En s'imposant au Nou Camp par deux buts à un, les Anglais ont pris une sérieuse option sur la qualification. La composition de l'équipe de Frank Rijkaard a été sans surprise avec le système de jeu habituel que l'on peut assimiler à un véritable 4-3-3. Devant Victor Valdes, la défense en ligne est composée de droite à gauche de Juliano Belletti-Rafaël Marquez-Carlos Puyol-Gianluca Zambrotta. En milieu de terrain, un triangle sur pointe avec le demi récupérateur Thiago Motta et les deux créatifs Xavi Hernandez en position centrale droite et Deco légèrement décalé côté gauche. L'attaque, elle, e...

En s'imposant au Nou Camp par deux buts à un, les Anglais ont pris une sérieuse option sur la qualification. La composition de l'équipe de Frank Rijkaard a été sans surprise avec le système de jeu habituel que l'on peut assimiler à un véritable 4-3-3. Devant Victor Valdes, la défense en ligne est composée de droite à gauche de Juliano Belletti-Rafaël Marquez-Carlos Puyol-Gianluca Zambrotta. En milieu de terrain, un triangle sur pointe avec le demi récupérateur Thiago Motta et les deux créatifs Xavi Hernandez en position centrale droite et Deco légèrement décalé côté gauche. L'attaque, elle, est composée de droite à gauche de Lionel Messi, Javier Saviola et Ronaldinho. L'animation des Catalans était beaucoup trop figée et il n'y avait quasiment pas de changement de position entre les trois attaquants. La montée au jeu de Giuly dans la dernière demi-heure a amené plus de mouvements sans véritable succès. A l'inverse de Barcelone, Rafaël Benitez avait placé son onze de base en 4-4-2 avec très souvent deux lignes de quatre et avec les positions assez surprenantes de John Arne Riise comme demi gauche et celle de Steven Gerrard comme milieu droit. En perte de balle, ces deux joueurs évoluaient très près de leur arrière latéral respectif et, c'était certainement une volonté du coach de Liverpool qui voulait plus que probablement supprimer les espaces de décrochage de Ronaldinho et Messi. Les deux ailiers espagnols excellent lorsqu'ils reviennent chercher les ballons très bas pour ensuite provoquer leur adversaire direct en 1 contre 1. Offensivement, les Reds, par les infiltrations de Gerrard, de Riise et de Xabi Alonso, montraient beaucoup plus de variété dans le jeu que Barcelone. De plus, la complémentarité du très déroutant Bellamy qui tourne autour du pivot Dirk Kuyt a été très embarrassante pour la défense articulée autour du duo Marquez-Puyol. Prendre un but tel que celui encaissé des £uvres de Riise est inadmissible pour une équipe de ce niveau. Le gardien Pepe Reina relance à la main vers Steve Finnan dont tout le flanc est libre bien au-delà de la ligne médiane. Le simple décalage de Gerrard qui va se positionner en pointe avant d'écarter le jeu jusqu'à la ligne de touche va complètement désorganiser toute la défense catalane. Zambrotta quitte sa position de latéral gauche pour avancer sur Finnan alors qu' Iniesta se trouve dans cette zone : cette initiative du défenseur italien va tout chambouler et placer les trois arrières restants dans une situation de 3 contre 4 ! Puyol suit l'appel vers le flanc du capitaine de Liverpool et les deux autres défenseurs (Marquez et Belletti) sont confrontés à Bellamy, Kuyt et Riise. Le Gallois écarte également vers le flanc droit et Marquez tombe bêtement dans le piège en le suivant mettant immédiatement Belletti dans une situation de 1 contre 2. Celui-ci prend également la mauvaise option en restant sur Riise, le joueur le plus éloigné du ballon, alors que Kuyt plonge dans le rectangle. Deco, médian offensif, tente en désespoir de cause de revenir sur l'attaquant hollandais qui reçoit le ballon de Gerrard. Dirk est contré par Valdes, le cuir revient sur la tête de Marquez qui dégage n'importe où, Bellamy n'a plus qu'à transmettre à Riise qui inscrit le but de la victoire. Belletti laisse tout seul le médian danois pour aller se positionner sur la ligne de but. Barcelone a déçu offensivement et s'est battu tout seul par une erreur individuelle sur le premier but et sur une faillite collective grotesque sur le deuxième but. par étienne delangre