant de s'évader de ce rond central qui l'attire parfois comme un aimant, en s'enfonçant aussi à gauche et vers le rectangle adverse, notre petit gominé a mis toute la gomme! Quant à notre axe défensif, il fut ce soir plus souverain que le Roi lui-même, et faudra pas rechicaner la prochaine fois où il le sera moins: vu qu'on n'a pas de Jaap Stam qui se terre à St-Trond, ni de Ferdinand qui végète à Visé. Résumé. Gros pas en avant ce soir, reste à la jouer solidaire en Croatie, et c'est ce qu'on va faire. Prairie d'honneur, ô Belgique ô Patrie. Dès qu'il s'agit de se qualifier et d'en récolter chacun notre petit morceau de gloriole, tous nos coeurs sont forcément unis. L'Asie nous attend. Bernard Jeunejean