L'Union Belge a contacté Georges Leekens pour succéder à Dick Advocaat après avoir songé à Michel Preud'homme et à Eric Gerets. Le premier est bloqué à Gand et le Lion de Rekem a opté pour le Maroc où il gagnera trois millions d'euros nets par an. On s'étonne du manque de considération à l'égard de Marc Wilmots. Un membre du Comité exécutif nous disait : " Il ne passe pas aux yeux des dirigeants du nord du pays. Ils redoutent son manque d'expérience. "
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L'Union Belge a contacté Georges Leekens pour succéder à Dick Advocaat après avoir songé à Michel Preud'homme et à Eric Gerets. Le premier est bloqué à Gand et le Lion de Rekem a opté pour le Maroc où il gagnera trois millions d'euros nets par an. On s'étonne du manque de considération à l'égard de Marc Wilmots. Un membre du Comité exécutif nous disait : " Il ne passe pas aux yeux des dirigeants du nord du pays. Ils redoutent son manque d'expérience. " S'ils écoutaient la voie du vestiaire de l'équipe nationale, ils auraient compris que les Diables apprécient le style et le prestige de Wilmots. Ce constat est balayé comme on a dégagé Jean-François de Sart, quatrième aux JO de Pékin et père de la jeune génération qui porte tous nos espoirs pour un meilleur avenir. D'aucuns avaient ergoté en avançant un prétendu manque de charisme. Un rouleur de mécaniques aurait-il brillé en Chine avec d'aussi petits moyens ? Wilmots et de Sart ? Brûlés sur le feu du manque de vision de l'Union Belge. Cela n'écorne en rien les atouts de Leekens qui a l'habitude de signer d'excellents résultats avec de jeunes effectifs étriqués comme c'est le cas cette saison à Courtrai. C'est un semeur de bonne humeur qui n'a pas peur des défis. A 60 ans, il a mûri depuis son premier passage à la tête de l'équipe nationale (1997-99), terni par une attitude dictatoriale et son conflit avec Enzo Scifo. Mais, finalement, ce n'est pas lui mais bien la fédération qui doit être au centre du débat. Pas gêné pour un sou d'avoir été ridiculisé dans l'affaire Advocaat et soutenu par le président François De Keersmaeker, PhilippeCollin (patron de la Commission technique) s'est lancé à la recherche du nouveau T1. Mais, dans le fond, est-il normal qu'un dirigeant de club (Anderlecht dans le cas présent) soit parti en solo dans cette aventure ? Où se situe l'indépendance de la fédé qui devait quand même définir le profil du futur coach avant cette quête ? N'y a-t-il pas comme un air de dictature ? La fédé voulait quoi ? Y a-t-elle pensé ou a-t-on pensé à sa place ? Un nom ? Ne faut-il pas d'abord bien définir la fonction ? Le Directeur technique de la fédération ( Michel Sablon) ne devait-il pas être concerné ? Si ce n'est pas le cas, à quoi sert-il ? Quel est le projet ? Etc. Dans leur fuite en avant, Collin et De Keersmaeker désiraient-ils, très vite, trouver un grand nom pour cacher leur échec avec Advocaat ? On définirait même le cadre des compétences du T1 plus tard : c'est le monde à l'envers. En attendant, le 19 mai, il y a Belgique-Bulgarie au programme : les apparatchiks et autres politiciens d'une fédé fantoche et sans véritable plan " préparent bien ce match amical ". Ils ont du bois de rallonge : pour combien de temps ? l par pierre bilic"Dans l'affaire Advocaat, ce n'est pas lui mais bien la fédération qui doit être au centre du débat."