Au sein du clan Lukaku le paternel en tête, on avait le très net sentiment que Mbark Boussoufa la jouait un peu trop solo. Surtout après sa victoire au Soulier d'Or en janvier passé. Selon le père, si Rom était plus inspiré en équipe nationale qu'au Sporting, c'était parce que Boussoufa avait tendance à monopoliser le ballon. Et ce, au détriment de son fils.
...

Au sein du clan Lukaku le paternel en tête, on avait le très net sentiment que Mbark Boussoufa la jouait un peu trop solo. Surtout après sa victoire au Soulier d'Or en janvier passé. Selon le père, si Rom était plus inspiré en équipe nationale qu'au Sporting, c'était parce que Boussoufa avait tendance à monopoliser le ballon. Et ce, au détriment de son fils. " On ne peut pas lui donner tort ", souligne Rik Vande Velde, chef de la cellule scouting mauve et observateur de la Première. " A peine le passage de Boussoufa à Anzhi entériné, certains allaient soi-disant prendre la relève. Jonathan Legear était de ceux-là, mais il a été plus souvent spectateur qu'acteur en raison de ses ennuis physiques. MatiasSuarez aussi allait se montrer sous un autre jour mais il continue à enchaîner les bons et les moins bons matches. Finalement, l'entraîneur avait vu juste. Car davantage encore qu'un Lucas Biglia, c'est Rom qu'il voyait en tant que nouveau leader du groupe. Il n'a pas tort car le joueur est de plus en plus présent sur le terrain et, dans le vestiaire, il n'hésite pas à se faire entendre également. Auparavant, il vivait dans l'ombre de Boussoufa. A présent, il est en pleine lumière et assume ses responsabilités. On le sent nettement plus confiant. Avec Bous, il s'agissait toujours de jouer juste. Quand le ballon n'arrivait pas là où il le souhaitait, il ralait. Je crois que ce comportement finissait par peser, surtout sur un gars de 17 ans. A la longue, il n'osait plus s'engager, de peur de mal faire. Ajoutez-y la tendance à l'individualisme de Bous et chacun comprendra qu'il était dur pour Rom de se montrer à la hauteur. Même s'il doit une fière chandelle à Bous, qui l'a pris dès le départ sous son aile protectrice, il valait sans doute mieux que les chemins des deux se séparent. C'est chose faite depuis le match à Eupen et on sent un nouvel élan. Chez les germanophones, à la mi-mars, Rom a d'abord mis fin à une période de près de trois mois sans but : son dernier goal remontait au 26 décembre face au Lierse. De plus, il avait livré un tout bon match avec Ziguy Badibanga à ses côtés. A partir de là, tout s'est enchaîné et les buts ont suivi. Bien sûr, tout n'a pas toujours été parfait. Il y a eu quelques contre-performances, comme le 1-3 contre le Standard ou le 3-0 au Club Bruges. Mais Rom est sur le bon chemin. "