Avant, vous étiez supporter de Waterschei. Quel souvenir gardez-vous des chocs face à Winterslag ? A Waterschei, nous étions proches des joueurs et il y avait toujours une grosse ambiance mais lors de la visite de Winterslag, c'était pire que jamais. Les deux clubs s'entendaient comme chien et chat et les supporters de l'un ne fréquentaient jamais le stade de l'autre. C'est d'ailleurs ce qui explique que les fans purs et durs des deux clubs n'ont pas suivi au moment de la fusion. En ce qui me concerne, je n'ai jamais été extrémiste à ce point. Pierre Denier, par exemple, représentait Winterslag mais vous avouerez avec moi qu'il est impossible de se fâcher avec un homme aussi gentil.

Aujourd'hui, les derbies limbourgeois ont disparu.
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Aujourd'hui, les derbies limbourgeois ont disparu. Je regrette que Lommel et Saint-Trond ne soient plus là. C'étaient des matches terriblement tendus, l'ambiance était à son comble. Pour nous, Saint-Trond peut remonter tout de suite en D1 (il rit). Ces dernières années, ce sont les clubs les plus proches de Genk qui sont descendus : Westerlo, Saint-Trond, le Beerschot... Ils ont été remplacés par des clubs comme Ostende. Cela explique le fait que nous avons de moins en moins de supporters en déplacement. Avant, il y avait toujours une quarantaine d'autocars. Maintenant, à peine la moitié... C'est compréhensible, d'autant que tous les matches sont diffusés à la télévision. Avant, lorsque Waterschei jouait en Coupe d'Europe, nous voulions tous être au stade et nous chantions à tue-tête des heures avant le coup d'envoi car nous savions que nous ne connaîtrions pas deux fois la même expérience au cours de notre vie. Aujourd'hui, Genk est un grand club et une qualification européenne est devenue quelque chose de presque banal. Je ne compte plus. Cela fait presque cinquante ans que je me rends au même endroit puisque le Fenix Stadion a été construit à l'endroit de l'ancien stade de Waterschei. Je m'y suis toujours bien amusé, dès le premier match, même si ce n'était pas toujours facile d'y arriver. Avant, je faisais 26 km à vélo pour aller voir les matches. Et je dois bien avouer que je mettais toujours beaucoup plus de temps au retour qu'à l'aller (il rit). Ça fait partie de ma vie, je ne pourrais pas m'en passer. Actuellement, je suis parfois au stade cinq jours sur sept car j'aide à ranger après les matches à domicile et je vais chercher des tickets pour notre club de supporters, les Racing Devils. Je n'imagine pas qu'un jour, je puisse en avoir assez.?PAR JENS D'HONDT - PHOTOS: IMAGEGLOBE" Avant, je faisais 26 km à vélo pour aller au match. Et je dois bien avouer que le retour durait toujours beaucoup plus longtemps que l'aller. "