Un moment marquant, à la moitié de la seconde mi-temps entre le Sporting de Charleroi et le Club Brugeois. Le signal sonore a retenti pour attirer l'attention des spectateurs sur le marquoir indiquant les changements de scores, dans les autres arènes: Anderlecht-Mons 1-1. Istvan Dudas s'apprête à dégager le ballon. Le public a éclaté de rire, Alin Stoica a jeté un rapide coup d'oeil, a frappé des mains pour marquer le coup avant de motiver ses coéquipiers, tout autour de lui, de sprinter sur la gauche et de lancer un méchant tacle.
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Un moment marquant, à la moitié de la seconde mi-temps entre le Sporting de Charleroi et le Club Brugeois. Le signal sonore a retenti pour attirer l'attention des spectateurs sur le marquoir indiquant les changements de scores, dans les autres arènes: Anderlecht-Mons 1-1. Istvan Dudas s'apprête à dégager le ballon. Le public a éclaté de rire, Alin Stoica a jeté un rapide coup d'oeil, a frappé des mains pour marquer le coup avant de motiver ses coéquipiers, tout autour de lui, de sprinter sur la gauche et de lancer un méchant tacle. Alin Stoica : L'essentiel, c'est le nombre de points que vous avez à la fin. Que pensez-vous du report de Club-Anderlecht?Le fait d'avoir un peu de repos entre Galatasaray et Barcelone n'est pas une mauvaise chose.Que vous inspirent les critiques qui touchent votre ami, Walter Baseggio?Je les regrette car le football est un sport collectif. On ne le pratique pas seul. C'est l'équipe tout entière qui gagne et qui perd. Il ne faut pas sacrifier un joueur. Chacun dispute de bons et de mauvais matches. Avec qui restez-vous en contact?Je n'ai jamais eu de problèmes avec des joueurs mais Jestrovic, Mornar et Milojevic restent d'excellents amis.Des Yougoslaves qui, tous, ont des problèmes.Peut-être sait-on qu'ils sont mes amis. On ne sait jamais.On? Les Flandriens De Wilde, De Boeck et Vanderhaeghe, que votre mentalité excédait?Chacun a son caractère, non? D'ailleurs, combien de Yougoslaves évoluent-ils en Italie et en Espagne, les meilleurs championnats du monde? Il faut prendre chacun comme il est. La vie n'est pas plus compliquée que ça. Quelle est la différence entre Bruges et Anderlecht?Je n'aime pas procéder à des comparaisons.A vos yeux, la principale différence n'est-elle pas le président?(Il sourit finement).Monsieur Vanden Stock ne se comportait pas en vieil ami sage comme Monsieur Van Maele, avec vous?De quel Monsieur Vanden Stock parlez-vous ?Du président.Lequel?"La sérénité brugeoise me plaît"L'essentiel pour moi est de travailler sereinement, en jouissant de la confiance des autres, en me sachant apprécié y compris du président. Monsieur Van Maele et moi avons un contact très ouvert, amical, pour employer vos termes. C'est ce que tout le monde souhaite, je pense? Dans la vie, les relations humaines sont extrêmement importantes. Je n'oublierai jamais ce que Monsieur Van Maele a fait pour moi. Les gens doivent cependant rester les mêmes, par bon temps comme par mauvais.Vous habitez toujours chez Van Maele. Si ça continue, il vous faudra plus de temps pour trouver une maison qu'un club...Trouver un club prend deux ou trois mois, donc, j'ai encore le temps! (il rit). Il n'est pas facile de trouver quelque chose quand on veut être bien installé. Je cherche une maison qui me convienne, où je puisse vivre confortablement, où mes parents, ma soeur et mes amis se sentent bien quand ils me rendent visite. Vous semblez libéré, plus indépendant. Avez-vous pris en mains les rênes de votre vie?Je mène à peu près la même existence qu'avant Peut-être vois-je les choses différemment. J'ai quelque peu mis ma carrière en péril avec Anderlecht. L'expérience m'a appris comment ça va, dans la vie. On ne sait jamais ce qui va se produire, mais il faut toujours savoir que ça dépend de vous seul. J'ai passé de longues vacances, difficiles, à Bucarest. Difficiles parce que j'étais responsable. J'ai dorénavant les idées claires. Je n'en dirai pas plus. Je ne suis pas un poète mais un footballeur. C'est sur le terrain que je dois m'exprimer. Vos parents sont retournés à Bucarest. Vont-ils revenir en Belgique? Votre soeur Alice, elle, poursuit ses études à Bruxelles.L'avenir nous le dira. Ils vont certainement revenir régulièrement mais je ne pense pas qu'ils s'établissent à nouveau ici. Ils ont leur propre vie. Mon père aimerait redevenir entraîneur en Roumanie. Quoi qu'il en soit, ma famille compte toujours beaucoup pour moi. On ne peut avoir pleinement confiance qu'en sa famille, non?D'aucuns se demandent si vous employez vos loisirs à bon escient et si vous avez de bons amis.C'est leur problème. Les gens peuvent dire ce qu'ils veulent, mais que chacun reste dans son jardin. Certains espèrent que j'échoue. La vie est ainsi faite: tout peut arriver. Il faut avoir confiance en soi, être mentalement fort. Je peux travailler aussi dur que je le veux, je suis un homme, pas un robot. Je ne suis pas programmé. Je sais que la vie me réservera encore des moments difficiles mais je suis extrêmement serein."Je n'ai aucune revanche à prendre"Petit à petit, j'essaie d'atteindre mon meilleur niveau. Ce qui est important, c'est que je sois en bonne condition physique. Elle va aller en s'améliorant, au fil des matches.Que pensez-vous de Sollied et de ses principes?Chaque entraîneur a ses idées. L'essentiel est que je m'adapte vite. Mieux l'équipe tourne, mieux ça se passera pour moi comme pour tout le monde.Jusqu'à présent, vous avez évolué à trois positions différentes : à l'extérieur gauche, sur le côté gauche d'un triangle offensif et en pointe d'un triangle défensif. Quelle est votre place préférée? La dernière car elle m'offre une certaine liberté. Je peux choisir les coins où courir, chercher des brèches. Mais l'entraîneur décide, éventuellement en fonction de l'adversaire. Je jouerai là où il m'alignera. L'essentiel est de jouer.Comment supportez-vous un entraîneur qui vous indique, après chaque match, ce que vous auriez dû faire mieux?Je pense qu'il est très, très bon d'analyser tout dans les moindres détails, pour voir ce qu'on n'a pas fait correctement. Pour moi, l'essentiel est toutefois de sentir la confiance. En tout cas, je me sens bien entouré ici. Pour le reste, je dois m'occuper de moi-même, bien m'entraîner et bien jouer, afin d'apporter le plus possible à l'équipe.Jusqu'à présent, vous n'avez pas confirmé à Bruges votre réputation de fainéant et d'individualiste têtu. On dit que vous vous entraînez tous les jours, que vous faites ce qu'on vous demande et qu'après l'entraînement, vous effectuez de votre propre gré du stretching et de la musculation. Et que, même quand vous êtes malade et qu'on vous conseille de lever le pied, vous allez courir dans les bois.Pensez-vous que j'ai radicalement changé en l'espace de deux ou trois mois? Donc, il y a quelque chose qui ne colle pas. Peut-être les personnes qui m'ont fait une mauvaise réputation ont-elles menti. Il n'y a rien de plus facile que de critiquer les autres. Certains attendaient toujours que je livre un mauvais match pour le faire.Avant Estonie-Belgique, Bart Goor a déclaré: "Buffel travaille plus dur et a une meilleure mentalité que Stoica".C'est son opinion et il est facile de juger les autres. Et puis, si je ne vaux rien, pourquoi parle-t-on sans cesse de moi? Si ma voiture ne me satisfait pas, j'en achète une autre et j'arrête de me plaindre de l'ancienne.Broos estime que vous puisez votre force dans un esprit de revanche à l'encontre d'Anderlecht et de son nouvel entraîneur, qui affirme que vous n'avez pas de rendement. Il pense que vous allez retomber dans vos anciennes erreurs.Monsieur Broos a le droit d'avoir son opinion et je lui souhaite beaucoup de succès. Mais de la revanche?... Qui s'exprime encore en ces termes en l'an 2002? Seuls les fous veulent se venger, selon moi Je n'éprouve de rancune à l'égard de personne, je ne suis fâché sur personne.Christian Vandenabeele"Certains attendent que je me plante"