Quand un Bixente Lizarazu dit qu'il a un gros regret dans sa carrière, c'est de ne pas avoir José Mourinho comme coach, on écoute. Le Français qui a tout gagné dans sa superbecarrière (la Coupe du Monde 1998, l'EURO 2000 et la Ligue des Champions 2001... avec le Bayern) n'est pourtant pas un cynique. Et, défenseur de belles valeurs footballistiques comme consultant sur TF1, il ne fait pas dans la langue de bois non plus, attaquant d'ailleurs régulièrement Raymond Domenech sur ses choix de jeu. Liza affirme : " Mourinho est un maître tacticien et en plus il est très proche de ses joueurs ; il a un vrai contact avec eux, ce qui les amène à les sublimer ".
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Quand un Bixente Lizarazu dit qu'il a un gros regret dans sa carrière, c'est de ne pas avoir José Mourinho comme coach, on écoute. Le Français qui a tout gagné dans sa superbecarrière (la Coupe du Monde 1998, l'EURO 2000 et la Ligue des Champions 2001... avec le Bayern) n'est pourtant pas un cynique. Et, défenseur de belles valeurs footballistiques comme consultant sur TF1, il ne fait pas dans la langue de bois non plus, attaquant d'ailleurs régulièrement Raymond Domenech sur ses choix de jeu. Liza affirme : " Mourinho est un maître tacticien et en plus il est très proche de ses joueurs ; il a un vrai contact avec eux, ce qui les amène à les sublimer ". C'est clair, les Interistes jouent pour leur coach... Alors, il y a plusieurs manières de voir lerésultat de la Champions League. On peut viser les chiffres et lespalmarès. Mourinho a donc gagné sa deuxième Ligue des Champions, Samuel Eto'o sa troisième... comme l'Inter qui rejoint le Bayern dans l'histoire. On peut aussi se pencher sur les performances (ou contreperformances) individuelles et se mettre à genoux devant le miraculeux Diego Milito ou blâmer la paire centrale malheureuse Daniel Van Buyten- Martin Demichelis. On a préféré réfléchir à cette finale comme étant un cours de football, la séance la plus aboutie de l'université du football. C'est en CL qu'on va le plus loin dans la préparation des équipes. Ce n'est pas par hasard que les grands entraîneurs y font l'objet d'un véritable culte. Alors que les plus discrets veillent simplement à ne pas rendre trop mauvaise l'équipe dont ils s'occupent, un Mourinho ou un Louis v an Gaal sont capables de faire ladifférence. Dominateurs dans leurs championnats, les deux coaches les plus extravertis et arrogants d'Europes'affrontaient. Mais raisonnons un brin : du fait de leur hyper médiatisation, pourquoi ces coaches n'en rajouteraient-ils pas un peu afin de prendre sur eux une pression qui, autrement, retomberait sur leurs joueurs ? Mou n'a jamais caché que ce petit jeu psychologique l'amusait beaucoup. Idem avec van Gaal, qui se frite aussi régulièrement avec les médias. A ce niveau-là, ils sont sans doute à égalité, même si le Hollandais était le bon dans le duel. Son Bayern jouait offensivement. Mourinho était le mauvais, l'Inter étant défensif. Et aussi un peu vicieux... Mais samedi soir, il n'y a pas eu photo. La seule chance des Munichois était de jouer plus bas que d'habitude de manière à inviter l'Inter à attaquer et à monter pour avoir de l'espace. Une espèce de roulette russe, comme on l'a vu, parce que dès que le Bayern se dégarnissait derrière, il y avait occasion de but pour les Nerazzurri. Et devant, c'était camper devant Julio Cesar... Frustrant pour le Bayern comme pour Barcelone ! Car posséder leballon ne sert à rien si on ne tire pas valablement au but ou si on rate trop de passes. On dit qu'avec Franck Ribéry, c'eût pu être différent, mais rien ne permet de l'affirmer. Même Lionel Messi n'a pas réussi à faire exploser la défense italienne. Van Gaal connaissait cet Inter qui quadrille tout derrière et mettoujours la pression sur le porteur du ballon... même par un Eto'o qui n'a jamais autant joué pour le collectif. Mais comment garder la tête froide dans la moitié de terrain italienne, une zone infernale pour l'adversaire où la pression est constante. La majorité des Italiens se tue au travail pour récupérer le ballon et quand ils l'ont, ils fusent en minorité vers l'avant au sprint (Mourinho veut le ballon dans le rectangle adverse en 4sec50). En comparaison, le Bayern n'a pas effectué le même travail de sape parce qu'il avait sans doute un peu trop de confiance dans sa possession du ballon. Car c'est là le paradoxe Mourinho : autant il peut semontrer désagréable, autant il réussit à obtenir de ses joueurs une humilité totale quand il s'agit d'exécuter ce qu'il demande. Son arrogance est donc de commande. Seulement quand la presse est là...l PAR JOHN BAETEL'arrogance de Mourinho est donc de commande. Seulement quand la presse est là...