FÉDÉRATION. Les Emirats Arabes Unis sont une fédération rassemblant sept émirats disposant d'une large autonomie. Les plus connus sont Abu Dhabi, qui est également leur capitale, et Dubaï. Ils étaient neuf lors de leur fondation en 1971 mais Bahreïn et le Qatar ont rapidement fait sécession. Ces Etats constituent les six Etats du Golfe de la péninsule arabe, avec le Koweït, Oman et l'Arabie Saoudite. Avant qu'on y découvre d'importantes réserves de pétrole, il y a 40 ans, les Emirats vivaient en tribus nomades et leurs habitants se déplaçaient à dos de chameau.
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FÉDÉRATION. Les Emirats Arabes Unis sont une fédération rassemblant sept émirats disposant d'une large autonomie. Les plus connus sont Abu Dhabi, qui est également leur capitale, et Dubaï. Ils étaient neuf lors de leur fondation en 1971 mais Bahreïn et le Qatar ont rapidement fait sécession. Ces Etats constituent les six Etats du Golfe de la péninsule arabe, avec le Koweït, Oman et l'Arabie Saoudite. Avant qu'on y découvre d'importantes réserves de pétrole, il y a 40 ans, les Emirats vivaient en tribus nomades et leurs habitants se déplaçaient à dos de chameau. RIVALITÉ. La rivalité fait rage entre Abu Dhabi, Dubaï, Doha (capitale du Qatar) et Muscat (capitale d'Oman). Toutes ces villes revendiquent le rôle de plaque tournante entre l'Europe, l'Afrique et l'Asie. Dubaï prépare déjà le moment où le pétrole se tarira en investissant massivement dans le secteur touristique. Il rêve aussi de détrôner Singapour comme centre financier international. Nulle part ailleurs les gratte-ciel ne sont plus hauts. Symbole ultime, le Burj Al Arab, le seul hôtel sept étoiles au monde, à la forme de voile. Il possède une plate-forme d'atterrissage pour les hélicoptères à 211 mètres de haut. Il y a un an, Andre Agassi et Roger Federer y ont disputé une partie de tennis en guise de pub. Autre symbole, Dubaï Palm Island, une île de vacances artificielle en forme de palmier. On vient aussi d'inaugurer une immense salle de ski alpin en plein milieu du désert ! GOLF CUP 2007. Le Qatar naturalise des sportifs de niveau international pour rafler des médailles. La FIFA est intervenue quand le footballeur brésilien Ailton s'est vu proposer un passeport en échange d'une forte somme d'argent. Cependant, l'Arabie Saoudite est qualifiée pour le Mondial et Bahreïn n'a raté le coche que d'un cheveu dans ses matches de barrage contre la Trinité & Tobago. Faute de perdre la face, les Emirats Arabes Unis ne peuvent être en reste. En janvier 2007, ils organisent donc la prestigieuse Golf Cup. Abu Dhabi espère accueillir le match d'ouverture et la finale dans son nouveau stade Al Jazira, au détriment de Dubaï, qui a déjà une réputation solide dans le calendrier sportif international, grâce notamment au Desert Challenge, à une course de F1 et à un tournoi de tennis WTA et ATP. RECORDMAN DES TITRES. La D1 compte douze équipes. Trois viennent d'Abu Dhabi : Al Ain, Al Wahda et Al Jazira. Al Ain est le recordman des titres. Il a partagé les huit derniers avec le champion actuel, Al Wahda. Le palmarès d'Al Jazira est encore vierge. Dubaï n'a plus remporté de titre depuis 1997 et le succès d'Al Wasl, l'ancien club de Johan Boskamp. Dubaï a quatre cercles : outre Al Wasl, Al Ahli, Al Nasr et Al Shahab. Pour tenter de mettre fin à l'hégémonie d'Abu Dhabi, ces formations ont accompli quelques pas prudents vers le professionnalisme cette saison. INVASION ALLEMANDE. Le titre d'Al Wahda, sous la direction de Rainer Holleman, a induit une petite invasion d'entraîneurs allemands. Ils étaient cinq à entamer le championnat, le plus connu étant Winfried Schäfer (Al Ahli). Les Pays-Bas, la Tchéquie, la France, la Bosnie, la Serbie, le Brésil et les Emirats fournissent chacun un coach. Il n'y a pas de joueurs de renommée mondiale. La plupart des étrangers, inconnus, viennent d'Amérique latine, avec en tête le Brésil (six joueurs) et l'Argentine (trois). Nenad Jestrovic et un Bosniaque sont les seuls Européens du lot. L'Ivoirien Ebrahima Diyaki (Al Jazira) a été élu meilleur joueur étranger la saison passée. Le transfert le plus marquant des Emirats est celui de l'avant iranien Ali Karimi, surnommé le Maradona asiatique, qui a quitté Al Ahli pour le Bayern l'été dernier.