Censé raviver la flamme de l'espoir, le diptyque Mons-Saint-Trond n'a pas apporté la lueur escomptée pour les footballeurs du FC Brussels. Deux points sur six (un contre les Dragons et l'autre, samedi passé, au Staaien, face aux Canaris), c'est tout simplement insuffisant devant des rivaux directs dans la lutte pour le sauvetage. Seule consolation pour les Molenbeekois : l'écart n'a pas grandi vis-à-vis de ses compagnons d'infortune, puisque dans le même temps que les Coalisés prenaient un point mérité en Hesbaye, les gars de l'Albert étaient contraints au partage face à l'étonnant FC Dender, bien parti désormais pour se sauver, à l'instar de l'autre montant, le FC Malines, qui paraît lui aussi avoir digéré son passage parmi l'élite après un premier tour cahin-caha.
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Censé raviver la flamme de l'espoir, le diptyque Mons-Saint-Trond n'a pas apporté la lueur escomptée pour les footballeurs du FC Brussels. Deux points sur six (un contre les Dragons et l'autre, samedi passé, au Staaien, face aux Canaris), c'est tout simplement insuffisant devant des rivaux directs dans la lutte pour le sauvetage. Seule consolation pour les Molenbeekois : l'écart n'a pas grandi vis-à-vis de ses compagnons d'infortune, puisque dans le même temps que les Coalisés prenaient un point mérité en Hesbaye, les gars de l'Albert étaient contraints au partage face à l'étonnant FC Dender, bien parti désormais pour se sauver, à l'instar de l'autre montant, le FC Malines, qui paraît lui aussi avoir digéré son passage parmi l'élite après un premier tour cahin-caha. Pour en revenir aux Rouge et Noir, on peut se demander, après coup, si leur entraîneur, Franky Van der Elst, ne se mordra pas les doigts, à l'heure des bilans, de ne pas avoir opté d'entrée de jeu, à Saint-Trond, pour la titularisation de deux attaquants dans son onze de base. Il s'était en effet prononcé pour une seule pointe, le Suédois Olof Guterstam en l'occurrence, qui paraissait bien léger face au métier des cerbères locaux, Nicky Hayen et Timothy Dreesen. L'absence de répondant, en front de bandière, n'allait d'ailleurs pas demeurer sans suite pour les Molenbeekois puisque cette disposition permit aux joueurs locaux de faire coulisser à intervalles réguliers leurs backs dans l'entrejeu. Et c'est justement l'un d'eux, Mark Hendrikx, qui, après une montée en ligne, ouvrit la marque. L'introduction de Christian Landu-Tubi, en tout début de seconde période, allait modifier sensiblement la donne. D'accord, le Congolais ne sera jamais un pourfendeur des défenses. On n'en veut pour preuve que l'occasion qu'il galvauda peu avant l'heure de jeu sur un caviar du jeune Valery Sorokin, de loin le meilleur Molenbeekois sur le terrain et qui fut, une quinzaine de minutes plus tard, à la base de la parité réalisée par son compère nordique. Mais Landu aura au moins eu le mérite de tenir en respect l'un ou l'autre adversaire. Et comme Hendrikx devait être détaché à la garde de Matumona Zola, remuant à souhait, après le thé, le Brussels eut de plus en plus la mainmise sur le jeu en deuxième période, au point d'hériter des meilleures occasions. Davantage que l'unité prise, c'est surtout le moral des troupes molenbeekoises qui aura été boosté. C'est d'ailleurs fou comme un but peut, parfois, transcender une équipe. Au cours des 45 premières minutes, les Coalisés étaient quasiment apparus comme des victimes consentantes. L'ardeur au travail était là, certes, mais pas vraiment cette hargne propre à ceux qui se surpassent. Les fameuses deuxièmes balles en disaient long à ce sujet. Le coach molenbeekois avait effectivement choisi d'aligner Christ Bruno et Alan Haydock au centre de la défense. Gage de routine, bien sûr, mais déficit de taille évident face au longiligne Adamo Coulibaly et, dans une moindre mesure, Michal Pospisil. Du coup, les ballons renvoyés vaille que vaille par ce duo relevaient de la plus haute importance. Avant le repos, c'était le néant en matière de récupération à ce niveau et, aux abords des 16 mètres, les Canaris pouvaient s'en donner à coeur joie. Mais après la pause, a fortiori à la suite du but égalisateur, le combat changea subitement d'âme avec des visiteurs subitement plus accrocheurs, au rang desquels le grand Cheikhou Kouyaté, aidé par Julien Gorius, se permit de mettre sous l'éteignoir le trio d'en face formé de Peter Delorge, Sander Debroux et Rocky Peeters. " Pour la deuxième fois, coup sur coup, nous sommes parvenus à renverser in extremis une situation compromise ", commentait à l'issue des débats Alan Haydock. " En soi, nous sommes bien sûr éloignés du 9 sur 9 dont nous rêvions face à Roulers, Mons et Saint-Trond. Mais nous avons au moins eu le mérite de montrer que nous n'étions pas morts et qu'il faudra composer avec nous jusqu'au bout. Malgré la difficulté de la tâche, j'y crois car nous sommes dans une spirale positive. Tout le monde ne peut pas en dire autant. Je songe à Mouscron, par exemple, qui, en dépit du point glané à Lokeren, reste sur un 4 sur 36. Avec notre 2 sur 9, tout bien considéré, nous nous serons montrés deux fois plus performants que les Hurlus. Chacun mange son pain noir à l'un ou l'autre moment de la saison. D'autres y seront exposés aussi. Je reste convaincu que la lutte pour le maintien ne va pas se limiter à trois formations. L'Excel et même Lokeren ne sont pas à l'abri. Les gars de Daknam sont peut-être les champions des nuls, comme nous la saison passée. Mais cela ne permet guère de progresser au classement et les troupes de Georges Leekens le vérifient actuellement ". Lokeren, c'est justement l'adversaire du Brussels ce week-end. Une phalange qui devra être synonyme de prise de point(s) car avec des matches contre le Club Bruges et le Germinal Beerschot en perspective, la moisson risque de ne pas être grandiose. Il n'empêche que Gorius veut positiver lui aussi. " Contre les grands, tout ce qu'on prend c'est du bonus ", dit-il. " Mais c'est surtout au cours de la séquence suivante qu'il faudra emmagasiner du capital. Nous en découdrons alors respectivement contre Charleroi, Malines, Dender et Mouscron. Ces quatre matches-là pèseront lourd dans la balance. D'ici là, nous aurons vraisemblablement récupéré des gars précieux comme Richard Culek ou Mickaël Citony. Sans compter que les nouveaux venus, à l'image de Guterstam, auront eu quelques matches de plus pour s'aguerrir. Tout cela m'autorise à dire que nous vendrons chèrement notre peau et que la concurrence est loin, très loin même, d'être débarrassée de nous ". par bruno govers - photo: belga