La tactique du Standard est désormais connue. Les ballons affluent, sans aucune logique préparatoire dans la possession, depuis la défense vers la ligne de trois joueurs placée entre Renaud Emond et les milieux à vocation défensive. C'est là que la magie doit s'opérer. Les clés de la victoire sont partagées entre les pieds de Paul-José Mpoku, Junior Edmilson et Mehdi Carcela.

Au sein de ce trio de poids lourds, le Belgo-Brésilien est incontestablement celui qui pèse le moins. Est-ce pour cette raison qu'il est cantonné au flanc droit, là où ni Mpoku, ni Carcela ne semblent vouloir s'installer durablement ? Revenu à Liège avec le numéro 10 sur les épaules, l'enfant prodige de Droixhe l'a aussi reçu sur le terrain, installé depuis plusieurs semaines derrière Emond, dans un costume de chef d'orchestre qui semble pourtant, paradoxalement, restreindre sa zone d'influence.

Face à Charleroi, les Liégeois ont dû attendre les vingt dernières minutes pour prendre le dessus. Avant cela, les Zèbres s'étaient intelligemment déployés en deux paires de trois joueurs pour fermer l'axe du terrain à double tour, privant ainsi le trio offensif liégeois de ces espaces axiaux, dans les intervalles, où ils ont pris l'habitude de se régaler. Avalé dans l'entonnoir, Carcela devait réaliser des exploits pour transformer les ballons reçus en occasions offertes, et Parfait Mandanda passait une soirée plutôt tranquille.

La montée au jeu conjointe de Razvan Marin et de Duje Cop a fait basculer l'équilibre du match. Pas spécialement grâce aux qualités des montants, mais surtout parce que leur irruption sur la pelouse a permis au Standard de s'installer en 4-4-2, plaçant Mehdi Carcela sur le flanc droit et déménageant Junior Edmilson côté gauche, là où il s'était révélé à la Pro League lors de sa période trudonnaire. Son but, expédié dans le coin du but de Mandanda, rappelait d'ailleurs sa première réalisation en D1 belge, face aux Brugeois de Michel Preud'homme. Puisque tout est une question de détails, la frappe aurait peut-être été évitée si Gaëtan Hendrickx, mis au tapis par un coup involontaire, avait pu être présent pour fermer l'axe du terrain à double tour. Mais la frappe de Junior ouvre un débat dans les compositions de Sa Pinto, en même temps que la voie vers le succès.

Chaque moment passé en 4-4-2 par les Liégeois semble façonné pour rappeler que c'est le système idéal de ce Standard. Le problème, c'est qu'il le prive d'une de ses trois pièces-maîtresses. Mais en reléguant un membre du trio sur le banc, Sa Pinto augmente également la puissance des deux autres. Exilé à droite, avec une grande liberté pour se promener à l'intérieur du jeu, Carcela devient plus insaisissable. S'il s'éloigne de son flanc, il est immédiatement suppléé par Razvan Marin, qui adore s'infiltrer côté droit pour trouver de l'espace et délivrer de bons centres dans la surface.

À l'opposé, Mpoku ou Edmilson font souffrir les défenses dans un autre style. Le Congolais affiche sa supériorité technique à la moindre occasion, tandis que l'énergie et le culot de l'ancien Trudonnaire suscitent des cauchemars chez la plupart des arrières droits du Royaume. L'espace entre les lignes, offert par les appels en profondeur incessants de Cop et Emond, profite à Marin, Carcela et Edmilson pour faire parler leur talent. Contre Charleroi, c'est Junior qui a été le plus bavard. Son cri balancé à la 84e minute valait à lui seul le déplacement.

La tactique du Standard est désormais connue. Les ballons affluent, sans aucune logique préparatoire dans la possession, depuis la défense vers la ligne de trois joueurs placée entre Renaud Emond et les milieux à vocation défensive. C'est là que la magie doit s'opérer. Les clés de la victoire sont partagées entre les pieds de Paul-José Mpoku, Junior Edmilson et Mehdi Carcela. Au sein de ce trio de poids lourds, le Belgo-Brésilien est incontestablement celui qui pèse le moins. Est-ce pour cette raison qu'il est cantonné au flanc droit, là où ni Mpoku, ni Carcela ne semblent vouloir s'installer durablement ? Revenu à Liège avec le numéro 10 sur les épaules, l'enfant prodige de Droixhe l'a aussi reçu sur le terrain, installé depuis plusieurs semaines derrière Emond, dans un costume de chef d'orchestre qui semble pourtant, paradoxalement, restreindre sa zone d'influence. Face à Charleroi, les Liégeois ont dû attendre les vingt dernières minutes pour prendre le dessus. Avant cela, les Zèbres s'étaient intelligemment déployés en deux paires de trois joueurs pour fermer l'axe du terrain à double tour, privant ainsi le trio offensif liégeois de ces espaces axiaux, dans les intervalles, où ils ont pris l'habitude de se régaler. Avalé dans l'entonnoir, Carcela devait réaliser des exploits pour transformer les ballons reçus en occasions offertes, et Parfait Mandanda passait une soirée plutôt tranquille. La montée au jeu conjointe de Razvan Marin et de Duje Cop a fait basculer l'équilibre du match. Pas spécialement grâce aux qualités des montants, mais surtout parce que leur irruption sur la pelouse a permis au Standard de s'installer en 4-4-2, plaçant Mehdi Carcela sur le flanc droit et déménageant Junior Edmilson côté gauche, là où il s'était révélé à la Pro League lors de sa période trudonnaire. Son but, expédié dans le coin du but de Mandanda, rappelait d'ailleurs sa première réalisation en D1 belge, face aux Brugeois de Michel Preud'homme. Puisque tout est une question de détails, la frappe aurait peut-être été évitée si Gaëtan Hendrickx, mis au tapis par un coup involontaire, avait pu être présent pour fermer l'axe du terrain à double tour. Mais la frappe de Junior ouvre un débat dans les compositions de Sa Pinto, en même temps que la voie vers le succès. Chaque moment passé en 4-4-2 par les Liégeois semble façonné pour rappeler que c'est le système idéal de ce Standard. Le problème, c'est qu'il le prive d'une de ses trois pièces-maîtresses. Mais en reléguant un membre du trio sur le banc, Sa Pinto augmente également la puissance des deux autres. Exilé à droite, avec une grande liberté pour se promener à l'intérieur du jeu, Carcela devient plus insaisissable. S'il s'éloigne de son flanc, il est immédiatement suppléé par Razvan Marin, qui adore s'infiltrer côté droit pour trouver de l'espace et délivrer de bons centres dans la surface. À l'opposé, Mpoku ou Edmilson font souffrir les défenses dans un autre style. Le Congolais affiche sa supériorité technique à la moindre occasion, tandis que l'énergie et le culot de l'ancien Trudonnaire suscitent des cauchemars chez la plupart des arrières droits du Royaume. L'espace entre les lignes, offert par les appels en profondeur incessants de Cop et Emond, profite à Marin, Carcela et Edmilson pour faire parler leur talent. Contre Charleroi, c'est Junior qui a été le plus bavard. Son cri balancé à la 84e minute valait à lui seul le déplacement.