Werner Deraeve, responsable du recrutement au Parc Astrid, explique les raisons qui ont poussé les Mauves à engager Tom De Sutter :
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Werner Deraeve, responsable du recrutement au Parc Astrid, explique les raisons qui ont poussé les Mauves à engager Tom De Sutter : 1. Il a le profil : " Depuis Jan Koller, le RSCA a toujours fait une priorité de l'acquisition d'un buteur-remiseur, capable de jouer à la fois face et dos au but. Nicolas Frutos s'inscrit dans la même lignée que notre ancien attaquant tchèque et il n'en va pas autrement avec Tom, même si ses qualités de finisseur sont peut-être un peu plus pointues que celles de passeur. " 2. Il est Belge : " Avec l'arrêt- Bosman, le Sporting avait été pris au dépourvu jadis puisque nous avions perdu des éléments en fin de contrat comme Olivier Suray et Bertrand Crasson. Actuellement, dans les hautes sphères de la FIFA, les discussions vont bon train quant à la possible instauration d'une règle 6 + 5, six nationaux et cinq joueurs venus d'ailleurs. Dans cet ordre d'idées, il faut du belge et la nouvelle recrue répond à ce critère. " 3. Il est jeune : " Dans la mesure du possible, Anderlecht essaie de promouvoir ses propres talents. La preuve avec Vincent Kompany, Anthony Vanden Borre ou Mark De Man, encore actifs chez nous dans un passé récent, voire avec Olivier Deschacht et Jonathan Legear. S'il y a des promesses ailleurs, la philosophie a toujours été de tenter de les attirer. Guillaume Gillet en est une illustration, De Sutter aussi. Au même titre que notre autre transfuge récent, Michaël Cordier, considéré comme le coming-man chez les gardiens belges au moment de son passage de La Louvière au FC Brussels avant de rentrer dans le rang. Mais il a le potentiel, 4. Il est solide : " Chacun sait à quel point l'équipe est dépendante de Frutos. Le hic, c'est que l'Argentin est fragile. L'année écoulée, il n'a été titulaire au départ qu'à 13 reprises sur 34 matches. Soit un match sur trois, mais il a quand même réussi à planter 12 goals. Le problème, c'est qu'il n'y avait pas de véritable alternative. La saison passée, il y avait encore Cyril Théréau et Luigi Pieroni dans un registre plus ou moins similaire mais, depuis leur départ, il n'y avait que Kanu comme rechange. Mais le Brésilien n'est pas encore prêt et nous avons préféré qu'il s'aguerrisse au Cercle. De Sutter, lui, s'impose comme titulaire valable en cas d'absence de Frutos mais, en outre, est parfaitement capable de fonctionner à ses côtés. " 5. Il permet une autre tactique : " La saison passée, face à Saint-Trond, nous avions éprouvé les pires difficultés à faire sauter le verrou. Ce n'était que suite à l'introduction au jeu de Pieroni, au côté de Frutos, que nous avions alors réussi à prendre le large. L'équipe était alors passée du 4-3-3 à un 4-4-2 qui avait fait mal. Suite au remodelage du noyau, l'été dernier, nous ne disposions plus du matériel humain pour passer d'une variante à l'autre, même si Matias Suarez constitue une option, en léger décrochage par rapport à une pointe, et qu'une association à deux devant est parfaitement envisageable avec lui. De Sutter me paraît toutefois davantage à même de remplir ce rôle que Suarez, que je préfère personnellement en léger décrochage sur le flanc. " 6. Il a la fibre mauve : " De Sutter a toujours été un supporter acharné des Mauves. Ce n'est peut-être pas un facteur déterminant mais il compte. Nous avons raté Moussa Dembélé autrefois parce qu'il préférait l'AZ à Anderlecht. Le club néerlandais était une fois de plus sur les rangs pour embrigader De Sutter. Avec de meilleures conditions financières à la clé. Mais c'est la fibre qui a joué. "