Samedi, en tête de la Premier League, une surprise : Portsmouth, cette petite équipe du sud qui a assuré son maintien de justesse, en mai dernier. Elle a gagné quatre de ses cinq premiers matches sans encaisser un seul but. Certes, l'opposition n'était pas redoutable : Wigan, Manchester City, Blackburn, Middlesbrough et Charlton. Mais c'est quand même un bilan impressionnant pour une formation qui a encaissé 67 buts lors du dernier exercice.
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Samedi, en tête de la Premier League, une surprise : Portsmouth, cette petite équipe du sud qui a assuré son maintien de justesse, en mai dernier. Elle a gagné quatre de ses cinq premiers matches sans encaisser un seul but. Certes, l'opposition n'était pas redoutable : Wigan, Manchester City, Blackburn, Middlesbrough et Charlton. Mais c'est quand même un bilan impressionnant pour une formation qui a encaissé 67 buts lors du dernier exercice. Est-ce le résultat du travail de Tony Adams, qui a joué 700 matches pour Arsenal ? Pas directement, affirme l'intéressé, qui refuse aussi l'étiquette de coach défensif. Adams estime que toute l'équipe doit participer à la défense et ne manque jamais de louer le travail de récupération des attaquants. Portsmouth recèle plus de talent. Le manager HarryRedknapp a attiré beaucoup de noms à Pompey : David James, encore en forme à 36 ans. Son amie résidant dans le sud, il a accepté l'offre. Les au-tres noms : Sol Campbell, qu'Arsenal trouvait trop vieux à 31 ans, Glen Johnson, l'arrière droit qui n'a pas joué une minute à Chelsea et a été loué un an, Nwankwo Kanu et Ashley Cole. Ajoutez-y d'autres talents, comme le Camerounais Douala, le Croate Niko Kranjcar et le Portugais Manuel Fernandes, transféré de Benfica pour un an, et vous serez moins surpris par le bon départ de Portsmouth. Les anciens tiendront-ils longtemps ? C'est une autre question. Campbell pense que oui. Il veut encore se produire sur la scène européenne. Ce noyau coûte cher, avec dix nouveaux venus, auxquels va peut-être s'ajouter Denilson, le Brésilien qui avait été transféré en 1998 de Sao Paulo au Betis, pour 33 millions d'euros. Il effectue un test à Portsmouth cette semaine, Bordeaux ayant renoncé à ses services en été. Ce n'est plus Milan Mandaric qui finance le club, puisqu'il a vendu ses dernières parts pour 50 millions d'euros à AlexandreGaydamak, qui était co-propriétaire depuis janvier. Agé de 30 ans, Gaydamak vit à Londres, il possède la double nationalité russe et française, et il est le fils du milliardaire russe Arcadi, qui a bâti son empire en France. Non sans quelques entourloupes car il a fait l'objet d'un mandat d'arrêt international en 2000 dans le cadre d'une vente d'armes contre du pétrole à l'Angola. Il a tout nié mais a déménagé à Moscou, où il dirige notamment une banque. Il est également impliqué dans le football comme propriétaire du Beitar Jérusalem depuis 2005. P. T'KINT