Ils ne sont plus que seize. En Belgique, la Croky Cup n'avait pas laissé la moindre place à un club hors de l'élite nationale à ce stade de la compétition. De l'autre côté de la frontière, trois clubs de National (la D3 française) et un club de National 2, Granville (D4) sont encore en lice pour soulever le trophée.
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Ils ne sont plus que seize. En Belgique, la Croky Cup n'avait pas laissé la moindre place à un club hors de l'élite nationale à ce stade de la compétition. De l'autre côté de la frontière, trois clubs de National (la D3 française) et un club de National 2, Granville (D4) sont encore en lice pour soulever le trophée. Chez les Français, l'exception est inversée. Là où la Belgique voit rarement un pensionnaire de D2 atteindre les quarts, l'édition 2012-2013 de la Coupe de France avait fait sensation car Lens était le seul quart de finaliste issu des divisions inférieures. Chaque année, l'Hexagone se passionne pour les exploits d'une équipe venue d'au-delà de la troisième division nationale : Fréjus Saint-Raphaël (D4) la saison dernière, Granville, déjà, en 2016, et avant eux Concarneau, Cannes, Moulins ou évidemment Quévilly, finaliste de la Coupe de France 2012 face à Lyon après avoir éliminé Rennes ou Marseille. Au sein d'un pays qui a toujours préféré Raymond Poulidor à Jacques Anquetil, les histoires de petits poucets font évidemment mouche. Le système de la Coupe de France est d'ailleurs taillé pour les surprises : au-delà d'une division d'écart, l'équipe venue de la division la plus basse joue automatiquement à domicile, d'abord. Une règle qui favorise les surprises, infligeant parfois de longs déplacements vers la province aux clubs de Ligue 1. Ensuite, il n'y a pas de tête de série au tirage au sort. Personne n'est protégé et le PSG peut très bien affronter Monaco très tôt dans la compétition, alors que s'affrontent deux clubs de divisions inférieures. Pour atteindre les quarts de finale en 2016, Granville n'avait pas fait de victime plus prestigieuse que Laval, alors pensionnaire anonyme de Ligue 2. L'autre ingrédient de l'effet de surprise, c'est la qualité de la formation française. Les centres de formation développent des centaines de talents, parfois contraints de s'exiler dans les divisions inférieures après avoir raté le wagon de la Ligue 1. La perle rare peut donc se cacher jusqu'en National.