A défaut de jeu (paradoxalement bien présent à Zulte Waregem), il se passe toujours quelque chose au Sporting Charleroi... La démission de Stéphane Demol dans la journée de samedi, quelques heures avant le déplacement au stade Arc-en-ciel, n'a fait qu'alimenter la réputation instable de ce club. Un Sporting dont les joueurs n'avaient que " des coaches bis " (dixit, l'un des trois T2, Michel De Wolf) pour les diriger samedi soir. Alors, à qui la faute dans ce scénario burlesque ?
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A défaut de jeu (paradoxalement bien présent à Zulte Waregem), il se passe toujours quelque chose au Sporting Charleroi... La démission de Stéphane Demol dans la journée de samedi, quelques heures avant le déplacement au stade Arc-en-ciel, n'a fait qu'alimenter la réputation instable de ce club. Un Sporting dont les joueurs n'avaient que " des coaches bis " (dixit, l'un des trois T2, Michel De Wolf) pour les diriger samedi soir. Alors, à qui la faute dans ce scénario burlesque ? Si l'on suit un cheminement logique, Demol est la personne à incriminer en premier lieu : s'en aller le jour d'un match de championnat fera date et n'est certainement pas à mettre au crédit de l'ex-Diable Rouge. Mais semaine après semaine, la relation entre le Bruxellois et la direction zébrée devenait de plus en plus tendue et son départ imminent. On imagine que Demol clarifiera cet épisode (ou l'a déjà clarifié, ce qui n'était pas le cas lors du bouclage de ce magazine) peu glorieux. Dimanche, l'ex-coach de Charleroi réfutait, en tout cas, les raisons privées ou de santé dont la presse faisait écho en relayant les explications de Mogi Bayat qui évoquait des " problèmes de santé, familiaux, et personnels ". Pourtant, ses problèmes de santé étaient devenus un secret de polichinelle. A quelques reprises, Demol avait dû manquer l'entraînement pour ces motifs. Selon lui, ils étaient réglés. Mais disait-il la vérité ? On a aussi évoqué de sérieux problèmes de couple comme explication à son départ. Mais au-delà de ces supputations, Demol n'était sportivement pas bien dans sa peau à Charleroi. Le cas Guédioura avait mis son autorité à mal. Pour rappel, le joueur français avait été réintroduit dans le groupe le lundi 26 octobre après deux semaines de soi-disant " revalidation sportive " des suites d'une bagarre avec MajidOulmers sur le parking du stade. Demol ne voulait carrément plus de ce joueur, mais il fut désavoué par sa direction, qui exigea la réintégration de Guédioura. Il s'agit, en effet, d'un joueur dont la valeur marchande est très importante pour Charleroi (cet été, on parlait d'un intérêt de Chievo-Vérone à hauteur d'1.200.000 euros) et qui pourrait être vendu au mercato hivernal. " La situation de Guédioura est limpide : une faute, une sanction, des excuses, une réintégration ", nous a dit l'agent du joueur, John Bico. " Mais dans la coulisse, certains entretiennent lâchement la polémique en créant un écran de fumée afin de masquer leurs propres insuffisances et un bilan peu flatteur. " Cela dit, pour travailler correctement, une personnalité comme Demol doit détenir les pleins pouvoirs sportifs et ne pas se sentir manipulé par la direction ( John Collins était heureux de quitter Charleroi pour le même type de raisons). De plus, l'adjoint de Demol, MarioNotaro, connu pour être sous la coupe de la direction, lui enlevait aussi toute intimité dans le vestiaire. Dans un tel climat, cela ne pouvait fonctionner. De Wolf ne devrait pas non plus s'éterniser au Sporting Charleroi... par thomas bricmontPour travailler correctement, une grosse personnalité comme Demol devait détenir les pleins pouvoirs sportifs.