A Mons, les résultats ne suivent pas et il est parfois difficile d'obtenir l'interview d'un joueur après une défaite. On dit même que certains, comme Frédéric Herpoel, ont reçu l'interdiction de parler. Quand des journalistes lui demandent des nouvelles de son état de santé, le capitaine refuse de répondre. Ce qui n'a pas manqué de heurter les supporters. Mais selon Alain Lommers, le directeur général, il y a des nu...

A Mons, les résultats ne suivent pas et il est parfois difficile d'obtenir l'interview d'un joueur après une défaite. On dit même que certains, comme Frédéric Herpoel, ont reçu l'interdiction de parler. Quand des journalistes lui demandent des nouvelles de son état de santé, le capitaine refuse de répondre. Ce qui n'a pas manqué de heurter les supporters. Mais selon Alain Lommers, le directeur général, il y a des nuances : " Nous n'avons refusé à personne le droit de donner des interviews. J'ai juste envoyé une note à l'ensemble du personnel en rappelant qu'un membre du club doit s'exprimer sur les sujets qui le concernent. Point à la ligne. Les joueurs ne sont pas habilités à parler des finances ou des infrastructures - NDLR Herpoel s'était récemment exprimé avec ironie sur les douches trop chaudes des vestiaires, sur le stade ou les transferts -, il y a assez de personnes compétentes pour le faire. " Face à cette censure, Herpoel a préféré se taire définitivement. Lommers : " Si c'est la décision qu'il a prise, tant mieux pour nous. Cela évitera des déclarations sur des sujets qui ne le concernent pas. " Le 4 décembre prochain, la RTBF diffusera Valence-Bruges, la troisième rencontre de poule des joueurs de Jacky Mathijssen. Fâché du traitement médiatique limité que lui réserve Sud Presse, la direction de Tubize a décidé de boycotter les journalistes du quotidien. " Raymond Langendries, le président du club, souhaiterait que nous donnions plus de visibilité à son club ", explique Yves Simon, le responsable des sports du groupe. " Mais qu'on ne vienne pas nous dire que nous ne faisons rien. Nous avons consacré une page à Gregory Dufer, réuni les Langendries père et fils, évoqué la méthode Cartier et les chants racistes des supporters de Genk... Tout est question d'intérêt médiatique. Surtout quand je prends en compte le nombre de clubs francophones en D1, D2, D3 et Promotions. Même à la RTBF, qui est pourtant bien placée pour parler de Tubize, la couverture n'est pas importante. Notre problème est que nous ne disposons pas d'une édition dans le Brabant wallon, qui pourrait faire de Tubize son club phare. " En attendant, ce sont les supporters qui paient les pots cassés et les autres groupes médiatiques qui recueillent les lecteurs frustrés.