Mercredi dernier, nos Diables Rouges ont subi un 1-4 de la honte à Bruxelles contre un Maroc qui ne pèse pas lourd mondialement. Jusqu'à présent, nos internationaux ont officiellement très légèrement soutenu René Vandereycken, mais l'ont surtout... supporté. Mais quand un coach reste adoré par sa direction en cas de mauvais résultats répétés, il finit toujours par se rendre insupportable aux yeux de ses joueurs. Ces derniers sont obligés d'évoluer dans un contexte qui ne leur permet pas de jouer à leur juste valeur, ce que leur fierté et leur valeur marchande ne supportent jamais longtemps. Quand ils entrent dans ce mode de pensée, on peut commencer à compter les jours qui restent au coach en place.
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Mercredi dernier, nos Diables Rouges ont subi un 1-4 de la honte à Bruxelles contre un Maroc qui ne pèse pas lourd mondialement. Jusqu'à présent, nos internationaux ont officiellement très légèrement soutenu René Vandereycken, mais l'ont surtout... supporté. Mais quand un coach reste adoré par sa direction en cas de mauvais résultats répétés, il finit toujours par se rendre insupportable aux yeux de ses joueurs. Ces derniers sont obligés d'évoluer dans un contexte qui ne leur permet pas de jouer à leur juste valeur, ce que leur fierté et leur valeur marchande ne supportent jamais longtemps. Quand ils entrent dans ce mode de pensée, on peut commencer à compter les jours qui restent au coach en place. Après Belgique-Maroc, Vincent Kompany a été très dur envers Vandereycken à la radio de la RTBF en disant : -On aurait perdu contre n'importe quel adversaire (...) c'est un problème de tactique et de confiance... Quand on voit DanielVan Buyten, par exemple, évoluer avec les Diables, il n'a rien à voir avec le joueur du Bayern, sorte de super héros qui commet bien sa floche par match mais qui est toujours capable de se rattraper. Avec notre équipe nationale, il joue tellement crispé qu'il fait mal au c£ur. La tactique, c'est le rayon du coach mais VDE ne parvient pas à trouver la solution depuis ses débuts sous les boules de l'Atomium. Il a déjà fait jouer 48 joueurs sans avoir jamais trouvé une ligne directrice. Quand on étudie son bilan chiffré des 21 matches amicaux et officiels dirigés depuis le 1er mars 2006 au Luxembourg, on arrive à 8 victoires, 5 nuls et 8 défaites. Mais quand on ne prend que les 14 matches officiels de qualification pour l'EURO de juin prochain qui se déroulera sans nous, on compte 5 victoires, 6 défaites et 3 nuls. On a déjà viré des coaches pour des résultats moins médiocres. Cela aurait d'ailleurs dû arriver en juin dernier, quand le 2-0 encaissé en Finlande était la cinquième (!) défaite d'affilée des Diables... La persistance de Vandereycken à la tête des Diables n'est cependant plus une énigme quand on réalise la foi injustifiable avec laquelle il est soutenu par notre président national François De Keersmaecker. Il continue de se fendre de déclarations surréalistes à l'égard de son coach chéri : voyez la rubrique Vraiment dans Zapping en page 85 pour votre édification définitive. Le paradoxe reste entier : rien ne va avec l'intouchable VDE. Et à l'heure où de plus en plus de nos Belges possèdent des positions enviables dans des clubs qui ne sont tout de même pas des ramassis de troisièmes garnitures internationales, on doit réagir. Le moment approche... VDE sera normalement le grand patron de l'équipe olympique que Jean-François de Sart a qualifiée et dont on se demande quelle quantité de pouvoir il conserve encore. Dans ce contexte, l'heure est grave. Dans le monde entier, à l'image de la France, les Olympiens se rebellent contre le gouvernement chinois. La date du début des Jeux est le 8 août prochain et Pékin est toujours aussi approximative dans son respect des droits de l'homme qu'au moment où elle avait promis de modifier son attitude en obtenant l'organisation. Les récents événements du Tibet ont, notamment, prouvé que les Chinois ne tiennent pas leurs promesses. Du coup, dans certains pays est née chez les sportifs l'idée de boycotter la cérémonie d'ouverture. Les champions n'ont pas que des muscles, ils ont aussi un cerveau. Ces garçons et filles sont tous professionnels et ne dépendent plus des JO pour réussir leur carrière. Le temps où ces Jeux étaient le seul rendez-vous important des athlètes, nageurs et gymnastes est révolu. Ils se sentent totalement libres d'accepter de les jouer ou pas. En boycotter l'ouverture constitue une très bonne idée : on ne toucherait pas aux compétitions en elles-mêmes mais on ferait mal à des organisateurs pour qui cette cérémonie est toujours lourde de sens politique et commercial, car très médiatisée. Et si les choses se passaient mal par la suite, on pourrait toujours boycotter la cérémonie de fermeture... En ce qui concerne les Diables olympiques de de Sart, le défi est multiple : avant de prester, ils devront non seulement s'inscrire dans un boycott partiel éventuel comme tous leurs collègues olympiens, mais aussi prendre position vis-à-vis du gouvernement central du foot belge. Comme Kompany a commencé à le faire, volontairement ou involontairement. PAR JOHN BAETE