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SUPERFICIE 312.679 km2 HABITANTS 38.562.189 CAPITALE Varsovie SITE www.pzpn.plADAM NAWALKA - 58 ans - Un médian, a porté le maillot du Wisla Cracovie et de la Pologne, avec laquelle il a disputé la Coupe du Monde 1978. Il est un ancien coéquipier et ami de Zbigniew Boniek, qui, devenu président de la fédération de football, l'a débauché du Gornik Zabrze. Il a été champion de Pologne avec le Wisla Cracovie en 2001.ADAM NAWALKA : Depuis mon engagement en 2013, nous avons suivi le développement et les prestations de 72 joueurs, ce qui n'était jamais arrivé. Je ne distingue de problème à aucun poste, même si nous aurions préféré avoir plus de joueurs des grands championnats européens. Mais nous ne nous plaignons pas car l'ossature de l'équipe - Jakub Blaszczykowski, Grzegorz Krychowiak et Robert Lewandowski - déborde de talent. NAWALKA : J'ai screené les joueurs, dans leur club comme pendant nos matches, et je suis convaincu d'avoir opéré les bons choix. J'ai opté pour des joueurs que je connais bien, en lesquels je crois. Lors des précédents championnats d'Europe, la Pologne n'a jamais franchi le cap du premier tour. C'est le minimum cette fois. NAWALKA : Robert est la star absolue mais nous ne dépendons pas d'un seul joueur. Ses buts ont eu un impact énorme sur nos résultats mais à d'autres postes, Blaszczykowski (Fiorentina), Lukasz Piszczek (Borussia Dortmund) et Arkadiusz Milik (Ajax) ont été importants aussi. Surtout, je veux des joueurs motivés, qui se concurrencent de manière positive. NAWALKA : Non. L'Allemagne est clairement la favorite mais l'Ukraine et l'Irlande du Nord visent également le deuxième tour. L'Ukraine possède un solide ensemble, avec des joueurs qui sont titulaires au Shakhtar et à Séville. Nous avons vu ses matches de barrage contre la Slovénie et analysé l'équipe ces dernières semaines, en cherchant ses points forts et ses points faibles. C'est un beau groupe et, sur base des qualifications, nous pouvons être optimistes. Nous avons battu l'Allemagne 2-0, ce qui ne nous était plus arrivé en 18 matches, depuis 1933. Tactiquement et mentalement, nous étions prêts et ce sera pareil à Paris. Le programme des matches est bon aussi : nous commençons contre l'Irlande du Nord puis il y a le clash contre l'Allemagne et enfin l'Ukraine. NAWALKA : De l'engagement, même s'il ne s'agissait que de matches amicaux. Nous avons joué en équipe et la coordination entre les trois lignes s'améliore. En perte de balle, nous exerçons une pression immédiate. C'est surtout de ce point de vue que nous avons progressé l'année écoulée.Qu'Adam Nawalka aligne ses joueurs en 4-2-3-1 ou en 4-4-2, l'épine dorsale de l'équipe reste inchangée : Fabianski (Swansea) ou Szczesny (Arsenal) dans le but (le sélectionneur n'a pas encore tranché), le défenseur central Glik, le médian offensif ou second avant Milik (Ajax) et Lewandowski, roi des buts de son pays et de Bavière. Avant l'engagement de Nawalka, l'avant de 27 ans était pourtant critiqué : s'il marquait à la pelle pour ses clubs, il était muet sous le maillot polonais. Le sélectionneur l'a bombardé capitaine et a annoncé : " Je dois changer le style de jeu pour que nous puissions profiter au maximum de son sens du but. " Lewandowski est soutenu par Milik, qui joue en décrochage ou au milieu, en fonction de l'adversaire et du déroulement du match. Il a échoué au Bayer Leverkusen mais s'est épanoui à Amsterdam. Grand (1m89), il est quand même mobile. De son pied gauche, il a brossé six buts et délivré autant d'assists au tour préliminaire. Le duo central, aux avant-postes, profite des deux rapides ailiers, Grosicki (Rennes) à gauche et Blaszczykowski (Fiorentina) à droite. Krychowiak, qui a gagné l'Europa League avec Séville et a souvent été cité à Arsenal, est le pilier de l'entrejeu, par sa présence physique et sa bonne technique. A ses côtés, Zielinski doit régulièrement redescendre en défense, le problème de l'équipe. Glik est excellent depuis cinq ans au Torino mais pour les trois autres postes, Nawalka ne cesse de réaliser des tests. La Pologne a encaissé dix buts dans un groupe qui comprenait Gibraltar et la Géorgie. Ce n'est pas un bon bulletin.JERZY ENGEL EX-SÉLECTIONNEUR" Nous sommes dans une poule intéressante, avec l'Allemagne, la favorite. L'Irlande du Nord est un outsider qui peut créer la surprise, espérons qu'elle ne le fera pas dans son premier match, contre la Pologne. Dans notre troisième match, contre l'Ukraine, nous pouvons lutter pour une place au tour suivant. Un bon Robert Lewandowski est une plus-value incontestable mais la Pologne se profile surtout en bloc solide depuis quelques années. Franchir le premier tour est le minimum. " DARIUSZ SZPAKOWSKI TVP SPORT" Je suis optimiste, au vu de la campagne. Si nous atteignons ce niveau dans nos trois matches et que nos meilleurs joueurs ne se blessent pas, nous devons nous qualifier pour le tour suivant. "- Robert Lewandowski a marqué treize buts en dix matches de qualification. L'avant du Bayern est le meilleur buteur de la campagne, avec deux buts d'avance sur Zlatan Ibrahimovic. Thomas Müller, son coéquipier bavarois, a marqué neuf goals. - Après le 4-2 contre l'Islande, le co-sélectionneur scandinave Heimir Hallgrímsson était lyrique à propos des Aigles Blancs. " Offensivement, c'est une des meilleures équipes d'Europe. " La Pologne a inscrit 33 buts, deux de plus que l'Angleterre. Elle en a encaissé dix, contre trois à l'Angleterre. De toutes les équipes qualifiées, seule la Tchéquie a fait pire avec 14 buts contre.ARKADIUSZ MILIK : Après mon transfert du Bayer Leverkusen, qui m'avait loué une saison à Augsbourg, j'ai dû me faire à Amsterdam. Au club, au manager, au style de jeu, à mes coéquipiers... J'ai joué moins de matches que la saison écoulée. J'étais en concurrence avec Kolbeinn Sigthorsson. C'est terrible d'avoir perdu le titre au profit du PSV lors de la dernière journée mais individuellement, j'ai progressé. Je le dois à Dennis Bergkamp, un des adjoints, qui m'a souvent pris à part, après les entraînements, pour travailler la finition avec mon mauvais pied. Travailler avec un entraîneur pareil... Il est difficile d'expliquer précisément ce qu'il fait mais je constate que tous les attaquants ont progressé grâce à lui. MILIK : Je n'y pense pas pour le moment. Après l'EURO, je verrai quelles sont les options et je prendrai ma décision. MILIK : Quelques semaines plus tard, en revoyant les images, j'en ai eu les larmes aux yeux. Nous avons donné du bonheur à 40 millions de Polonais. Certains ont fait la fête pendant deux jours. Nous allons bientôt retrouver l'Allemagne, en sachant que nous pouvons à nouveau la battre. Surtout, nous devons faire mieux qu'il y a quatre ans. Nous serions très déçus de ne pas passer le tour. MILIK : Il m'a permis d'éclore à Gornik Zabrze, après m'avoir repéré, à 17 ans, au Rozwoj Katowice. Quatre semaines plus tard, j'effectuais mes débuts en équipe première. Il m'a fait confiance et nous avons travaillé ensemble, comme ces trois dernières années en équipe nationale. MILIK : Pour commencer, il était un footballeur respecté en Pologne. Il a joué plus de 200 matches pour le Wisla Cracovie. Il est gentil et honnête mais sévère quand il le faut. Ceux qui se donnent à fond gagnent son respect. Les joueurs aiment les entraîneurs comme lui. MILIK : Je joue dans le dos de Robert mais en cours de match, nous permutons. En profondeur, à gauche, à droite... Quand nous n'avons pas le ballon, nous nous replions en 4-5-1. Jouer avec Robert est fantastique. Ensemble, nous avons inscrit 19 buts et délivré 8 assists, c'est éloquent. Mais ne me comprenez pas mal : j'ai encore beaucoup à apprendre et Robert est meilleur que moi. " Nous avons battu l'Allemagne 2-0 en qualifications. Une première depuis 1933. " ADAM NAWALKA