Le Sporting Charleroi a été le premier club à reprendre en match officiel, ce jeudi, lors du 2e tour préliminaire de l'Europa League. La large victoire des Zèbres devant le club israélien du Beitar Jerusalem (5-1) a confirmé ce qu'on avait déjà entraperçu la saison passée. Après ce premier match, nous avons trouvé trois raisons qui nous font dire que Charleroi ne sera pas qu'un fétu de paille.
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Le Sporting Charleroi a été le premier club à reprendre en match officiel, ce jeudi, lors du 2e tour préliminaire de l'Europa League. La large victoire des Zèbres devant le club israélien du Beitar Jerusalem (5-1) a confirmé ce qu'on avait déjà entraperçu la saison passée. Après ce premier match, nous avons trouvé trois raisons qui nous font dire que Charleroi ne sera pas qu'un fétu de paille. 1. Un public de plus en plus présentIl y a de cela quelques années encore, le Sporting de Charleroi expliquait, chiffres à l'appui, qu'un choc programmé au mois d'août ou de juillet attirait beaucoup moins de monde qu'en octobre, expliquant cet état de fait par les vacances. Contre le Beitar Jerusalem, il y avait près de 11.000 spectateurs, là où d'autres clubs débutent leur campagne européenne devant une assistance famélique. Cela prouve que l'emballement né lors des play-offs ne s'est pas éteint et que, privés de soirées européennes depuis 21 ans, les Carolos ont décidé de bien en profiter. La direction a clairement fait de son public une des forces motrices du projet d'évolution. Si cela a mis un an et demi à démarrer, on peut désormais affirmer que le public répond largement présent. 2. Un stade qui s'embellit La participation aux play-offs 1 a dégagé un bénéfice d'1 million d'euros, qui a été principalement réinjecté dans les travaux pour le stade. Si Charleroi voulait disputer son (ses) match(es) européen(s) dans son stade, il devait se mettre en conformité. Il l'a fait et cela donne un coup de fraîcheur à cette enceinte, largement rénovée pour l'EURO 2000, puis remise à des proportions plus modestes, mais largement défraîchie. Aujourd'hui, le stade respire le neuf et cela démontre que le club a décidé d'avancer, contrairement aux années Abbas Bayat lors desquelles la 5e place en 2004-2005 n'avait débouché sur... rien. Les projets ne manquent pas pour le stade, avec une volonté de fermer certains angles, d'aménager une buvette et de déménager le secrétariat. A cela s'ajoutent le développement du centre de Marcinelle pour les jeunes et la volonté de construire un centre d'entraînement neuf pour les pros endéans les deux ans. Bref, la direction n'oublie pas les infrastructures et cela change par rapport à la précédente direction. 3. Une équipe qui ne cesse d'étonner Le sportif suit également. Le Sporting n'a pas fait de folies dans ses transferts et on pourrait lui reprocher une frilosité dans ce domaine. Mais en un match, les nouveaux venus ont déjà prouvé qu'on pouvait compter sur eux. Charleroi manquait d'un buteur, il l'a sans doute trouvé en la personne de David Pollet, qui, en manque de rythme, a quand même inscrit un doublé. Son nom a déjà été scandé par le public, preuve qu'il a déjà séduit et qu'il ne devra pas lutter pour convaincre. C'est toujours plus facile de s'adapter avec le public dans sa poche. " On doit toujours le mettre en confiance, lui parler beaucoup. Il faut travailler différemment avec lui qu'avec d'autres et ça, on l'a compris ", expliquait Felice Mazzu à propos de Pollet. Florent Stevance, issu de Seraing (D2), a également trouvé le chemin des filets. A ces recrues, s'ajoute le niveau déjà excellent affiché par les cadors que sont Neeskens Kebano et Clément Tainmont. S'ils ne partent pas, le Sporting peut voir l'avenir sereinement et avec ambition. PAR STÉPHANE VANDE VELDEC'est toujours plus facile de s'adapter quand on a le public dans sa poche. David Pollet en sait quelque chose.