Un président pris de vitesse par le site internet de son club: c'est ce qui s'est passé au FC Liège. Les internautes proches de l'équipe sont parmi les plus dynamiques du pays. Ils savaient que les relations entre le président Michel Evrard et Marc Grosjean n'étaient pas au beau fixe depuis un petit temps. Le différend n'était pas du tout sportif. Grosjean a sauvé le club de la relégation la ...

Un président pris de vitesse par le site internet de son club: c'est ce qui s'est passé au FC Liège. Les internautes proches de l'équipe sont parmi les plus dynamiques du pays. Ils savaient que les relations entre le président Michel Evrard et Marc Grosjean n'étaient pas au beau fixe depuis un petit temps. Le différend n'était pas du tout sportif. Grosjean a sauvé le club de la relégation la saison passée, réorganisé le groupe qui n'a qu'un très gros problème cette saison: l'absence d'un buteur. Les finances de Liège ne se portent pas bien (déficit de 19 millions?) et le trou pourrait s'agrandir au point de poser des problèmes afin de garder la licence. C'est dans ce climat très difficile que Grosjean et Evrard se sont éloignés l'un de l'autre. Evrard n'est pas aisé à suivre, change souvent d'avis à propos de tout. Actionnaire majoritaire de Liège, il s'inquiète parfois de son conseil d'administration comme un poisson d'une pomme. Le président a contacté Henri Depireux. Le King l'a écouté, comme tout coach en attente d'un club l'aurait fait, et lia son accord au départ de Grosjean. La rumeur rapporta que le King avait des sponsors dans sa besace. Faux, selon lui: Liège lui offrait 20% sur les annonceurs qu'il pourrait trouver, rien de plus. Evrard avait besoin d'un grand nom à utiliser comme un pied de biche pour faire sauter Grosjean. Il l'avait trouvé avec Depireux qui n'imaginait pas cela. Le King a mesuré que les jeunes le connaissent à peine: loin des yeux, loin du coeur. Ils l'ont tacklé sur internet et devant un hôtel liégeois. Grosjean est plus connu que Depireux. Le King a été refroidi, n'avait pas envie d'être insulté, déplore la mise à l'écart de son fils Eric (qui selon lui paye car il s'appelle Depireux) et croyait que Liège était son club, celui de sa jeunesse mais le temps a passé. Pas de tapis rouge pour lui, pour Grosjean bien. Le groupe et le CA ont fait bloc derrière le coach, écarté mercredi mais dirigeant l'entraînement le lendemain. Le président tirera-t-il les conclusions qui s'imposent à l'issue de cette semaine de folie. Et que compte faire Guy Mathot pour trouver de l'argent pour le club du Pairay? (P.Bilic)photo système