En 1993, la FIFA introduit le golden goal dans les matches où il faut un vainqueur : si les deux équipes sont toujours à égalité après 90 minutes, elles continuent à jouer (max. 2 x 15 minutes puis éventuellement tirs au but), mais s'il y a un but avant la fin des prolongations, le match s'arrête immédiatement. Ce système est d'application en hockey sur glace et en football américain et porte le...

En 1993, la FIFA introduit le golden goal dans les matches où il faut un vainqueur : si les deux équipes sont toujours à égalité après 90 minutes, elles continuent à jouer (max. 2 x 15 minutes puis éventuellement tirs au but), mais s'il y a un but avant la fin des prolongations, le match s'arrête immédiatement. Ce système est d'application en hockey sur glace et en football américain et porte le nom de sudden death. L'objectif est de favoriser le jeu offensif, d'empêcher les équipes de spéculer défensivement sur la loterie des tirs au but. En tournoi majeur, le golden goal est appliqué pour la première fois à l'EURO 96, et c'est comme cela que se décide la finale (but de l'Allemand Oliver Bierhoff contre la Tchéquie). Il y aura d'autres golden goals célèbres. France-Paraguay en huitièmes de finale du Mondial 98 ( Laurent Blanc). France-Portugal en demi-finale de l'EURO 2000 ( Zinédine Zidane). France-Italie en finale du même EURO ( David Trezeguet). En 2001, la finale de la Coupe de l'UEFA bascule sur un but en or (Liverpool-Alavés). Et il y a trois cas à la Coupe du Monde 2002 : Sénégal-Suède (huitième), Corée du Sud-Italie (huitième) et Turquie-Sénégal (quart). Après ce Mondial, la FIFA lance le silver goal : si une équipe marque pendant la première prolongation, on achève celle-ci mais on ne joue pas la deuxième. La première grande compétition où tombe un silver goal est la finale de l'UEFA 2002-2003 (Porto-Celtic). Et le tout dernier match est Grèce-Tchéquie à l'EURO 2004. Car en février 2004, la FIFA a définitivement décidé que l'expérience du but en argent mais aussi du but en or ne serait pas prolongée au-delà de ce Championnat d'Europe. En effet, l'objectif de privilégier un foot plus offensif pendant les prolongations n'a jamais été atteint. Au contraire, la plupart des équipes avaient tellement peur de prendre un but assassin qu'elles défendaient à outrance pendant les prolongations, misant tout sur les tirs au but. On en est donc revenu à l'ancien système dans les grandes compétitions : 2 extra-times de 15 minutes et tirs au but si l'égalité subsiste.