Tout avait débuté comme dans un rêve il ya trois ans, à Anderlecht, pour Dmitry Bulykin (31 ans). A peine débarqué au Parc Astrid en provenance du Bayer Leverkusen, l'attaquant russe avait inscrit deux buts lors de son premier match face à Courtrai (4-0). Malgré cette entrée en fanfare, Ariel Jacobs refusa de verser dans l'euphorie. Il n'avait pas tort car Bulykin n'améliora plus vraiment ses stats personnelles après coup : un goal encore lors d'un 7-...

Tout avait débuté comme dans un rêve il ya trois ans, à Anderlecht, pour Dmitry Bulykin (31 ans). A peine débarqué au Parc Astrid en provenance du Bayer Leverkusen, l'attaquant russe avait inscrit deux buts lors de son premier match face à Courtrai (4-0). Malgré cette entrée en fanfare, Ariel Jacobs refusa de verser dans l'euphorie. Il n'avait pas tort car Bulykin n'améliora plus vraiment ses stats personnelles après coup : un goal encore lors d'un 7-1 contre Malines, voilà tout. En fin de saison, Bulykin fut prêté au Fortuna Düsseldorf. Avec un ratio tout aussi mièvre, puisqu'il ne trouva l'ouverture qu'à une seule reprise en 10 matches. Sa location à l'ADO La Haye, la saison dernière, fut en revanche inscrite sous le signe du succès : 21 goals en 30 rencontres, et un titre de vice-meilleur buteur de l'élite hollandaise derrière Björn Vleminckx. En dépit de la belle production du joueur, le RSCA ne compte plus sur lui aujourd'hui. Apparemment, Jacobs a ses têtes (ce qu'on confirme en interne) et celle de Bulykin ne lui revient tout simplement pas. La réciproque est tout aussi vraie, d'ailleurs. Interrogé durant sa pige à l'ADO sur ses avatars au Sporting, le joueur a dit " J'ai eu la poisse de tomber sur un entraîneur à qui je ne convenais pas et qui ne me convient pas non plus ". Il est vrai qu'au sein du 4-2-3-1 cher au coach des Mauves, seul Romelu Lukaku entrait en ligne de compte, ces derniers mois, pour le poste d'attaquant le plus avancé. Les rares fois où Jacobs a dérogé à son schéma classique (comme vendredi passé, avec son 4-4-2 face à Malines), c'est Tom De Sutter ou Matias Suarez qui auront eu ses faveurs. Si Bulykin fut utilisé lors de l'une ou l'autre rencontre amicale d'avant-saison, c'est pour être mis en vitrine mais sûrement pas parce qu'il faisait partie des plans de bataille du coach. Et à ceux qui observent que le Russe mériterait peut-être une nouvelle chance au Parc Astrid, vu sa belle tenue aux Pays-Bas, la réponse du T1 ne se fait pas attendre : "Comparer le foot néerlandais et le belge, c'est comme comparer les pommes et les poires ". N'empêche qu'aux Pays-Bas, Bulykin a toujours la cote, même en haut lieu. Mais, jusqu'à présent, l'Ajax et le PSV ont reculé de concert devant les 2 millions d'euros réclamés par les Bruxellois pour un joueur dont le contrat arrive à échéance en 2012. Quant au principal intéressé lui-même, fort de sa saison-canon, il n'entend pas se brader non plus et veut que les acquéreurs potentiels s'alignent sur le million d'euros bruts annuels que le RSCA lui paie. BRUNO GOVERS Jacobs a ses têtes et celle de Bulykin ne lui revient pas.