Cela ne devrait pas constituer de problème pour Stefan Everts. A moins que le ciel ne lui tombe sur la tête ou quelque chose de ce genre, il va dépasser cette saison le record de 50 victoires en GP et ce sixième titre mondial qui l'amènerait à hauteur de Joël Robert devrait aussi tomber dans son escarcelle.
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Cela ne devrait pas constituer de problème pour Stefan Everts. A moins que le ciel ne lui tombe sur la tête ou quelque chose de ce genre, il va dépasser cette saison le record de 50 victoires en GP et ce sixième titre mondial qui l'amènerait à hauteur de Joël Robert devrait aussi tomber dans son escarcelle.Avec tout notre respect pour Joël Smets et Marnicq Bervoets, Everts n'a théoriquement pas de véritable adversaire. C'est précisément le plus grand danger qui guette le Limbourgeois. La valeur d'une victoire ou d'un titre mondial ne représente plus grand-chose pour un homme de sa stature. Prenez un GP, au hasard. Tout le monde attend de lui qu'il gagne. Et probablement lui le premier... Quelle poussée d'adrénaline offre encore une telle victoire et la course qui l'y conduit? On peut craindre qu'elle ne soit très faible. C'est dans la tête? "Non, je dois trouver le déclic qui me permette de retirer le maximum de mon moteur et de mon corps".Le problème d'Everts, c'est qu'il se bat contre un fantôme. Joël Robert n'existe plus que dans les classements et les livres d'histoire. Comment rouler face à un concurrent qui n'est jamais devant, ni derrière vous? Un adversaire qui a roulé à une autre époque. Bref, cette saison, Stefan Everts roule contre lui-même.En 1999, il y a lourdement chuté et s'est retrouvé avec le genou en morceaux. Il ne tenait plus que par un tendon. La saison 1999 était finie avant qu'elle ne commence et quand il est revenu à la compétition, les trophées étaient attribués depuis longtemps.En 2000, rebelote à Beaucaire. Everts s'y fracture le bras. Cette fois, il revient rapidement, mais il doit se contenter d'une place d'honneur. Deux années perdues? Pas vraiment. Il a 29 ans, mais en fait, c'est comme s'il en avait 27. Etre revenu au plus haut niveau après deux saisons sur la touche peut être considéré comme le plus grand triomphe de sa carrière, comme le fait que, depuis quelques années, il n'est plus le fils de HarryEverts (quatre titres mondiaux) mais que c'est plutôt Harry qui est son père... Après deux ans de repos forcé, les batteries ne peuvent être complètement à plat: "Pendant deux ans, je n'ai été personne"... Mais n'être personne pendant deux ans vous insuffle l'ambition de redevenir quelqu'un. Et, une fois que vous êtes redevenu quelqu'un, de le rester. Ben Herremans,Cette saison, son principal adversaire est le fantôme de Joël Robert