En tête de la Bundesliga, quart de finaliste de la Ligue des Champions et demi-finaliste de la Coupe d'Allemagne : comme chaque année, l'ouragan Bayern Munich fait des ravages sur la planète foot. Quels que soient l'entraîneur et les directives, le Bayern est toujours aussi imperturbable.
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En tête de la Bundesliga, quart de finaliste de la Ligue des Champions et demi-finaliste de la Coupe d'Allemagne : comme chaque année, l'ouragan Bayern Munich fait des ravages sur la planète foot. Quels que soient l'entraîneur et les directives, le Bayern est toujours aussi imperturbable. Du plaisir, Arjen Robben en prend aussi. Le Hollandais dispute sa huitième saison sous le maillot munichois. Il a été champion à cinq reprises et a remporté la Ligue des Champions en 2013. Sans oublier quatre coupes d'Allemagne, une coupe UEFA et un titre de joueur de l'année en Bundesliga (2010). ARJEN ROBBEN : Le plus important, c'est de toujours jouer en équipe, d'être très compacts, très homogènes. Contre Arsenal, ça s'est très bien passé mais il y a des fois où nous devrions mieux faire circuler le ballon, hausser le rythme et être moins prévisibles. ROBBEN : Ces dernières années, sous la direction de Pep Guardiola, nous avons dominé tout en jouant un peu différemment. Le nouvel entraîneur nous demande de jouer davantage en reconversion. Chaque entraîneur a sa philosophie. Après Jupp Heynckes, nous avons dû nous adapter à Guardiola. Cela ne veut pas dire que l'un est meilleur que l'autre : ce sont tous des entraîneurs de classe mondiale. ROBBEN : Non. Nous avons toujours les mêmes missions. L'entraîneur ne nous permet pas de monter sur le terrain et de faire ce que nous voulons. Mon jeu a très peu changé sous la direction de Carlo Ancelotti. Il nous laisse certaines libertés et j'en ai besoin. Au fil du temps, bien entendu, je connais la musique. L'essentiel, c'est de bien utiliser les espaces et de causer la surprise. Il faut donc avoir l'esprit libéré. C'est le plus important. Je ne fais rien de spécial pour cela mais pour moi, chaque match est un challenge, une fête. ROBBEN : Bien entendu, la génération actuelle est différente. Je pourrais passer mon temps à râler mais je préfère essayer de comprendre les jeunes, de voir ce qui se passe dans leur tête. Le plus important, c'est de constater à l'entraînement que les jeunes veulent apprendre leur métier. S'ils passent leur temps libre à jouer à la PlayStation, c'est leur affaire. ROBBEN : Quand même un peu. Je pense qu'à l'avenir, il est important que le Bayern conserve son identité. Evidemment, il faut acheter des joueurs de qualité mais le plus important, c'est le club. Il y a tellement de personnes compétentes à la direction et dans tous les départements que je ne me fais aucun souci. Les différents départements collaborent parfaitement et la communication entre le club et les fans est parfaite. ROBBEN : Je serais un bon capitaine. Je remplis d'ailleurs déjà ce rôle en équipe nationale. Si j'avais 28 ans, j'accepterais mais aujourd'hui, non car j'en ai déjà 33. De toute façon, pas besoin d'être capitaine pour prendre ses responsabilités. ROBBEN : Il est bien entendu que, pour les étrangers, l'allemand n'est pas une langue facile. Dans le vestiaire, nous ne parlons pas toujours allemand mais les joueurs doivent montrer qu'ils veulent apprendre cette langue. Et ils doivent s'imprégner de la culture du club. ROBBEN : Je me sens très bien ici. Pas seulement sur le terrain mais aussi grâce à tous les gens qui travaillent au club. Pour ce qui est de l'ambiance et des bonnes manières, le Bayern est en effet une grande famille. Ici, tout est au même endroit, y compris les bureaux. C'est très important. Dans certains clubs, le centre d'entraînement est à l'écart des bureaux, qui sont au stade. Il n'y a donc pas de contacts entre les gens. ROBBEN : Mon contrat expire en 2018. Après, on verra. Je n'ai pas encore beaucoup pensé à l'avenir. J'ai appris qu'au cours d'une carrière, on ne pouvait rien exclure. Quand on voit l'argent qui circule en Chine... Avec de telles propositions, les dirigeants de clubs chinois vous obligent à réfléchir. ROBBEN : L'argent n'a jamais été le facteur déterminant pour moi et c'est peut-être ce qui m'a permis de faire une telle carrière. J'ai toujours fait passer l'aspect sportif avant tout et cela ne changera pas. Il y a dès lors très peu de chance que j'aille jouer en Chine. Quant au nombre d'années qu'il me reste à jouer, ça dépend de mon corps. La seule chose que je peux dire, c'est que je me soigne très bien. Au lendemain d'un match, même si nous avons congé, je reste en mouvement. Je ne me soucie pas de l'avenir. Je n'ai aucune idée de ce que je ferai après ma carrière. Je me dis parfois que je ferais un bon entraîneur mais il y a des moments où je vois les choses autrement. PAR KARL-HEINZ WILD - PHOTO BELGAIMAGE" L'argent n'a jamais été un facteur déterminant pour moi. C'est peut-être grâce à cela que j'ai fait une telle carrière. " - ARJEN ROBBEN