La grande nouvelle de l'entre-saison est sans conteste le déménagement des Seattle Supersonics vers Oklahoma City où, après plusieurs années de chamaille entre les autorités de la ville et les propriétaires du club, les Thunder - c'est leur nouveau nom - aspirent à un peu de sérénité. Gageons qu'ils auront à c£ur de gagner la confiance du chaleureux public qui a si bien accueilli les New Orléans Hornets privé de stade suite au passage de l'ouragan Katrina en août 2005.
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La grande nouvelle de l'entre-saison est sans conteste le déménagement des Seattle Supersonics vers Oklahoma City où, après plusieurs années de chamaille entre les autorités de la ville et les propriétaires du club, les Thunder - c'est leur nouveau nom - aspirent à un peu de sérénité. Gageons qu'ils auront à c£ur de gagner la confiance du chaleureux public qui a si bien accueilli les New Orléans Hornets privé de stade suite au passage de l'ouragan Katrina en août 2005. Deux rookies ont également fait parler d'eux : le prometteur Derek Rose et Greg Oden. Largement en tête du draft, le premier, natif de Chicago... y retourne après avoir fait ses classes à l'Université de Memphis. Du coup, les Bulls se retrouvent dans la peau d'un favori. Et choisi en qualité de premier choix de la loterie 2007, l'immense Oden (2,13 m-129 kg) entend enfin faire les beaux jours de Portland après avoir manqué toute la saison 2007-2008 en raison d'une blessure au genou. Une poignée de joueurs ont changé d'air. Le plus connu est Elton Brand qui passe des Clippers aux Sixers où on en attend monts et merveilles. Beaucoup d'observateurs voient même en Philadelphie la révélation de la saison. Ils sont tout aussi nombreux aussi à être tombés sous le charme de La Nouvelle-Orléans et de leur meneur de jeu, Chris Paul, qui, avec Deron Willams (Utah Jazz) constitue la relève des... guards ! Peu enclins à se déforcer, les Clippers ont rapidement acquis Baron Davis, en provenance de Golden State. Un joueur qui pourrait enfin leur permettre de titiller un tant soit peu la domination outrancière de leurs colocataires du Staples Center : les Lakers. Pour le reste, on retiendra quatre changements à la tête des clubs. La nomination la plus médiatisée est celle de Mike D'Antoni (ex-Phoenix Suns) à New York. Même s'ils n'ont plus remporté de titre depuis...35 ans, les Knicks restent malgré tout dans le c£ur des 8,5 millions de New-Yorkais, au centre même de Manhattan, dans l'historique Madison Square. Cette visibilité extrême fait qu'ils tombent en permanence sous le feu nourri de la presse. Pour le meilleur et pour le pire. Il y a quelques mois, David Stern, le commissaire général de la NBA, leur voisin (le siège de la NBA est à quelques encablures, sur la 5e Avenue), n'a pas hésité à déclarer que les Knicks ne constituaient pas un modèle de management intelligent ! Ils possèdent la plus grande masse salariale (près de 100 millions de dollars) mais n'ont remporté que 23 rencontres sur 59 la saison dernière. La critique du big boss semble avoir été entendue par les propriétaires du club qui, le 2 avril dernier, ont engagé un manager compétent, Donnie Walsh (ex-Indiana Pacers). Dès le coup de sifflet final de la saison, il a viré Isiah Thomas et a engagé D'Antoni. Ce dernier peut difficilement faire pire que son prédécesseur ! Après une saison humiliante (15 v -67 d) due essentiellement à la blessure de Dwyane Wade et au départ de Shaquille O'Neal en février pour Phoenix, Pat Riley, l'homme à tout faire de Miami, a passé la main à un très jeune adjoint, Erik Spoelstra (37 ans), qui lui a été fidèle tout au long de ses 13 saisons en Floride. Riley reste toutefois président du club. Défenestré par les Bulls en décembre, Scott Skiles a retrouvé de l'emploi à une centaine de kilomètres au nord de Chicago, à Milwaukee. Il y trouve une équipe jeune pas nécessairement en phase avec ses idées et ses méthodes plutôt traditionnelles. Last but not least, on retrouve l'inévitable Larry Brown le long des planchers. Après une expérience malheureuse à la tête des Knicks, puis un stage contre nature en qualité de scout pour les Philadelphia Sixers, le voici entraîneur des Charlotte Bobcats, l'équipe de Michael Jordan. Le coach le plus âgé atterrit dans la plus jeune équipe. Il y trouve un très bon noyau ( Emeka Okafor, Jason Richardson, Gerald Wallace...) mais sa tâche sera rude pour faire bonne figure dans un championnat particulièrement ouvert. par bernard geenen, à washington dc - photos: reporters