Ce chapitre est clos. A 33 ans, Steffi Graf peut se réentraîner. Course, vélo, haltères. Elle s'y emploie deux à trois fois par semaine. Course, vélo, haltères. Et le tennis? Rarement. Quoiqu'un peu plus ces derniers mois, comme sparring-partner de son époux. "La blessure d'Andre à la main a guéri très lentement. A ce moment, j'ai échangé des balles avec lui. J'ai adoré ça".
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Ce chapitre est clos. A 33 ans, Steffi Graf peut se réentraîner. Course, vélo, haltères. Elle s'y emploie deux à trois fois par semaine. Course, vélo, haltères. Et le tennis? Rarement. Quoiqu'un peu plus ces derniers mois, comme sparring-partner de son époux. "La blessure d'Andre à la main a guéri très lentement. A ce moment, j'ai échangé des balles avec lui. J'ai adoré ça". Et son niveau? "Evidemment, quand je joue contre Andre, je livre le meilleur de moi-même. Je suis surmotivée et je me fâche quand mes coups sont mauvais. Mais ce n'est plus comme avant. Je suis devenue nettement plus calme".Même les paparazzi ne parviennent plus à la faire exploser. Pourtant, Steffi Graf a été bombardée dans la high society, entre-temps. Lorsqu'Andre Agassi lui a fait découvrir sa maison, elle n'en croyait pas ses yeux: elle pouvait amener sa voiture jusqu'au seuil, sans le moindre problème! Aucun photographe ne les attendait. Ce chapitre est également clôturé. Le couple est suivi pas à pas par des journalistes en quête de sensation. Elle rétorque: "Nous tentons de ne pas y prêter attention. Ils prenaient même des photos la nuit. Quand nous étions à l'intérieur, ils rôdaient autour de la maison, grimpaient dans les arbres. Nous avons déployé des écrans dans tout le jardin. C'est la seule façon de mener une existence normale".Car elle veut à tout prix mener une vie normale.Elle le jure: elle n'a pas encore regretté un instant le tennis de haut niveau. "Il fait partie de ma vie précédente. Je ne regrette pas que ce volet soit refermé. D'ailleurs, je n'aurais jamais imaginé que ce serait aussi facile".Elle admet avoir eu de la chance. La chance d'arrêter à temps et de faire la connaissance d'Andre. Ou plutôt, de le découvrir sous un autre jour. Le hasard a bien fait les choses. Il y a quelques années, elle ne pensait pas du tout à fonder une famille. Steffi Graf: "Au terme de ma carrière, je voulais découvrir ma propre personne et le reste du monde". Le destin en a décidé autrement.Serait-elle heureuse? Oui, sans la moindre réticence. Bien plus heureuse qu'avant. Son bonheur est construit sur des fondations plus durables. Il n'est pas comparable à la joie fugitive à laquelle sont condamnés les sportifs de haut niveau. "Un sportif ne peut jamais savourer longtemps son bonheur, sa satisfaction. Il a déjà fait ses bagages, il se prépare à une autre compétition. Ce stress est permanent. On oscille sans cesse entre joie et déception. On ne peut pas savourer son bonheur de manière continue. On ne connaît pas la paix intérieure".Steffi Graf vit maintenant cette plénitude. "Etre avec mon mari, entendre notre fils rire et gazouiller: voilà des moments mille fois plus beaux que ceux que m'a offerts le sport". Ben Herremans,