Le week-end passé, le championnat a remis pas mal de pendules à l'heure. Tout d'abord pour Hugo Broos, qui fut énormément critiqué en interne dans le vestiaire de Genk en début de saison. Et puis voici les Limbourgeois qui arrachent la première place du championnat en humiliant Anderlecht 1-4 à Bruxelles. Broos est resté très froid par rapport à ce qu'il aurait pu considérer comme une belle vengeance.
...

Le week-end passé, le championnat a remis pas mal de pendules à l'heure. Tout d'abord pour Hugo Broos, qui fut énormément critiqué en interne dans le vestiaire de Genk en début de saison. Et puis voici les Limbourgeois qui arrachent la première place du championnat en humiliant Anderlecht 1-4 à Bruxelles. Broos est resté très froid par rapport à ce qu'il aurait pu considérer comme une belle vengeance. Viré du Stade Vanden Stock il y a un an et demi et remplacé par son adjoint, il vient de donner une spectaculaire leçon d'efficacité à Frankie Vercauteren. Broos est passé de splendide manière de zéro à héros. Dans son calvaire médiatique, il est toujours resté calme (bien que très triste), sachant sans doute que la chance allait finir par tourner. Savoir que la chance finit toujours par tourner en football est une chose qu'un José Riga, qui étrenne ses galons de coach de D1, n'a pas encore intégrée. Samedi dernier, il se plaignit de ne pas voir siffler de penalty pour son équipe après l'épisode Frank Defays-Momo Dhamane en fin de match. " C'est toujours la même chose " a-t-il dit. " Parce que c'est Mons ?" Certainement pas, mais le comble serait de croire, ne fût-ce qu'un seul instant, que Charleroi ne s'est pas vu infliger un penalty parce que ce club entretient systématiquement une relation quasi haineuse avec l'arbitrage. De toute manière, une des autres grandes vérités sportives est qu'on récolte toujours ce qu'on a semé. Le Standard s'est mis à l'abri des retours de flamme cette saison après avoir, par le passé, constamment critiqué les arbitres car s'estimant constamment lésé. Et puis, surtout, tout a été mieux à partir du moment où, de la cave au grenier, on n'a plus accordé trop d'attention aux hommes en noir et qu'on s'est concentré sur autre chose. Il n'empêche, cette saison, les Rouches ont le droit le plus absolu d'affirmer que le ballon ne roule pas pour eux. Normalement, Sclessin devrait proposer l'un des plus jolis quatuors offensifs du royaume avec Sergio Conceiçao, Ricardo Sa Pinto, Igor De Camargo et Milan Rapaic. Mais ces attaquants n'ont jamais joué ensemble. De Camargo a dû se remettre d'un second problème osseux survenu après sa fracture de la jambe juste au terme du dernier mercato d'hiver. Sa Pinto est blessé depuis un petit mois et Conceiçao s'est successivement abîmé les deux genoux, ce qui a retardé d'un mois son retour. Et puis, voici Rapaic qui tombe dans le piège grossier de Sandy Martens et pète un câble à La Gantoise... Dur à vivre quand on sort à peine d'une élimination douloureuse au Celta Vigo où les envois de Rapaic et Conceiçao trouvèrent un gardien adverse en état de grâce. Sans parler du nouveau tireur de penalties Karel Geraerts qui n'a pas justifié son titre de bon remplaçant des deux précédents et de la perte de balle mortelle de Siramana Dembele, pourtant joueur on ne peut plus fiable. Bref, le Standard a de nouveau l'impression d'être au pied d'un escalier qu'il vient de dégringoler. Il a mal partout. ça ne sert à rien de se plaindre et c'est pour cela qu'on n'a pas compris les réactions de ceux qui pensent que les espoirs de qualification pour l'Euro 2008 des Diables Rouges se sont évanouis. C'est très excessif. Souvent, aller jouer à Belgrade s'apparentait à une mission impossible, mais l'équipe serbe est revenue traumatisée du Mondial allemand et son entraîneur espagnol Javier Clemente ne fait pas l'unanimité. Comme Broos en début de saison... Ou dans une moindre mesure Emilio Ferrera et Francky Dury. Malgré des débuts un peu difficiles en championnat en fonction de leurs objectifs respectifs, ils se sont qualifiés pour les phases de poules de la Coupe de l'UEFA. Bravo. par John Baete