Reste maintenant à construire un noyau en vue de la saison prochaine. Et le moins que l'on puisse écrire, c'est que les joueurs du noyau actuel ne sont pas emballés à l'idée de continuer. Outre le retrait de Frank Defays, le club doit faire face aux velléités de départs.
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Reste maintenant à construire un noyau en vue de la saison prochaine. Et le moins que l'on puisse écrire, c'est que les joueurs du noyau actuel ne sont pas emballés à l'idée de continuer. Outre le retrait de Frank Defays, le club doit faire face aux velléités de départs. C'est Geoffrey Mujangi Bia qui, le premier, a ouvert le feu, mécontent de son statut de réserviste. Il l'a dit dans la presse de samedi, et il l'a redit à l'issue du match, preuve que ses propos ne manquaient ni de réflexion, ni de profondeur : " Mes envies ? Quitter le club. J'en ai fait part à la direction. Ils comprennent mon point de vue mais me disent de me calmer, et de ne pas m'énerver parce que je ne joue pas. Mais je ne peux pas accepter mon statut. J'ai toujours été patient et j'ai l'impression que certains joueurs reçoivent plus de crédit que d'autres. Mon entraîneur me considère comme attaquant, ce que je ne suis pas. Mais s'il le pense, il doit bien admettre que je suis le dernier attaquant à avoir marqué, à Tubize. Or, la semaine suivante, il me laissait sur le banc. Il y également d'autres raisons à mon envie de départ : les conditions de travail sont mauvaises ici pour mon évolution. " Même son de cloche chez Habib Habibou : " Je suis resté assez longtemps ici et j'ai atteint mon objectif cette année. Je suis ambitieux et il faut essayer de grimper des marches. " Mohamed Chakouri aimerait également changer d'air même s'il sait pertinemment que la saison de Charleroi ne plaide pas en sa faveur : " Je suis arrivé alors que je disposais d'un certain statut en France ( NDLR : Il était international Espoir) et je ne pensais déjà pas rester aussi longtemps. " Ces trois joueurs sont encore sous contrat (2012 pour Bia, 2013 pour Habibou et 2011 pour Chakouri) et Charleroi ne les laissera partir qu'en cas de belles offres, ce qui semble peu probable. " Ouais, il est quand même fort ce Mogi ! ", conclut Chakouri quand on lui fait la remarque. Ces trois cas sont loin d'être isolés. Bertrand Laquait arrive en fin de contrat en juin 2010 et ne veut pas subir l'opprobre qu'ont connu, avant lui, ceux qui arrivaient à ce stade. Sébastien Chabaud ne peut se satisfaire du rôle de doublure auquel on le confine. Majid Oulmers rêve d'un dernier défi plus ambitieux. Et il y a les plus discrets : " Je ne vais quand même pas le crier sur tous les toits ", nous lance un des cadres de l'équipe. Bref, il va falloir activer ses réseaux, afin de pallier les départs éventuels mais surtout de récréer une dynamique de groupe.